Manif lyonnaise du 4 novembre

Publié le par la Rédaction

Retraite : Une manifestation pour «bousculer» l'intersyndicale

 

400 à 500 personnes ont défilé ce jeudi contre la réforme des retraites. Une pré-chauffe en somme avant la journée de samedi, orchestrée par des organisations «radicales».

 

 

Deux jours avant la manifestation intersyndicale, s’est tenu à Lyon un rassemblement organisé par plusieurs organisations syndicales (CNT, CGT-Vinatier, CGT-Précaires et Privés d’emploi, FSE, Solidaires) rejointes par le NPA. Démarrant place des Terreaux, le cortège — 400 personnes selon la police, 500 selon les organisateurs — a stationné devant la préfecture avant de s’arrêter sous les fenêtres d’une antenne de Malakoff Médérick, le groupe spécialisé dans les retraites complémentaires et bientôt dirigé par le frère de Nicolas Sarkozy, Guillaume Sarkozy. La manifestation s’est finalement dispersée place de l’Europe. L’ambiance était assez calme, malgré ce qu’aurait pu laisser présager la centaine de policiers présents sur place.

 

Interrogé sur les raisons de cette manifestation avant la manifestation, un militant répond trouver parfois l’intersyndicale un peu «bureaucratique» et désirer la «bousculer» avec des mouvements locaux comme celui-là. Les manifestants affirment tous ne plus seulement manifester contre la réforme du régime des retraites mais plus généralement contre une politique gouvernementale qu’ils jugent «répressive et autoritaire». Ainsi devant la préfecture des slogans «Libérez nos camarades» sont entonnés, en référence aux arrestations, qualifiées d’injustes, survenues fin octobre à Lyon. Un représentant de Solidaires s’adresse à la foule pour annoncer la création d’une permanence chaque mercredi veillant à recueillir les plaintes de ceux qui ont été «enfermés» à Bellecour le jeudi 21 octobre. Les jeunes, majoritaires dans le cortège, viennent de Lyon 2, de l’IEP, de l’ENS… Ils considèrent que ce retour de vacances constitue une période charnière où leur rôle est primordial en tant que relais des salariés, essoufflés par les longues semaines de mobilisation. À quelques exceptions près, les lycéens sont absents.

 

Leur presse (Lea Fizzala,
Lyon Capitale), 4 novembre 2010.

 

 

Retraites : Des centaines d'étudiants dans les rues de Lyon

 

Plusieurs centaines d'étudiants défilent cet après-midi dans les rues de Lyon contre la réforme des retraites, encadrés par un important dispositif policier.

 

Ils sont entre 400 selon la police et un millier selon les organisateurs.

 

Derrière quelques drapeaux Sud Éducation, CNT, NPA ou CGT, et une banderole indiquant «Nous sommes tous les casseurs de cette société», les étudiants ont débuté leur défilé dans les rues de Lyon vers 15 heures.

 

Près de 300 personnes avaient été interpellées en octobre à Lyon, théâtre de débordements en marge des manifestations contre la réforme des retraites, et une soixantaine ont été convoquées devant la justice.

 

«Je m'attendais à ce qu'il y ait plus de monde», a déclaré Théophile Verney, 20 ans, étudiant à l'Institut d'études politiques (IEP) de Lyon. «Je suis un peu en train de lâcher, car le travail a repris partout, mais j'essaye de croire encore un peu que ça va reprendre de l'ampleur, par exemple lors du vote d'autres lois comme celle sur l'immigration», a-t-il poursuivi.

 

Pour Pauline Rousseau, étudiante à l'École normale supérieure, la question des retraites passe aujourd'hui au «second plan». «Le gouvernement a essayé de faire un passage en force, une réforme des retraites ne se vote pas en six mois. Nous manifestons contre ce déni de démocratie. On ne va pas se laisser couper la tête», a-t-elle dit.

 

En se dirigeant vers la préfecture, les manifestants reprenaient en chœur le slogan : «Cette société-là, on n'en veut pas».

 

Leur presse (Le Progrès), 4 novembre.

 


Retraites : Des centaines d'étudiants dans les rues de Lyon

 

Plusieurs centaines d'étudiants ont défilé jeudi après-midi dans les rues de Lyon contre la réforme des retraites, encadrés par un important dispositif policier. Ils étaient entre 400 selon la police et un millier selon les organisateurs.

 

Derrière quelques drapeaux SUD-Éducation, CNT, NPA ou CGT, et une banderole indiquant «Nous sommes tous les casseurs de cette société», le défilé a débuté vers 15 heures.

 

Près de 300 personnes avaient été interpellées en octobre à Lyon, théâtre de débordements en marge des manifestations contre la réforme des retraites, et une soixantaine ont été convoquées devant la justice.

 

Leur presse (Le Monde), 4 novembre.

 

 

Manifestation à Lyon : Faible mobilisation

 

Jeudi 4 novembre, les manifestants disent être 1500, la Préfecture annonce 400. En réalité, ils étaient 700 à s’être mobilisé une nouvelle fois pour manifester contre la réforme des retraites. Un prélude au mouvement de samedi ?…

 

Le cortège est parti de la place des Terreaux (Lyon 1e) aux alentours de 15 heures — procession composée de représentants de la CGT-Vinatier, de la CGT-Précaires et Privés d'emploi ainsi que de l'union départementale de la CNT, de la fédération syndicale étudiante (FSE) et du syndicat lycéen Solidaires 69.

 

Ce petit monde a ensuite emprunté la rue de la République, encadré une soixantaine de CRS. Sans heurt aucun. La réforme des retraites validée par les institutions étatiques, le mouvement s’est transformé cet après-midi en fourre-tout où est évoqué pêle mêle profit exubérant des banques, sort accordé aux sans-papiers, démission du chef de l’État et de son gouvernement, conditions des salariés qui se dégradent…

Les manifestants avaient la ferme intention de manifester devant la Préfecture — c’était sans compter sur des barrages organisés par les forces de l’ordre. «Direction Malakoff-Médérik» lance la tête du cortège. Quid ? Ils comptent bien faire entendre leur mécontentement devant le siège lyonnais (cour Lafayette, Lyon 3e) du groupe de retraite par capitalisation — dont le frère du président, Guillaume Sarkozy, est le président directeur général. «C’est pas étranger à l’affaire cette histoire» lance un étudiant membre de la fédération syndicale étudiante. «Cela confirme l’intérêt du président Sarkozy à faire valdinguer le modèle de retraite typiquement français» confirme une syndicaliste.

 

Leur presse (Antoine Allègre,
Tribune de Lyon), 4 novembre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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targazh 05/11/2010 12:44



photos et tract ici : www.cnt69.org