Montréal, avant la manif

Publié le par la Rédaction

Des vandales s’en prennent à des voitures de police

Une douzaine de voitures de patrouille ont été vandalisées dans la nuit de vendredi à samedi lors d’un raid vraisemblablement planifié à la minute près et mené par une vingtaine d’individus cagoulés.


Dix minutes. Voilà, au maximum, le temps qu’il a fallu à 15 à 20 individus vêtus de noir et cagoulés pour démolir 11 voitures de patrouille et fracasser des vitres du poste de la circulation Sud de la police de Montréal, situé rue Notre-Dame, dans le quartier Petite-Bourgogne.

Malgré le fait que des citoyens les ont inondés d’appels sur le 9-1-1, il était déjà trop tard pour les premiers patrouilleurs arrivés sur les lieux. Des voitures bosselées, des pneus éventrés et des ordinateurs (terminaux de véhicules) brisés les attendaient au milieu des milliers d’éclats de vitres fracassées qui jonchaient le sol du stationnement arrière du poste.

Les vandales ont pris soin de laisser leur signature. Sur le mur, deux inscriptions ont été tracées à la peinture en aérosol : «Fuck the police» et «ACAB» (All cops are bastards – Tous les policiers sont des bâtards).


Bâtons, couteaux et pierres

Selon la police, les suspects se sont présentés dix minutes après minuit derrière le poste de police, généralement déserté la nuit. Armés de bâtons, de couteaux et de pierres, ils n’ont épargné aucune des 11 voitures qui étaient garées avant de disparaître dans la nuit aussi rapidement qu’ils étaient arrivés.

Les dégâts sont évalués sommairement à quelques dizaines de milliers de dollars. «Malheureusement, ce sont encore les contribuables montréalais qui vont payer les coûts de ces dommages», déplore l’agent Daniel Lacoursière, de la police de Montréal.

Personne n’a été arrêté. L’enquête s’annonce compliquée pour élucider ce raid effectué deux jours avant la traditionnelle manifestation contre la brutalité policière de lundi, à Montréal.

Pour le moment, on ignore si les événements de cette nuit auront justement une incidence sur la stratégie policière qui sera adoptée en vue de cette manifestation.

Voisin outré

«Je suis outré. Ça n’a pas de bon sens. C’est un non-respect de l’autorité, et les policiers sont là pour notre sécurité», affirme Daniel Fortin, voisin du poste vandalisé.

«Il faut vraiment n’avoir rien à faire de sa vie pour faire des choses comme cela. Si vous n’êtes pas d’accord avec la police, montrez-le autrement. C’est stupide», poursuit-il, surpris qu’une telle violence explose dans son quartier habituellement tranquille.


La police prend l’affaire au sérieux
La police de Montréal est hautement déterminée à retrouver les individus qui ont saccagé une douzaine de ses voitures dans la nuit de vendredi à samedi, dans le quartier Petite-Bourgogne.
«Nous prenons cela très au sérieux et pour nous, c’est une priorité. Nous condamnons ces actes de violence qui insécurisent la population et nous travaillons activement à résoudre ces méfaits», prévient Denis Desroches, assistant-directeur à la police de Montréal et responsable des services à la communauté de la région Sud.
Dans la nuit de vendredi à samedi, plusieurs individus vêtus de noir et encagoulés, que la police évalue maintenant à 10-15 personnes, ont saccagé 11 voitures de patrouille et fracassé quelques portes et fenêtres du poste de la circulation de la région Sud, situé rue Notre-Dame, à l’angle de la rue Dominion.
Le raid a duré à peine dix minutes, les suspects disparaissant dans la nuit aussi rapidement qu’ils étaient venus.
Vaste enquête
Mais les policiers ont immédiatement déclenché une vaste enquête, mettant à contribution plusieurs enquêteurs et des membres de la section Renseignement.
Plusieurs objets lancés par les vandales, tels des barres de fer, des vêtements et des projectiles, ont été trouvés dans des ruelles adjacentes ratissées par les patrouilleurs. Des policiers ont également fait du porte-à-porte et interrogé plusieurs voisins. Des caméras ont capté la scène, et les images sont actuellement visionnées et analysées par les enquêteurs.
«C’est certain que ça prend une coordination pour exécuter un méfait comme celui-là. C’est rare qu’on voie un événement ainsi planifié», note l’assistant-directeur Desroches, qui n’exclut pas que le saccage soit lié à la traditionnelle manifestation contre la brutalité policière qui se termine régulièrement en émeute et qui aura lieu lundi à 17 h.
«C’est évident que c’est une piste qu’on se doit de regarder», affirme M. Desroches, qui n’a pas voulu indiquer si les événements de la nuit de vendredi à samedi auront une incidence sur la stratégie policière utilisée en vue de la manifestation de lundi.
«Le renseignement est évolutif. On élabore notre stratégie d’heure en heure. Je peux simplement vous dire que nous sommes prêts pour la manifestation mais que nous souhaitons qu’elle se déroule pacifiquement», dit-il.
Surveillance accrue
M. Desroches n’a notamment pas voulu indiquer si la police sortira sa cavalerie, dont l’utilisation a été dénoncée par les manifestants.
En attendant, au cours des prochaines nuits, une surveillance particulière sera portée envers les 33 postes de quartier de la police et les autres installations du SPVM.
La police demande également à toute personne qui pourrait l’aider à élucider ce saccage de la joindre sur la ligne Info-Crime, au 514 393-1133.
«Ce qu’il est important de noter, c’est que maintenant la Ville poursuit systématiquement toute personne qui commet ce genre de geste», conclut l’assistant-directeur.

