Solidarité avec les No Border / Leur presse travaille à Calais

Publié le par la Rédaction

Solidarité avec les No Border

Il y a quelques semaines SôS Soutien ô Sans-papiers louait un hangar rue Cronstadt à Calais et mis à disposition du collectif No Border afin de soutenir et de discuter avec les migrants dans leurs luttes.
L’ouverture du hangar eu lieu samedi 6 février 2010.

Comme souvent, l’accueil des forces de l’ordre fut expressif et violent : utilisation de la force physique et morale à l’encontre de personnes pacifiques (migrantEs et militantEs, une dame âgée a eu le nez cassé par les CRS)…

Ces actions de violences ont débutées dès l’ouverture du hangar (blocages des rues alentour par les forces de l’ordre) et ont été commanditées par le ministre Besson, la mairesse Bouchard et le sous-préfet Gavory.

Le hangar de la rue Cronstadt fut assailli par les forces de l’ordre dès le samedi soir et les militantEs furent arrêtés et mis en garde à vue le lendemain.

En ce qui concerne les migrantEs, ils eurent le droit de quitter les lieux sans être arrêtéEs et aussi de passer la nuit dans la rue sous des abris de fortunes, sous des ponts… Vers 18 heures les militantEs mis en garde à vue furent relâchéEs.

Depuis dimanche le hangar a été verrouillé et mis sous la surveillance des forces de l’ordre. La rue Cronstadt a été libérée des forces de l’ordre mardi.

Ce mercredi à 15 heures a eu lieu, rue Cronstadt devant le hangar, une conférence de presse avec les associations (No border et SôS Soutien ô Sans-papiers).

L’Union Locale des syndicats CNT de Lille soutient l’initiative prise par les associations SôS Soutien ô Sans-papiers et par le collectif No Border dans leur action de résistance, et ne peut que condamner l’État pour sa violence répressive.

UL-CNT de Lille, 10 février 2010.


  
Les No Border, ces militants d’ultragauche placés sous haute surveillance policière

Occuper un hangar de Calais avec une centaine de migrants : c’est la dernière opération coup de poing signée par le collectif d’ultragauche No Border ce week-end. Une action préparée au début du mois par les militants qui avaient reçu de la part d’une association la gestion d’un hangar de 630 m2 pour une durée de soixante jours. Dès le début, les No Border n’ont pas caché leurs intentions, le hangar devant devenir un «espace de lutte pour la liberté de circulation» des migrants dans ce qu’ils ont baptisé «la ville symbole de l’Europe forteresse».

L’organisation altermondialiste No Border a fait de la défense des migrants son cheval de bataille. Créée en 1999, elle milite pour l’abolition des frontières et la légalisation de tous les clandestins. L’implantation des No Border dans la zone de Calais — lieu de transit des migrants vers l’Angleterre — ne tient donc pas du hasard. C’est en juin 2009 que les militants ont fait leur entrée fracassante dans la Cité de la dentelle. Entre 400 et 500 personnes venues à la fois de France, de Belgique, du Royaume-Uni et des Pays-Bas ont déferlé entre le 23 et le 29 juin à l’occasion d’un grand camp festif et d’une manifestation organisés pour dénoncer les politiques migratoires.

Eurotunnel et les compagnies aériennes dans le viseur des «alter»


Selon nos informations, les activistes d’ultragauche — basés à Sangatte et à Calais — avaient à cette occasion envisagé de mener une action d’envergure contre la société Eurotunnel. Mais l’exploitant du tunnel sous la Manche est loin d’être la seule cible des No Border. Toutes les compagnies aériennes participant à l’expulsion des sans-papiers sont aussi visées, selon le site Web des No Border, qui cite notamment Lufthansa, Air France, British Airways ou encore Iberia. Les militants «alter» ont aussi fait parler d’eux lors du démantèlement de la «jungle» de Calais, en septembre dernier. Plusieurs d’entre eux se sont interposés, faisant bouclier entre les migrants et les forces de police.

Pour la plupart âgés de 18 à 25 ans, souvent sans emploi ou étudiants, les 200 activistes No Border recensés se font surtout remarquer depuis deux ou trois ans. Ils font l’objet d’une surveillance renforcée, que ce soit par la préfecture, mais aussi par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). D’autant plus que certains d’entre eux ont été aussi identifiés parmi les Black Blocks, ces casseurs notamment responsables des violences commises en avril 2009 en marge des manifestations anti-Otan à Strasbourg.

Leur presse (Ségolène Gros de Larquier
et Armel Méhani, Le Point), 8 février.

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