Nizhny Novgorod, Russie : 14 antifas arrêtés et torturés le 1er Mai

Publié le par la Rédaction

 

À 10 heures, le 1er Mai, des antifascistes ont été arrêtés et emmenés au poste de police par des membres du Département «anti-extrémisme» (l’un de ces membres a déclaré aux détenus qu’il «n’en avait rien à foutre de leurs droits», et qu’il «se torchait avec la constitution»). Les antifascistes sont accusés d’actions qu’ils n’ont pas commises : ils se rendaient simplement à la manifestation (légale) organisée par la gauche pour le 1er Mai. Arrivés au poste de police, ils ont été frappés et humiliés, d’abord par les forces spéciales de la police, puis par les membres du Département «anti-extrémisme».

 

Obligés à rester accroupis, les mains sur la nuque, frappés s’ils cherchaient à changer de position, ils ont été entravés avec des menottes puis ont été frappés à travers leurs blousons, pour ne pas laisser de traces. Les policiers les ont forcé à faire des pompes, tandis qu’ils leur marchaient sur les pieds, leur lançant des insultes antisémites, homophobes et fascistes.

 

Les membres du Département «anti-extrémisme» ont ensuite pris le relais : après avoir attaché et frappé l’un des antifascistes, ils se sont assis sur lui pendant une demi-heure, puis ils lui ont demandé de signer un engagement à collaborer avec le Département «anti-extrémisme» ; deux heures plus tard, il fut contraint de signer, et de dire devant une caméra qu’il avait organisé des actions contre des néonazis, qui avaient échoué. Les membres du Département «anti-extrémisme» ont ensuite menacé les antifascistes de donner à des néonazis des bandes vidéos dans lesquelles ils apparaissent ainsi que leurs adresses personnelles, et de leur faire des problèmes à leur travail ou à l’université.

 

Quoi qu’il en soit, on sait que la police de Nizhny Novgorod accueille en son sein un néonazi bien connu, membre du Mouvement contre une Immigration Illégale (DPNI) et ami de Sergey Ionnikov dit «Onix», accusé du meurtre d’un jeune de Nizhny Novgorod. On peut donc penser que le DPNI est utilisé par le Département «anti-extrémisme» comme des provocateurs.

 

Les antifascistes ont été libérés au bout de 5 heures, avec une amende administrative pour «jurons». L’un des détenus, à cause des coups reçus, avait des difficultés à marcher.

 

Solidarité avec les antifascistes russes

 

Indymedia Paris, 22 mai 2010.

 


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