Leur presse travaille à Nancy

Publié le par la Rédaction

Permanence UMP visée à Nancy : un acte politique

Les auteurs présumés des dégradations de la permanence UMP de Nancy ont reconnu les faits et revendiquent un geste politique.

Les deux individus, qui s’en sont pris à coups de barres à mine à la permanence départementale de l’UMP à Nancy, au 63 rue Saint-Georges, juste en face de la cathédrale, ont été identifiés et arrêtés. Ils ont reconnu les faits et revendiquent un geste politique.

Les deux garçons de 19 ans avaient consommé de l’alcool avant d’aller casser les vitrines, afin de se donner le courage d’accomplir cet acte de rébellion contre le capitalisme. Le bris des vitrines en verre renforcé n’est donc pas le fruit hasard, mais la conséquence d’un geste politique déterminé. Les deux auteurs se réclament en effet de la mouvance CNT, un groupuscule anarchiste et révolutionnaire, qu’ils ont quittée car ils la trouvaient trop molle à leur goût.

L’un des deux avait été arrêté peu après les faits, à quelques rues de là, une barre de fer portant un autocollant CNT glissée dans la jambe de son pantalon. Son complice a été interpellé, dans la matinée de mercredi, dans le logement qu’ils partagent à Nancy. Le premier avait donné son adresse sans difficulté aux policiers, car il avait besoin que ceux-ci aillent chercher chez lui son vasodilatateur. En arrivant dans l’appartement, les enquêteurs ont trouvé cinq jeunes. Parmi eux se trouvait le deuxième homme.

L’UMP de Meurthe-et-Moselle a déposé une plainte avec constitution de partie civile en regrettant que «le débat politique ait laissé place à des actes de vandalisme animés par l’intolérance».

Les auteurs ont été remis en liberté et seront déférés rapidement devant le tribunal correctionnel pour y être jugés. L’audience aura lieu le 17 décembre.

Le montant des dégâts est estimé à 4800 €. Sur le principe de l’indemnisation, les auteurs sont d’accord pour rembourser, mais ont précisé qu’ils n’étaient de toute façon pas solvables.


Leur presse (Le Républicain lorrain), 13 novembre 2009.




Nancy : les «casseurs militants» CNT devant la justice


«En septembre 2009, j’avais remarqué que les vitrines de la permanence avaient déjà été cassées. J’avais trouvé que c’était un acte fort», explique Thomas à la barre du tribunal de Nancy. Affichant  ses amitiés pour l’extrême gauche. Il est flanqué de son colocataire, Kevin, 19 ans. Le 11 novembre dernier à 4 heures, après une fête largement arrosée, les deux colocataires, l’un intérimaire, l’autre étudiant, ont décidé de passer à l’action politique.

Le visage masqué de foulard, une barre de fer cachée dans une jambe de leur pantalon, les guérilleros largement éméchés ont pris pour cible la permanence de l’UMP. Symbole selon eux du capitalisme qu’ils exècrent. «On s’est chargé chacun d’une vitre.»

Outre 1 € symbolique pour le préjudice moral, l’UMP demande le montant intégral de la réparation de ses baies vitrées, soit 4800 €. Le parquet représenté par Amaury Lacote, estime les faits suffisamment graves pour mériter quatre mois de prison avec sursis.

Le tribunal a ajourné la peine au 6 mai prochain. «En attendant, vous devrez suivre un stage de citoyenneté à vos frais et entreprendre un réel effort s’agissant de l’indemnisation.» Les deux prévenus sont condamnés à régler la note.

Leur presse (L’Est républicain), 17 décembre.


Nancy : Coups de barre sur la permanence de l’UMP

Thomas et Kevin, tous les deux âgés de 19 ans, ont des idées politiques précises. Le premier est adhérent à la CNT, Confédération nationale du travail, l’autre est sympathisant du même groupuscule syndical anarcho-révolutionnaire.
Lorsqu’ils ont l’esprit embrumé par des vapeurs alcoolisées, les idées les plus folles trottent dans leur tête. Le 11 novembre dernier, ces deux-là passent la soirée à boire avec des amis. En pleine nuit, vers 4 heures du matin, une idée traverse le cerveau de Thomas. «Je me suis dit si on allait casser la vitrine de l’UMP.» Kevin est partant.

Ils se masquent le visage, se munissent chacun d’une barre de fer étiquetée CNT et se dirigent vers la permanence de l’UMP 54, située près de la cathédrale de Nancy. Le bruit des bris de verre réveille un voisin. Thomas sera interpellé avec plus de 1,4 gramme d’alcool dans le sang, la barre de fer cachée sous son blouson. Son comparse sera arrêté un peu plus tard.


À la barre du TGI de Nancy, Thomas revendique cet acte de vandalisme «comme une action politique. Mais je n’y aurais jamais pensé sans l’effet de l’alcool.» Le juge a ajourné le prononcé de la peine au 6 mai avec, pour les deux prévenus, obligation de suivre un stage de citoyenneté et de faire un effort conséquent sur l’indemnisation du préjudice de l’UMP.


Celle-ci leur a présenté une facture de 4793 €. Juste après le fait divers, la CNT a organisé un concert de soutien financier pour ses deux «camarades», il avait rapporté 100 €. Il en faudra des concerts.


Leur presse (Le Républicain lorrain), 18 décembre.

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