Leur presse (Daniel Renaud,
Rue Frontenac), 13 mars 2010.


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Une dizaine de voitures de police vandalisées

Une quinzaine d’individus cagoulés et vêtus de noir ont saccagé onze voitures du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) cette nuit. Les enquêteurs du SPVM tentent présentement d’établir si les malfaiteurs sont liés à des groupes de défense qui s’opposent à la brutalité policière. Pour l’instant, aucune arrestation n’a été effectuée dans le dossier.

L’événement s’est produit vers minuit à l’unité de circulation du quartier Saint-Henri. Armés de marteaux, de bâtons de bois et de pierres, les vandales ont causé des dizaines de milliers de dollars de dommages aux auto-patrouilles. Ils ont également tapissé l’édifice adjacent au stationnement de «tags» peu élogieux à l’égard des forces de l’ordre comme FTP (Fuck the police) et ACAB «All cops are bastards» (Tous les policiers sont des bâtards).

Selon Yanick Ouimet, porte parole au SPVM, ces slogans sont souvent scandés dans les manifestations anti-policières. C’est d’ailleurs lundi qu’aura lieu la manifestation annuelle contre la brutalité policière, manifestation qui tourne souvent au vinaigre.

L’un des groupes qui organise l’événement se défend d’avoir été impliqué dans l’incident d’hier. La porte-parole du Collectif opposé à la brutalité policière, Sophie Sénécal, parle de désinformation et d’une campagne de salissage. «Je pense que leur démarche manque de sérieux. Ce n’est pas parce qu’il y a des personnes vêtues de noir dans les manifestations qu’il y a un lien entre les événements d’hier et la manif de lundi.»


Elle rappelle que le Collectif opposé à la brutalité policière a lancé un appel au calme vendredi et espère que les agents du SPVM éviteront d’intimider les manifestants.


Événement rare


Selon Daniel Lacoursière, également porte-parole au SPVM, il s’agit du deuxième événement du genre à survenir à Montréal. Il y a deux ans, des voitures de l’unité des motards dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve avaient été incendiées par des malfaiteurs. Hormis ces deux événements et lors d’émeutes ou de manifestation, le matériel de la police est rarement vandalisé, dit-il.


«Nous demandons à la population de nous contacter s’ils ont été témoin de leurs actes», a-t-il ajouté. «Toutes les informations peuvent nous aider à l’heure actuelle, que ce soit la couleur du véhicule dans lequel ils ont pris la fuite, les résidences où ils se sont réfugiés ou la direction vers laquelle ils se sont sauvés.»


Quelques heures après cet événement, les policiers ont dû intervenir à l’angle des rues Sainte-Catherine et Stanley lorsqu’un jeune homme a été poignardé dans le dos à la suite d’une querelle qui a éclatée à la fermeture des bars. L’homme a été transporté à l’hôpital, mais on ne craint pas pour sa vie.


