Manif anti-Loppsi à Perpignan - 18 décembre

Publié le par la Rédaction

100 manifestants réunis pour défendre leur liberté

 

Une première mobilisation spontanée s'était déjà déroulée dimanche dernier. Puis une manifestation avait réuni mardi une cinquantaine d'opposants à LOPPSI 2 (loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure).

 

 

Et ils étaient hier encore une centaine d'anonymes de tous horizons parmi lesquels des SDF, quelques militants anarchistes, sensibilisés par des tracts, des SMS ou via internet, à se rassembler place de la République à Perpignan (comme dans de nombreuses autres villes de France) pour réclamer le retrait de ce projet jugé «liberticide» qui reviendra devant l'Assemblée nationale ce mardi 21 décembre.

 

Une action qui se voulait «informative et pacifiste», accompagnée de quelques musiciens, de jongleurs et d'un cracheur de feu.

 

«Ils veulent la faire passer en douceur pendant les vacances. Nous sommes des anonymes mais nous tenons aujourd'hui à sensibiliser les gens sur ces 48 articles de loi, notamment ceux qui se réfèrent au logement, qui concernent tout le monde», explique un des organisateurs.

 

«Il y a des points sur lesquels on ne peut pas être opposés. Mais la loi prévoit la fin de la trêve hivernale par exemple. D'autre part, elle touche les habitats mobiles. Si un camion, un tipi, une caravane ou encore une yourte sont considérés comme insalubres, ils peuvent être démolis immédiatement. C'est une démocratie à l'africaine. On ne supprime pas la misère en démolissant les habitations. D'autant que quand on est dans cette situation, notre mode de vie consiste plutôt à se faire discret.»

 

En fin d'après-midi, les protestataires ont finalement entamé un défilé dans le centre-ville, encadré (et régulièrement recadré) par la police, jusqu'au Castillet, en passant devant la préfecture puis à nouveau jusqu'à la place de la République où ils n'étaient finalement plus qu'une trentaine à se disperser vers 18h30.

 

Leur presse (Laure Moysset,
L'Indépendant), 19 décembre 2010.

 


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