Manif lycéenne à Tarbes - 4 novembre

Publié le par la Rédaction

Mobilisation toujours et encore

 

Hier matin, une centaine de lycéens et d'étudiants de Tarbes et du département ont manifesté, place Verdun, contre la réforme des retraites, notamment par un barrage filtrant cours Gambetta et un sit-in devant le café Le Moderne. Ils ont aussi placardé la place de Verdun d'affichettes. «Nous voulons montrer que la mobilisation contre la réforme du gouvernement n'est pas terminée et même redonner un second souffle au mouvement. Les jeunes doivent être le moteur de la mobilisation sociale dans la mesure où les travailleurs amputés de leurs salaires ont beaucoup de difficultés à faire grève», soulignent Adrien et Victor, à la tête d'une délégation de l'IUT de Tarbes. Dès 6h30, un groupe de lycéens de Marie-Curie a tenté de bloquer l'entrée de l'établissement avec des bacs poubelle mais les forces de police, sur ordre du préfet, les en ont empêchés.

 

Manifestation samedi

 

De leur côté, les syndicats ne désarment pas non plus et lancent un appel, encore une fois unitaire, à manifester samedi, à 10 heures, à la Bourse du travail. «Contrairement à ce qui a été dit, la précédente manifestation du 28 octobre n'a pas été un baroud d'honneur. La mobilisation, dont les chiffres ont été minorés par la police, était très importante. Mais ce qui compte, c'est que nous avons gagné la bataille de l'opinion, les gens nous font confiance pour mener ce combat. La réforme n'est pas derrière nous, c'est encore possible de renverser le cours de l'histoire, pour une autre réforme, juste et négociée. Parce que cette réforme est avant tout idéologique, mais le peuple assume l'épreuve de force. Mais cette mobilisation montre d'autres problèmes pour les salariés, au-delà de la question des retraites. Il y a comme un cocktail de colère et les options politiques du gouvernement ne sont pas du tout validées. C'est pour cela qu'il faut que nous soyons massivement présents samedi dans les rues de Tarbes. Le sillon que nous avons creusé est profond, il n'est pas près de se refermer.»

 

Leur presse (La Dépêche), 4 novembre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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