Manifestation contre le G8 à Vancouver : six arrestations

Publié le par la Rédaction

Manifestation/G8 : six arrestations

 

Six personnes ont été interpellées hier soir à Vancouver à l’issue déchauffourées entre les forces de lordre et des manifestants opposés au sommet du G8 qui avaient tenté de perturber une rencontre associée à ce dernier, a annoncé la police.

 

Trois hommes et trois femmes, qui participaient à une manifestation baptisée «Sommet du peuple des rues», ont été interpellés quand ils ont essayé de pénétrer à lhôtel Fairmont Waterfront qui accueillait le «Sommet universitaire G8 de Vancouver».

 

Ensuite, quelque 80 manifestants, dont certains portaient des masques et des vêtements noirs, ont cherché à bloquer une rue devant lhôtel pour empêcher les participants — des présidents duniversité des pays du G8 et du G20 — de quitter létablissement à bord d'un car.

 

La police a appelé des renforts et les échauffourées ont fait quelques dégâts matériels — aux bicyclettes des forces de lordre notamment —, mais pas de blessés. Un petit groupe de manifestants sest ensuite rendu devant la maison darrêt de Vancouver pour protester contre les interpellations.

 

Le sommet du G8, suivi de celui du G20, doit se tenir fin juin à Muskoka, près de Toronto. Les réunions du G8, un club informel qui réunit les pays les plus industrialisés de la planète, sont fréquemment accompagnées de violentes manifestations anarchistes et altermondialistes. Une agence bancaire dOttawa a été incendiée mercredi dernier par un groupe non-identifié qui a affirmé quil allait se manifester lors des sommets de la fin juin.

 

Leur presse (AFP), 22 mai 2010.

 

 

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G20 à Toronto : Les anarchistes s organisent

 

La police refuse de le confirmer, mais des experts en sécurité soupçonnent que les anarchistes sont sous haute surveillance au même titre qu al-Qaïda à l approche des sommets du G8 et du G20.

 

Si on fait exception de quelques cocktails Molotov, les anarchistes canadiens n ont jamais vraiment dépassé le stade des cailloux lancés aux policiers.

 

Toutefois, la semaine dernière, ils ont vraisemblablement décidé de se faire remarquer. Ils ont fait exploser une bombe incendiaire dans une banque d Ottawa et laissé sous-entendre que d autres actes du même genre seraient posés pendant que se dérouleraient les réunions des leaders mondiaux de Huntsville et Toronto.

 

Les présumés responsables de cette attaque à la bombe incendiaire, qui disent faire partie d un groupe appelé FFFC-Ottawa, ont revendiqué l attentat dans une vidéo diffusée sur Internet.

 

Le groupe anarchiste ontarien Common Cause affirme que rien ne prouve que FFFC soit une faction anarchiste, mais les experts sont unanimes : il en a tous les signes distinctifs.

 

En tête de liste de ces signes, on remarque la longue liste de griefs présentée dans la vidéo : la tenue des Jeux olympiques sur des terres autochtones, les sables bitumineux, l’itinérance, les «maîtres corporatifs», la construction de condominiums, le manque de logements sociaux, etc.

 

Le nom de ce groupe, suivi d un tiret et du nom d Ottawa, implique par ailleurs qu il y aurait des chapitres dans d autres villes.

 

D’ailleurs, un groupe qui se nomme Southern Ontario Anarchist Resistance, ou SOAR, a pour sa part annoncé que des actions «militantes et conflictuelles» seraient menées dans le but «d humilier les forces de l ordre et de faire regretter aux élites torontoises d avoir permis au G20 de s y réunir».

 

Le 26 juin prochain, une marche doit avoir lieu et elle sera suivie d une «fête de rue ambulante», selon des informations diffusées sur le site ainfos.ca plus tôt ce mois-ci.

 

Bien que le FFFC tente de donner l impression que l organisation fait partie d un groupe plus important, les experts croient qu ils ne sont vraisemblablement pas plus nombreux au sein de leur groupe que les deux personnes que l on peut voir sur la vidéo et la personne qui les filme.

 

Les experts s entendent également sur le fait qu ils font probablement partie de cette minorité de trouble-fête qui se réclame de la mouvance anarchiste simplement dans le but d infiltrer des manifestations pacifiques afin de provoquer les forces de l ordre.

 

L attaque à la bombe incendiaire dOttawa les a toutefois propulsés au rang des organisations anarchistes radicales et des organisations terroristes comme al-Qaïda, aux yeux du SCRS (Service canadien de renseignement de sécurité) et des corps policiers.

 

Leur presse (Agence QMI), 22 mai.

 

 

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