Leur presse ment à Poitiers

Publié le par la Rédaction

Demande de rectificatif à propos de l’article «Tags contre la police : un duo arrêté puis relâché» paru dans Centre-Presse et la Nouvelle République du 5 mars

Dans Centre-Presse et la Nouvelle République du 5 mars, le petit article «Tags contre la police : un duo arrêté puis relâché» appelle quelques commentaires.

D’abord, son auteur nous raconte que, dans la nuit du 2 au 3 mars, «la police repère deux personnes vers minuit et demi. Des tags viennent d'être tracés sur des murs. Quand la patrouille intervient, les deux jeunes hommes se séparent, chacun dans une direction. Ils sont interpellés et les tags repérés sont tout frais. Les policiers fouillent le duo. Sur l’un d’eux, une bombe de peinture est retrouvée» ; mais, quelques lignes plus loin, il est dit que le procureur de la République Pierre Sennès a déclaré : «Ces deux personnes ont été arrêtées en flagrant délit.» Si cela avait été le cas, elles auraient sans doute eu la bombe en main et non dans une poche, non ? Et la rédaction même des faits n’indique-t-elle pas que la police est arrivée après que les tags ont été réalisés ?

Ensuite, on nous annonce qu’«une perquisition a été menée au domicile du jeune Poitevin de 21 ans interpellé», avec en note : «Il était convoqué, hier, devant le tribunal correctionnel, pour des dégradations sur un panneau publicitaire»… Or, il y a là carrément erreur sur la personne — ou plutôt amalgame, volontaire ou non, entre deux personnes connues pour leur militantisme sur Poitiers. Le moins que l’on puisse attendre de Centre-Presse et de la Nouvelle République, donc, c’est un rectificatif à ce sujet dans les plus brefs délais.

Enfin, après avoir mentionné à cinq reprises (!) qu’il y avait eu récemment au centre-ville de Poitiers une vague de tags haineux contre la police, et plus particulièrement contre son patron, l’auteur de l’article conclut par : «La PJ va s’attacher à déterminer le degré d’implication des deux jeunes relâchés : simples imitateurs ou tagueurs en guerre contre la police» — comme s’il allait de soi qu’ils sont les auteurs des derniers tags, ce que rien ne prouve à ce jour.


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