Lyon : 13 ans en prison, 16 pas responsable, 25 au chômage, 70 mort... au taff !

Publié le par la Rédaction

Hier mer­credi les actions des gré­vis­tes ont conti­nué un peu par­tout dans l’agglo­mé­ra­tion : blo­cage du dépot de la Banque de France à Lyon, opé­ra­tion péage libre sur TEO. On bloque aussi en centre-ville comme lors du bref pas­sage média­ti­que d’Hortefeux devant 3 vitri­nes bri­sées à Lyon sous la pro­tec­tion d’héli­cos, 800 CRS & gardes mobi­les ainsi que le GIPN, fal­lait bien ça pour protéger le minis­tre raciste. Ça coince également à l’occa­sion de mani­fes­ta­tions en centre-ville, aussi péchues et déter­mi­nées que sévè­re­ment répri­mées (voir la jour­née en photo et les récits de com­pa­ru­tion immé­dia­tes). Du côté de la raf­fi­ne­rie de Feyzin, la grève conti­nue bien sûr ! Le mouvement s’enra­cine, les ren­contres se font, c’est tout ce dont a peur le gou­ver­ne­ment et ses médias, qui agi­tent l’épouvantail des «cas­seurs». On n’est pas prêt de lâcher !

 

Les rendez-vous

— RDV 14h place Antonin Poncet pour une mani­fes­ta­tion contre la répres­sion. 
— Sur les piquets pour sou­te­nir les gré­vis­tes, devant vos lycées, dans vos boîtes pour débrayer et dans la rue pour se ren­contrer.

 

Suivi quotidien

 

Rebellyon, 21 octobre 2010.

 

 

Communiqué de presse de l’AG du 20 octobre à la Bourse du travail

 

Une assemblée générale s’est tenue à la Bourse du travail de Lyon suite au rassemblement devant le tribunal de grande instance ce mercredi 20 octobre. Ce rassemblement pacifique en soutien aux inculpés s’est heurté à un dispositif policier important démesuré et provocateur (gendarmerie, CRS, BAC, hélicoptère, GIPN…). En dépit des provocations, ce rassemblement s’est tenu dans le calme et a décidé de la tenue de cette assemblée générale.

 

L’assemblée générale :

— Affirme son soutien intégral, politique et financier aux inculpés du mouvement social contre la réforme des retraites, 
— Exige l’arrêt des poursuites et la libération des détenus, 
— Condamne les provocations et la violence policières, 
— Exige le respect des droits démocratiques (droit de grève, de s’exprimer, de s’organiser, de se rassembler, de manifester), 
— Refuse et condamne les pressions administratives qui empêchent l’organisation des opposants à la réforme, 
— Exige le  retrait pur et simple de la réforme des retraites, 
— Exige le retrait pur et simple des lois et decrets racistes (CESEDA-Besson, LOPPSI), 
— En conséquence, exige la démission de ce gouvernement liberticide, antisocial et raciste.

 

L’assemblée générale condamne :

— Les fermetures administratives arbitraires des universités (Lyon 2, etc.) qui ont pour seuls buts la désorganisation et la casse du mouvement étudiant, 
— Les pressions exercées sur les lycéens mobilisés par les directions d’établissement, 
— La réouverture forcée des raffineries et dépôts de carburant, qui est une atteinte au droit de grève.

 

En particulier, les administrations scolaires et universitaires qui adoptent un tel comportement ont une responsabilité majeure dans la répression à laquelle est confrontée la jeunesse.

 

L’assemblée générale appelle la population et les organisations à rallier ces positions, et à rejoindre les comités de lutte pour organiser et élargir le mouvement jusqu’à la victoire.

 

Pour défendre notre droit de manifester et nos revendications, nous appelons à une large manifestation, demain jeudi 21 octobre, à 14h, place Antonin Poncet (Grande Poste, Métro Bellecour).


Rebellyon, 20 octobre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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