Nîmes : Flics caillassés et voitures brûlées

Publié le par la Rédaction

Un millier de lycéens ont manifesté à Nîmes

 

Environ 1.000 lycéens ont défilé jeudi contre la réforme des retraite à Nîmes où, selon la préfecture, des voitures ont été brûlées et cinq policiers ont été «caillassés et blessés», les forces de l’ordre procédant à plusieurs interpellations, dont celles de mineurs. Trois lycéens mineurs interpellés pour avoir jeté des pierres sur les policiers seront convoqués «très prochainement» par le juge des enfants, a déclaré le procureur adjoint de la République de Nîmes, Gildas Pavy. Un majeur, «pas lycéen», qui s’est rebellé lors de son interpellation, sera convoqué devant le tribunal au mois de février, a ajouté le procureur. Deux autres mineurs se trouvaient toujours en garde à vue jeudi soir. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans les incendies de voiture qui ont eu lieu dans la matinée.

 

Ces incidents se sont déroulés près du lycée Dhuoda mais relèvent de «désordres urbains et non de lycéens en colère» contre la réforme des retraites, a tenu à préciser le proviseur de cet établissement, Gérard Bouilhol, contacté par l’AFP. Un véhicule a notamment été renversé et un autre incendié, près du lycée. Les flammes se sont propagées à quatre autres véhicules et ont ensuite léché les façades d’un immeuble. Par précaution, quatre familles ont été évacuées, selon la préfecture.

 

«Groupes venus de l’extérieur»

 

Ces faits sont l’œuvre de «groupes venus de l’extérieur», après des échauffourées avec les forces de l’ordre devant un autre établissement de Nîmes, a estimé Gérard Bouilhol. Ce dernier a fait rentrer dans l’établissement ses élèves qui organisaient dans le calme le blocus de leur lycée. Plus tard dans la matinée, environ 1.000 élèves se sont rassemblés dans le centre de la capitale gardoise avant de se rendre à la préfecture.

 

Selon la préfecture, cinq policiers ont été caillassés et blessés. Dans un communiqué, le recteur de l’académie de Montpellier, Christian Philip, a condamné «vivement les différents incidents intervenus aux abords de certains lycées, comme tout acte de violence délibérée». Il a «appelé les lycéens à se méfier de ceux cherchant volontairement à créer les conditions de cette violence».

 

Leur presse (AFP), 14 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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