Manif anti-Loppsi à Montpellier - 8 janvier

Publié le par la Rédaction

Hyper surveillés, les… anti tout sécuritaire

 

Ils étaient une centaine à protester, hier après-midi, en ville, contre la loi Loppsi 2. Le directeur départemental de la sécurité publique de l'Hérault (DDSP) avait même fait le déplacement sur le terrain. Autour de lui, plusieurs dizaines de fonctionnaires de police répartis entre la Préfecture, la Comédie et l'entrée du centre commercial du Polygone. Un déploiement de force que n'ont évidemment pas manqué de commenter les manifestants opposés à la loi Loppsi 2. Des opposants qui, hier, ont occupé pour la deuxième fois en moins d'un mois le pavé du centre-ville.

 

 

«On veut nous faire passer pour des méchants. Or, nous ne sommes pas des casseurs.» Référence faite par cette militante du mouvement alternatif, membre du collectif éphémère Nomades et citoyens en mouvement, aux incidents du 18 décembre dernier. À propos desquels, d'ailleurs, les organisateurs du rassemblement mettent encore en cause des éléments extérieurs, comme le mode d'intervention de la police.

 

Reste le fond du propos : la loi en question est jugée comme étant ultra-sécuritaire, voire liberticide. Et les opposants de mettre en avant «le contrôle généralisé de l'ensemble de la population avec ce nouvel État policier». Avec, pêle-mêle, la condamnation d'habitations «hors normes», la vidéosurveillance, le fichage judiciaire, les périodes de sûreté, la liberté d'informer, etc.

 

Leur presse (Michel Marguier,
Midi Libre), 9 janvier 2011.

 


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