Manif anti-Loppsi à Toulouse, 5 février

Publié le par la Rédaction

Compte-rendu manif antiloppsi Toulouse

 

Nous partîmes 300 de la Prairie des Filtres. Franchissant la Garonne nous déambulâmes joyeusement dans le centre-ville pour tenir un rassemblement avec prises de parole place du Capitole. Nous étions environ 600 à ce moment. Puis nous revinmes au campement précédés d'un drapeau noir et d’un autre rouge et noir avec un @ bien visible.

 

Pas de partis ni d’orgas !

 

Autogestion généralisée à tous les étages.

 

Pour conclure une AG au camp pour les nombreuses actions des jours à venir.

 

Gégé le Toulousain - Mailing, 5 février 2011.

 

 

Toulouse : Une manifestation bariolée contre la loi Loppsi 2

 

 

Il est 14h30, hier sur la prairie des Filtres. Le cortège s'ébranle, joyeux, coloré. Tout le monde a été «briefé» : on reste bon esprit, on ne répond pas aux éventuelles provocations. Contre la loi Loppsi 2, les campeurs de la Prairie ont rassemblé : ils sont environ 300 à traverser le Pont Neuf, en direction de la place Esquirol. Costumés, bariolés, les manifestants arrêtent les voitures et distribuent des tracts.

 

 

 

«La loi Loppsi 2, c'est la loi qui nous fait passer de présumés innocents à présumés coupables», affiche Simone sur sa pancarte. Derrière les rythmes de la fanfare «batucada», on dégaine les craies de couleur pour écrire des slogans au sol, sur les murs. Tout au long du cortège, de la rue de Metz à Jean-Jaurès, via Alsace-Lorraine et la place Wilson, la signature des manifestants reste. «Fiché, fauché, fâché», «Ne soyez plus esclave de l'inertie», «Loppsi 2 contredit les droits de l'homme». Les «Men in green», en costume et au visage maquillé en vert, miment la «société de surveillance et la logique de répression que le gouvernement veut instaurer». Les passants sont interloqués. Certains automobilistes s'impatientent, sur la place Esquirol bloquée 15 minutes par la manifestation. Mais chacun garde son calme. Les CRS sont présents, mais discrets. «Ils ont compris, enfin, qu'on n'était pas des casseurs», note Laurent, porte-parole du collectif. «Les huissiers sont passés Prairie des Filtres. On partira quand on partira. La mairie nous met la pression, mais ils savent que nous partirons.» Aujourd'hui à midi, un grand repas de fête est organisé sur le campement. 

 

Leur presse (Cyril Doumergue,
La Dépêche), 6 février.

 

 

Manifestation à Toulouse contre les «loppsichopathes du gouvernement»

 

Environ 400 personnes, selon la police, ont manifesté samedi à Toulouse contre le projet de loi sur la sécurité, dit Loppsi 2, à l'appel des habitants d'un village de tentes dressé depuis trois semaines au bord de la Garonne.

 

«Les loppsichopathes du gouvernement veulent anéantir nos libertés», pouvait-on lire sur une banderole brandie par des manifestants aux allures d'héritiers du mouvement hippie, qui défilaient au son de percussions.

 

«Face aux lois sécuritaires, prenons le droit de vivre convenablement», disait une autre pancarte.

 

Les manifestants, accompagnés de nombreux chiens, ont défilé dans les rues du centre-ville en buvant force canettes de bière, dans une atmosphère plutôt bon enfant. Ils devaient ensuite retourner à leur campement.

 

Depuis le 16 janvier, une cinquantaine de personnes vivent dans des tentes, yourtes et tipis dressés dans un jardin public au bord de la Garonne. Une caravane flotte également sur le fleuve.

 

«La loi Loppsi 2 ne concerne pas seulement le logement alternatif» en menaçant les logements hors normes, a rappelé Laurent, membre du collectif «Toulouse anti-Loppsi 2». «C'est un ensemble de mesures sécuritaires et nous voulons symboliser l'entrée en résistance contre ce délire sécuritaire», a-t-il ajouté.

 

D'après les membres du collectif, la municipalité PS a demandé aux campeurs de partir «mais sans mettre la pression». «On va chercher un autre terrain», a ajouté le porte-parole.

 

Le Sénat a adopté en deuxième lecture le 20 janvier le projet de loi Loppsi 2, un fourre-tout législatif qui traite aussi bien de cybercriminalité, de vidéosurveillance, de peines plancher et de permis à points que d'expulsions locatives.

 

Un compromis élaboré par une commission mixte paritaire (sept sénateurs, sept députés) le 26 janvier doit encore être soumis au vote des sénateurs et de l'Assemblée nationale pour une adoption définitive.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 5 février.

 

 

 

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