Les révoltés au Maghreb... qui sont-ils ?

Publié le par la Rédaction

L’État et ses commentateurs éclairés nous ont d’abord vendu qu’il s’agissait :

— D’un petit contre-temps dans la bonne marche des affaires, à juguler au plus tôt ; 
— De manifestations de sauvagerie propre à des pays mal civilisés ; 
— De casseurs, de terroristes qui s’en prennent aux institutions, à la propriété privée, aux forces de l’ordre, et que leurs gouvernements se doivent de réprimer, avec notre aide.

 

Puis, un chef d’État ayant été contraint à la fuite, on nous a vendu quil sagissait :

— D’un peuple qui se soulève contre un affreux dictateur, lex-allié d’il y a une heure ; 
— D’une «révolution de jasmin» pour des droits et libertés démocratiques ;
— D’électeurs fâchés de n’avoir pas trouvé le bureau de vote ;
— De gens qu’on ferait bien de syndiquer le plus vite possible.

 

Enfin, si la mise en place d’un gouvernement provisoire ne les a pas fait rentrer chez eux, il s’agirait à présent de milices formées de partisans de l’ancien dictateur contre lesquels l’armée s’emploie bien entendu à protéger la population.

 

 

Pour nous, prolétaires,

Ils sont ce qui attend (et hante) tous les gestionnaires et défenseurs du capital.

 

Pour nous, prolétaires,

Il s’agit de nos frères et sœurs de classe qui luttent depuis des mois, des années, au Maghreb, dans le monde, contre l’exploitation, contre l’État…

 

Pour nous, prolétaires,

La révolution sera l’extension et la généralisation de l’exigence radicale de satisfaction de nos besoins, en-dehors et contre les partis et syndicats.

 

Solidarité de classe avec les insurgés !

 

Groupe Communiste Internationaliste – Janvier 2011.

 

 


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