Les travailleurs sans-papiers multiplient les actions

Publié le par la Rédaction


Des agences d’intérim mais aussi des entreprises, des restaurants ou des chantiers : depuis le 12 octobre et le lancement dun mouvement de grève coordonnée, la liste des locaux occupés par des sans-papiers réclamant leur régularisation ne cesse de sallonger. Leurs revendications sont portées par un front de syndicats et dassociations qui dénonce notamment «larbitraire préfectoral» dans lexamen des dossiers de régularisation par le travail.

Ces actions rassemblaient, vendredi 30 octobre, plus de 4200 sans-papiers dans une quarantaine de sites, essentiellement en Ile-de-France. «Deux cents sans-papiers supplémentaires nous rejoignent chaque jour», a expliqué en début de semaine Francine Blanche, secrétaire confédérale de la CGT, devant le Centre Pompidou où le restaurant Georges était occupé depuis plusieurs jours.

Cette semaine, plusieurs de ces occupations se sont soldés par des évacuations. Mercredi,
les quelque 200 sans-papiers qui occupaient le siège social de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) depuis deux semaines ont été évacués dans le calme par les forces de l’ordre à la suite d’un jugement du tribunal de grande instance de Nanterre. Vendredi, une décision de justice similaire a conduit la quarantaine de travailleurs qui occupaient le siège de la Sogeres (groupe Sodexo) à Boulogne-Billancourt à lever le camp d’eux-mêmes.


Un premier mouvement de grève avait déjà un lieu en 2008, année durant laquelle 2800 étrangers, selon les chiffres du ministère, ont bénéficié d
une régularisation par le travail. Mercredi soir, le ministre de l’Immigration Éric Besson a annoncé quil préparait un nouveau texte précisant ces conditions de régularisation.

Leur presse (Le Monde), 30 octobre 2009.

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