Leur presse travaille à Reims

Publié le par la Rédaction

Heurts entre lycéens et policiers : Récup’ politique

Chacun peut croire ou ne pas croire la version du directeur de la police exprimée dans nos colonnes la semaine dernière, il est un point sur lequel il a raison : les échauffourées entre lycéens et policiers lors de la venue de Fillon sont récupérées par tous les mouvements bien à gauche qui vivent ou vivotent sur la place de Reims.
Il suffisait d’aller faire un tour à la réunion du comité de soutien des lycéens, jeudi soir, à la Maison des syndicats pour s’en rendre compte.

Anarchistes et Cie

On n’y trouvait pas des dizaines de jeunes venus avec leurs parents en colère, on n’y trouvait pas tous les professeurs de Roosevelt indignés par les pratiques de la police rémoise, on n’y trouvait pas le proviseur du lycée solidaire de ses ouailles maltraitées ni même un élu socialiste ou communiste de la Ville qui aurait pu s’associer au mouvement si l’État sarkozyste menace autant le droit de manifester à Reims.

Un comité a été monté pour soutenir les lycéens poursuivis.
Il est composé quasi exclusivement de militants gauchistes.


Au lieu de tous ces gens, il y avait autour de la table les représentants du nouveau parti [anti]capitaliste d’extrême gauche (NPA) et le groupe libertaire anarchiste. On pouvait aussi y croiser tous les «gauchos» patentés de la ville qu’ils appartiennent à la FCPE, au Snes, à la CGT, au FSU, au Snesup, à la ligue des droits de l’Homme, à la Ligue de l’enseignement, à l’Unef ou à Solidaires (émanation de SUD).

Bref, ils étaient tous là, la fleur au fusil, visiblement ravis d’avoir déniché une cause pour faire parler d’eux. Le plus drôle, c’est que la réunion a commencé par un énième rappel des faits avec toujours les mêmes témoignages. Pour une raison toute simple : tous ces gens n’étaient pas là lors de la visite de Fillon. Pourtant ils en parlent beaucoup.

Leur presse (Catherine Frey, L’Union), 5 décembre 2009.

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Commentaire
Décidément, dans vos colonnes, paraissent souvent des témoignages de gens qui n’ont assisté à rien mais qui savent mieux que les autres (cf. votre interview de M. Dron)… Mme Frey n’est restée que quelques instants en début de réunion (elle le reconnait elle-même «la réunion a commencé par un énième rappel des faits avec toujours les mêmes témoignages» en ne disant rien des deux heures qui ont suivi), juste le temps de faire une photo qui ne rend même pas compte de la totalité des personnes présentes et laisserait croire que nous n’étions qu’une poignée, le temps aussi d’amalgamer les organisations et les personnes nombreuses qui étaient là à titre privé sous l’appellation désormais revendiquée par votre journal et à peine traduite des propos de M. Dron, de «gauchos patentés». Outre le mépris qui suinte derrière cette appellation, on ne peut douter que la Ligue des Droits de l’Homme, par exemple, appréciera… Je me permets donc de compléter l’information lacunaire de Mme Frey : comme elle le prétend des membres du comité («tous ces gens n’étaient pas là lors de la visite de Fillon. Pourtant ils en parlent beaucoup»), elle n’était là que quelques minutes mais parle beaucoup, ce que l’on pourrait désormais qualifier de syndrome de Dron… Non, Mme Frey, il n’y avait pas que des «gauchos patentés» qui «vivotent à Reims», si vous étiez restée un peu vous auriez entendu, outre les témoignages des jeunes qui vous ont fait fuir, les interventions des profs de Roosevelt présents lors de la visite de Fillon, mes propres interventions en tant que mère d’un des inculpés (si, si… il y avait des parents qui ne sont affiliés à aucun des mouvements qui semblent tant vous effrayer et vous autoriser à désinformer sans vergogne) et d’autres interventions d’individus présents en tant que citoyens mobilisés et qui cherchent à comprendre et à réagir. Je complète donc vos propos en vous indiquant que la réunion a été constructive, que les témoignages de la brutalité de l’intervention et de l’iniquité des interpellations sont nombreux et continuent à arriver, qu’une caisse de solidarité avec les inculpés a été montée (majeurs et mineurs réunis) et que la prochaine réunion aura lieu le 17 décembre à la même heure et au même endroit. Visiblement, vous vous inquiétez surtout d’un effet de masse (alors que votre disparition après les premiers instants de la réunion fait, hélas, baisser le nombre des participants). Vos seules «informations» concernent les chiffres : vous voudriez des dizaines de parents (ils y étaient), tous les profs de Roosevelt (ils étaient bien représentés, pas en tant qu’«ouailles» comme vous le suggérez mais comme des citoyens responsables), vous déplorez l’absence d’élus… La logique du chiffre fait décidément bien des dégâts, pas seulement chez les forces de l’ordre qui ont manifesté ces derniers jours… Rassurez-vous, nous serons encore nombreux à la prochaine réunion du comité de soutien, qui sait s’il n’y aura pas encore plus de personnes privées voire même des élus… La mobilisation ne faiblit pas et ne se limite pas aux groupes sur lesquels vous ironisez pesamment, les messages qui arrivent tous les jours, les contacts avec plusieurs organes de presse nationaux sérieux et les relais qui circulent dans de nombreux réseaux d’information le prouvent. Si l’Union veut continuer à couvrir cette affaire, il serait cependant judicieux qu’elle envoie un journaliste qui y assiste réellement et qui ne rédige pas ensuite un papier plus ou moins «copié-collé» d’une précédente interview…
marip - 14h38

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