Leur presse (Daphné Cameron,
La Presse), 13 mars.


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Le SPVM victime de vandales

 


Un groupe de jeunes a vandalisé des véhicules de patrouille et un poste de police du quartier Saint-Henri, à Montréal.


Un peu après minuit, entre 15 et 20 jeunes cagoulés ont vandalisé le poste de l’Escouade de la circulation, sur la rue Notre-Dame Ouest. Ils ont cassé des vitres en lançant des pierres et à coups de bâtons. Des graffitis ont été dessinés sur les murs.


On pouvait y lire, «fuck the police» et «all polices are bastards».


Les vandales s’en sont également pris à 11 véhicules de patrouille dans le stationnement du poste. Ils ont cassé les vitres des voitures avec des pierres et ont endommagé les ordinateurs qui se trouvaient à l’intérieur.


Selon un porte-parole du SPVM, les dommages sont évalués à quelques dizaines de milliers de dollars.


Aucune arrestation n’a été effectuée. On croit qu’il y aurait un lien entre ces actes et la manifestation contre la brutalité policière qui doit avoir lieu ce lundi.


Les graffitis portaient la marque d’un groupe cagoulé qui a l’habitude de causer du grabuge lors des manifestations contre la brutalité policière.


La sécurité dans plusieurs postes du SPVM a été resserrée afin d’éviter d’autres actes du genre au cours du week-end.


Vandalisme à Saint-Henri : Seuls les policiers étaient visés
Les résidents du quartier de Saint-Henri, où une dizaine de voitures de policiers ont été saccagées dans la nuit de vendredi à samedi, ne s’inquiètent pas outre mesure pour leur sécurité, se disant certains que les attaques ciblaient seulement le Service de police de Montréal (SPVM).
Pour preuve, un couple demeurant sur la rue Duvernay, située juste en face du stationnement attaqué, est persuadé qu’il s’agit là d’un événement «isolé» et «exceptionnel».
«Nous n’avons même pas entendu quoi que ce soit», a lancé un homme qui se dirigeait vers sa voiture intacte se trouvant justement dans le stationnement vide, mais jonché de morceaux de verre samedi matin.
Son véhicule, même s’il se trouvait à côté des auto-patrouilles, n’a pas été la cible des voyous.
Deux employés s’affairaient d’ailleurs à balayer les vestiges du saccage, vers 10 heures, samedi matin, alors que des marcheurs curieux ralentissaient en passant devant la scène.
Revenant de son jogging, Karine Lettre-Mathieu ne connaissait même pas la raison pour laquelle toutes les auto-patrouilles avaient été remorquées.
Cette résidente d’un condo sur la rue Notre-Dame, au coin Dominium, avoue trouver l’événement «inquiétant», mais continue de se sentir en sûreté. « Regarde le quartier, indique-t-elle à 24H, pointant les maisons familiales qui offrent un sentiment de quiétude. C’est tranquille. J’ai toujours été bien ici, et il faudrait d’autres événements du genre dans un avenir rapproché pour que je mette mon condo en vente.»
Demeurant un peu plus loin dans le quartier, David Robert est pour sa part convaincu que la quinzaine de malfaiteurs voulaient vraiment s’en prendre au SPVM. «Tout le monde le sait qu’il n’y a pas de surveillance la nuit (dans le stationnement de la police), mais je ne me sens pas plus en danger», déclare-t-il, avant de poursuivre calmement sa promenade.
Cette sérénité n’est toutefois pas partagée par Micheline Lepage, qui demeure deux rues plus loin, de l’autre côté de la rue Notre-Dame, depuis 23 ans. La dame affirme même avoir entendu des cris au moment de l’incident.
Selon elle, il y a trois ans que «ça bouge» davantage dans le quartier. «Dans mon bloc, sur la rue Delisle, les policiers viennent tous les weekend. C’est dangereux, ce n’est pas normal. On n’est pas protégés. Je regarde toujours avant de sortir», se méfie-t-elle.
Les policiers ne sont toujours pas en mesure de déterminer qui est à l’origine du vandalisme.
Stéphanie Saucier


Leur presse (Agence QMI), 13 mars.


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Des individus s’attaquent à un poste de police et à des véhicules de patrouille

 


Un poste de police et plusieurs véhicules de patrouille ont été vandalisés dans la nuit de samedi à Montréal.


