Solidarité avec les retenus de "feu" le CRA du Canet !!!

Publié le par la Rédaction

 

Mercredi 9 mars, le Centre de Rétention Administrative (CRA) du Canet à Marseille a brûlé (sauf la partie qui était déjà fermée pour cause de légionellose dans les canalisations). Les retenus ont été transférés à l'hôpital d'où une personne a pu s'évader. Deux personnes ont été libérées et les 49 autres retenus ont ensuite été transférés au CRA de Nîmes.

 

Jeudi, une dizaine de retenus ont été mis en garde à vue au commissariat de l'Évêché à Marseille, six d'entre eux, soupçonnés d'avoir mis le feu, ont été placés samedi en détention préventive à la prison des Baumettes. Les autres ont été retransférés au CRA de Nîmes. L'un d'entre eux, M. Soihili, devait être expulsé samedi depuis l'aéroport de Marseille vers les Comores. Pendant plusieurs heures, une importante mobilisation d'une centaine de personnes a empêché les passagers du vol d'embarquer. Finalement, le commandant de bord a refusé son embarquement et il a été libéré à Nîmes quelques heures plus tard.

 

Depuis vendredi, approximativement cinq personnes ont été libérées du CRA de Nîmes. Il reste environ 35 retenus marseillais à Nîmes, qui devraient passer devant le Juge des Libertés et de la détention (JLD) à partir de ce lundi 14 mars. Selon nos sources, deux d'entre eux devraient passer devant le juge à 9h30 lundi matin et d'autres peut être à 14h. Pour l'instant il n'y a plus de CRA à Marseille, ce qui veut dire que le nombre d'arrestations de sans-papiers va nettement baisser. Mettre le feu aux CRA, c'est le moyen le plus efficace de les faire fermer. En empêchant les expulsions des retenus de Nîmes, en organisant la solidarité aux inculpés du CRA du Canet, affirmons de l'extérieur notre soutien à cette révolte de l'intérieur !

 

Rendez-vous lundi à 9h30 et 14h au Tribunal administratif de Nîmes (19 avenue Feuchères, en face de la gare SNCF) 
Réunion vendredi 18 mars à 18 h à la Chrysalide (14 rue Bénédit, à Marseille, entre la Friche et le palais Longchamp), pour discuter du soutien aux inculpés du CRA.

 

Sans papier ni frontière (contact) 
Infos Anti-autoritaires en Cévennes
à l'Assaut des Montagnes, 13 mars 2011.

 

 

La FTCR DEMANDE LA LIBÉRATION DES 6 RETENUS MIS EN PRISON APRÈS L’INCENDIE du CRA de MARSEILLE

 

Six hommes de nationalités algérienne et tunisienne ont été mis en examen et écroués à la prison des Baumettes après l'incendie du centre de rétention administrative de Marseille (CRA) qui a fait trois blessés graves mercredi. Les hommes, âgés entre 20 et 30 ans, et qui ont justifié leur geste en évoquant leur mécontentement face aux mauvaises conditions de rétention, ont été mis en examen pour destruction de bien public.

 

La FTCR demande la libération immédiate des six retenus qui vivent dans des conditions de rétention plusieurs fois dénoncées.

 

La FTCR demande l’application effective des conventions et recommandations européennes en matière des droits des migrants ainsi que la fin de la politique de criminalisation en la matière.

 

Paris, le 13 mars
Pour la FTCR, le président Tarek BEN HIBA.

 

 

Six personnes écrouées après l'incendie au centre de rétention du Canet

 

L'enquête de la Sûreté départementale sur l'incendie criminel qui s'est produit mercredi soir à l'intérieur du centre de rétention administratif (CRA) du Canet à Marseille vient de se terminer. Mis en examen pour incendie criminel, six hommes ont été écroués vendredi à la prison des Baumettes. Parmi eux, certains avaient été repérés peu avant les faits. Ils avaient indiqué vouloir «mettre le feu» aux locaux si leur situation n'évoluait pas.

 

Trois personnes avaient été gravement intoxiquées. Le CRA ne pourrait finalement pas rouvrir ses portes avant la fin du mois d'avril. Dans l'attente, les étrangers retenus à Marseille ont été transférés à Nîmes (Gard).

 

Leur presse (La Provence), 13 mars.

 

 

Six hommes écroués après l'incendie du centre de rétention de Marseille

 

Six hommes de nationalités algérienne et tunisienne ont été mis en examen et écroués à la prison des Baumettes après l'incendie du centre de rétention administrative de Marseille (CRA) qui a fait trois blessés graves mercredi, a-t-on appris samedi de source proche de l'enquête.

 

Les hommes, âgés entre 20 et 30 ans, et qui ont justifié leur geste en évoquant leur mécontentement face aux mauvaises conditions de rétention, ont été mis en examen pour destruction de bien public.

 

Le CRA du Canet, qui avait déjà temporairement fermé fin décembre en raison d'un problème de légionelles, ne pourra pas rouvrir ses portes avant fin avril, a-t-on précisé de même source.

 

Le feu avait démarré mercredi peu après 17h00 au niveau de deux cellules au 1er étage du centre et avait été rapidement maîtrisé, mais les fumées, épaisses, avaient intoxiqué les populations présentes.

 

Au total, 31 personnes ont été légèrement intoxiquées, trois plus gravement. 

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 12 mars.

 

 

Arrivés jeudi, des sans-papiers ont été libérés

 

Au moins cinq des trente-sept personnes arrivées jeudi au centre de rétention administrative de Nîmes (Cra) devaient retrouver la liberté hier en fin de journée. C'est ce qu'a décidé la juge des libertés et de la détention qui a étudié, hier matin, le sort de sept étrangers en situation irrégulière. Six autres sans-papiers devaient passer devant le juge dans l'après-midi.

 

Tout a débuté dans la journée de mercredi. Suite à un incendie survenu au Cra de Marseille, trente-sept personnes avaient été transférées, par car, dans la nuit de mercredi à jeudi, au centre nîmois. La Cimade et le réseau RESF sont aussitôt entrés en action, les premiers pour établir les dossiers de ces sans-papiers, les seconds pour suivre ces étrangers en situation irrégulière. «Nous voulons rester vigilants», disent deux adhérentes de RESF qui se relaient au cours des audiences.

 

Hier, la requête d'une dizaine de personnes a pu être étudiée. En matinée, cinq ont obtenu la remise en liberté, sur la base notamment de l'article 7 de la directive européenne dite de retour, qui exige «un délai approprié allant de sept à trente jours pour le départ volontaire». Avec remise en liberté automatique. Les audiences se poursuivent aujourd'hui. 

 

Leur presse (Agathe Beaudouin,
Midi Libre), 12 mars.

 


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