Mali : L'assassinat de l'élève Harouna Coulibaly en classe de 9e année au plateau II

Publié le par la Rédaction

Hier le 7 mars 2011, les élèves de Koulikoro sont descendus dans la rue pour dénoncer leur condition d’étude, le système éducatif malien sous la coupe des PAS, et les réformes néolibérales dont l’école malienne est victime depuis plus de trois décennies.

 

La région de Koulikoro qui souffre déjà depuis des années de la privatisation, et du bradage de Huicoma (huilerie cotonnière du Mali) vient d’être à nouveau victime de l’arbitraire, et de l’injustice du fait de l’assassinat ignoble par la police de Harouna Coulibaly à peine 16 ans.

 

Les enfants de Koulikoro qui vivent le cauchemar de licenciement arbitraire de leurs parents, et qui étudient dans des conditions difficiles dans les écoles publiques dégradées, et laissées pour compte, ont voulu exprimer leur mécontentement d’une manière pacifique. Face à cette situation, ils ont été brutalisés, et dispersés à coup de gaz lacrymogène, et de matraque par la police causant ainsi la mort de l’élève Harouna Coulibaly.

 

Les autorités n’ont pas eu d’autre alternative à la souffrance des élèves, et les populations de Koulikoro que de les opprimer, tandis que «leurs enfants étudient dans les écoles privées de plus grandes renommées, et dans des bonnes conditions».

 

Pour sa part, le MSV :

— Dénonce avec la dernière énergie cet assassinat crapuleux, et cette répression disproportionnée ; 
— Exige que toute la lumière soit faite sur «les conditions qui ont occasionné la mort de Harouna Coulibaly» ;
— Que les auteurs de cet assassinat répondent de leur acte ; 
— Appelle à «une journée de mobilisation nationale» pour dénoncer l’impunité, et l’injustice le 9 avril 2011 de la bourse du travail au Ministère de l’éducation nationale.

 

Pour le MSV, Tahirou Bah, Secrétaire général 
Koulikoro, le 8 mars 2011.

 

 

Manifestation lycéenne au Mali : un mort

 

Une enquête a été ouverte après la mort d'un élève au moment de l'intervention de la police pour disperser une manifestation de lycéens à Koulikoro, ville du Mali située à 50 km de Bamako, a appris l'AFP mardi auprès d'un enseignant et de source policière.

 

«Les lycéens ont bruyamment manifesté lundi dans la rue à Koulikoro. Ils ont fait sortir les élèves pour soutenir leur cause. Il dénonçaient le fait que la route d'accès à leur établissement était très accidentée», a expliqué Mohamed Diakité, enseignant de la ville.

 

«Les lycéens et les élèves ont posé des barricades et la police est intervenue avec des grenades lacrymogènes. L'élève qui est mort se trouvait dans la zone où de nombreuses grenades lacrymogènes ont été lancées», a ajouté M. Diakité. Il est mort «très probablement des gaz lacrymogènes qu'il a inhalés», a-t-il ajouté.

 

L'information concernant la mort de l'élève, dont l'âge et l'identité n'ont pas été précisés, a été confirmée par une source policière qui a indiqué qu'une enquête avait été ouverte pour déterminer les causes précises du décès.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 8 mars.

 


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