Loppsi 2 : quand la rue dit non !

Publié le par la Rédaction

 

Quatre jours après le début de la deuxième relecture de la loi Loppsi 2 à l’Assemblée Nationale, des dizaines de villes françaises ont été le théâtre de rassemblements et de manifestations auxquels les syndicats CNT ont participé afin de dénoncer cette loi liberticide. Après le recul sur le fichier Edvige il y a quelques mois, un front de défense des libertés individuelles commence à s’organiser.

 

 

Suivant une logique affichée depuis de nombreuses années, le gouvernement tente de faire passer une loi fourre-tout qui réduira de manière drastique nos libertés collectives et individuelles et attaquera, une fois encore, la part de la population la plus vulnérable.

 

Cette Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieure (LOPPSI 2 ou LOPPSI 2009) c’est :

— Le couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans, une procédure proche de la comparution immédiate devant le tribunal pour enfants (qui achèvera d’aligner la justice des mineurs sur celle des majeurs).
— Expulsions et destructions des logements précaires et/ou alternatifs, des squats : pénalisation arbitraire, procédure d’exception à l’encontre des habitants «illicites» de terrains… Rroms, gens du voyage, habitants de bidonvilles, mais aussi de yourtes, de cabanes, de maisons sans permis de construire et de toutes formes d’habitats légers, mobiles et éphémères. Tous sont visés… 
— La systématisation du fichage de la population, notamment en croisant les fichiers (fichier Périclès), l’extension de la vidéo-surveillance sur la voie publique, dans les immeubles d’habitation, sur les lieux de manifestations, de rassemblements, aux abords des entreprises. Tout cela met en danger les libertés publiques et place la société dans son ensemble sous une surveillance policière constante.
— Le contrôle d’Internet ; l’article 23 permettra d’installer des «mouchards», logiciels espions («trojan», cheval de Troie) qui permettent d’accéder à toutes vos données, au sein même de vos ordinateurs pour espionner vos moindres faits et gestes.
— L’augmentation des pouvoirs de la police municipale, la création d’une milice policière baptisée «réserve civile», l’instauration d’un vague Conseil national des activités privées de sécurité (qui entérine et annonce la privatisation croissante de la sécurité).
— Le dépistage contraint du VIH. Et bien d’autres choses, mais ce projet de loi c’est 190 pages et une flopée d’articles, tout cela dans un but évident de transparence…

 

Bordeaux, Lille, Grenoble, Marseille, Paris et même Figeac ou Saintes les nombreuses manifestations de ce week-end sont autant d’avertissements au gouvernement pour dire non à ces nouvelles lois liberticides. Ce week-end a clairement permis de montrer la contestation de la loi Loppsi 2.

 

Amplifions cette mobilisation pour mettre fin à ces nouvelles lois sécuritaires : continuons la lutte contre cette loi et organisons nous sur le long terme dans nos orgas de classes pour contrer ces attaques !

 

CNT, 17 décembre 2010.

 

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Pierre 22/12/2010 17:26



Ce n'est pas pour cafter, mais la CNT, on ne les a vu ni samedi 18/12 au Sacré-Coeur, ni mardi 21/12 devant l'Assemblée nationale...



Pierre 22/12/2010 17:24



CA PROMET :


De la réserve civile de la police nationale


Art. 4. – La réserve civile de la police nationale est destinée à des missions de soutien aux forces de sécurité intérieure (...).


Elle est constituée :


– de retraités des corps actifs de la police nationale, dégagés de leur lien avec le service, dans le cadre des obligations définies à l’article 4-1 ;


– de volontaires, dans les conditions définies aux articles 4-2 à 4-4.


Les retraités des corps actifs de la police nationale mentionnés au troisième alinéa du présent article peuvent également adhérer à la réserve civile au titre de volontaire.


Art. 4-1. – Les retraités des corps actifs de la police nationale, dans la limite de cinq ans à compter de la fin de leur lien avec le service, sont tenus à une obligation de disponibilité afin
de répondre aux rappels individuels ou collectifs du ministre de l’intérieur en cas de menaces ou de troubles graves à l’ordre public ou d’événements exceptionnels, dans la
limite de quatre-vingt-dix jours par an.


Ils peuvent être convoqués à des séances d’entraînement ou de formation dont le contenu et les modalités sont définis par arrêté du ministre de l’intérieur.


(...)


Art. 4-2. – Peuvent être admis dans la réserve civile de la police nationale, en qualité de volontaire, les candidats qui satisfont aux conditions suivantes :


– être de nationalité française ;


– être âgé de dix-huit à soixante-cinq ans ;


– posséder l’aptitude physique requise pour exercer une activité dans la réserve, dont les conditions sont prévues par arrêté ministériel.


Art. 4-4. – Les réservistes volontaires souscrivent un contrat d’engagement d’une durée d’un an, renouvelable tacitement dans la limite de cinq ans, qui définit leurs obligations de
disponibilité et de formation et qui leur confère la qualité de collaborateur occasionnel du service public.