Manifestants à la mairie de Brioude - 6 novembre

Publié le par la Rédaction

Brioude : Les manifestants investissent la permanence de Jean Proriol

 

Alors que le gros des troupes battait le pavé au Puy-en-Velay, près de deux cents manifestants défilaient, hier matin, dans les rues de Brioude. Arrivant à son terme, la manifestation a stoppé devant le parvis de l'hôtel de ville brivadois. Une grande partie des manifestants a scandé des slogans à l'intention du député Jean Proriol, qui tenait sa permanence régulière.

 

En l'espace de quelques secondes, décision était prise d'investir la mairie. S'en est suivi un mouvement de foule entre les manifestants qui poussaient, les gendarmes qui tentaient de les contenir, et les gens dans les lieux au moment de l'intrusion. «La douzaine de gendarmes présents tentaient de les dissuader d'entrer tous à la fois dans la mairie», explique Jean Proriol, joint hier après-midi. En vain. L'étage de la mairie a été envahi et les manifestants se sont pressés à la porte du député avec des revendications à lui exposer.

 

«J'ai ouvert la porte. Dans la cohue, je suis monté sur une chaise et j'ai commencé à dire quelques mots. Il y a eu de sérieux échanges verbaux sur le sujet des retraites», raconte Jean Proriol. «Ils sont venus exprimer leur colère. Il y a eu des menaces : ils voulaient me garder et laisser seulement partir ma secrétaire. Il y avait aussi deux maires dans mon bureau, bien embêtés. “On va attendre”, a dit l'un d'entre eux. Puis, le mouvement s'est dispersé petit à petit et il ne restait qu'un petit groupe à la fin. L'ambiance s'est détendue et tout s'est bien fini», raconte le député en ajoutant «Ça fait partie de la vie du parlementaire.» De leur côté, les gendarmes de la compagnie de Brioude ont confirmé, qu'après l'intrusion tous étaient repartis «sans avoir occasionné de dégradations et sans qu'on ait eu à recourir à la force».

 

Leur presse (Le Progrès), 7 novembre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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