Vers minuit, entre 15 et 20 individus se sont attaqués au poste de l’Escouade de la circulation du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), sur la rue Notre-Dame ouest, dans le quartier St-Henri.


Ils ont fracassé les vitres de 11 véhicules de police, et endommagé plusieurs ordinateurs à l’intérieur. Ils ont aussi cassé les vitres du poste de police en lançant des pierres et en utilisant des bâtons. Des graffitis ont également été dessinés sur l’édifice.


Dans un communiqué émis samedi après-midi, le SPVM a expliqué avoir mis en marche, rapidement, des mesures opérationnelles pour faire face à cette situation, et élaboré un plan d’enquête afin de retracer les auteurs de ces crimes.


Soucieux de contrer un tel phénomène, des ressources provenant des équipes d’intervention des enquêtes et de la Division du renseignement du SPVM ont été déployés, note le communiqué. Des mesures de sécurités additionnelles ont été prises pour protéger les unités du SPVM sur le territoire.


Aucune arrestation n’a été effectuée, les vandales s’étant enfuis rapidement.

Leur presse (The Canadian Press), 13 mars.


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Voitures de police vandalisées à Montréal

 


Des véhicules de patrouille de police ont été vandalisés par des jeunes dans la nuit de samedi peu après minuit à Montréal.


Au moins une quinzaine de personnes ont cassé les vitres de nombreuses voitures de police et endommagé les ordinateurs à l’intérieur.


Le groupe a également pris d’assaut le poste de police en jetant des pierres et en dessinant des graffitis notamment «Fuck the police» sur le bâtiment.


L’édifice était vide au moment des incidents. Aucune arrestation n’a été faite pour le moment.


Rappelons que la journée contre la brutalité policière est organisée par le Collectif Opposé à la Brutalité Policière (COBP) lundi à Montréal. Plus de 200 arrestations ont été effectuées l’année dernière lors de cet événement.


Commentaire de Guy Fawkes
Bien évidemment, juste deux jours avant la manifestation à MTL, il y a supposément des gens affiliés à la manifestation contre la brutalité policière qui détruisent les voitures de police et qui font des graffitis.
C’est un peu comme Denis Morissette, ancien membre du commando secret canadien, accusé de possession de porno juvénile un ou deux jours avant la sortie de son livre ''Nous étions invincibles'', racontant sa carrière et des missions réalisés au fil de sa carrière dans le commando : C’est juste une heureuse coïncidence.
Qui, bien sûr, doit surement beaucoup peiner les policiers.
En effet, quelle tristesse de voir les médias saboter une manifestation annuelle qui dénonce les excès que vous ou vos collègues font dans l’exercice de vos fonctions, tout cela sans jamais parler des abus que vous faites lors de ces mêmes manifestations.
Comme quoi, la démocratie n’est bonne que quand elle se tait.
Mais je tenais juste à préciser un truc : une manifestation ou un black bloc, ça n’existe pas avant le jour où ça se passe ; il n’y a pas d’organisation secrète, il n’y a pas de plan, il n’y a pas de complot, il n’y a rien de planifié (excepté le lieu et l’heure).
Par contre, on a souvent appris que des agents infiltrés avaient saboté des événements du genre pour enlever la crédibilité. De la casse volontaire faite par des agents doubles aux bouteilles d’eau qui allaient supposément servir à faire des coktails molotov lors du G8 de 2001 à Québec [ça, c’était une grossière erreur, un énorme mensonge, étant donné que l’on doit impérativement utiliser des bouteilles en vitre pour y arriver].
Par contre, on ne parlera jamais du jeune s’étant fait emmener dans un building par deux policiers habillés en civil qui l’ont ensuite battu, lors de la manifestation 2008 ou 2009.
Ou encore l’exemple du jeune qui n’a pas eu le droit de contacter un avocat ou ses parents, alors que la mère était morte d’inquiétude.
Ou encore le fait que plus de 75% des 200 arrestations faites chaque année sont purement arbitraires et infondées, et que plusieurs sortent du poste de police deux heures après.
Comme quoi la police et les médias couchent dans le même lit.
«Ah, corruption, toi qui salit ma future profession !»


Leur presse (Emmanuelle Froment,
Matin), 13 mars.


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