Lisez le Havre de Grève no 17... et manifestons massivement samedi !

Publié le par la Rédaction

 

«Ce n’est pas fini !» titre le dernier Havre de Grève, le bulletin de l’AG interprofessionnelle du Havre. Et pourquoi ce serait terminé ? Aux dernières nouvelles, Nicolas Sarkozy n’a pas encore jeté sa loi scélérate aux ordures…

 

L’intersyndicale nationale CGT - CFDT - CFTC - CFE/CGC - UNSA - FSU - Solidaires a parlé. Une déclaration plus proche d’un faire-part de pompes funèbres que d’un discours syndicaliste. Soit. Ce n’est ni une surprise ni une première. Cela suffit-il à décourager la base ? Oui et non. Si les syndicats parlaient d’un afflux d’adhésions, il y a fort à parier que pas mal de ces cartes (et des plus anciennes) vont finir dans l’incinérateur de rêves. Normal et inquiétant. À ce petit jeu, on peut se demander qui fait le jeu de l’antisyndicalisme… Les bureaucrates nationaux ou la base mobilisée dans l’unité ? Si l’intersyndicale nationale n’existait pas, Nicolas Sarkozy et le MEDEF l’inventeraient !

 

Au Havre, l’Assemblée générale interprofessionnelle soutenue par les unions locales CGT-CFDT-FSU-Solidaires ne désarme pas. Hier soir, une amertume combattive s’exprimait sans fard. Si l’unité est fragile et mollassonne à Paris, elle reste forte et déterminée ici. Aux échos que nous recevons, Le Havre n’est pas le dernier village gaulois qui résiste. Une fédération des syndicats, des villes et des régions toujours en lutte est dans bien des esprits. Cerise sur le gâteau, les comptes de la caisse de lutte dépassent les 21'000 euros ce matin. Du carburant pour le moral et pour aider les camarades qui ont perdu quelques plumes dans les grèves.

 

 

Stop ou encore ? Encore ! Parce que nous savons que nous serons comptés par le gouvernement, mais aussi par les directions confédérales, nous devons nous mobiliser très très massivement pour les manifestations du samedi 6 novembre.

 

Au Havre, rendez-vous est donné à 15 heures dans les jardins de l’Hôtel de Ville. Les manifestants sont invités à déposer des vieilles chaussures (avec ou sans talonnette) devant la mairie. Manière de donner symboliquement un grand coup de pied au cul à Sarkozy. La victoire est toujours possible si nous restons unis et mobilisés contre la loi sur les retraites et contre celles qui ne vont pas tarder à nous tomber sur le poil.

 

Paco - Le Post, 5 novembre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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