Les lycéens durcissent le mouvement - Nîmes, 14 octobre

Publié le par la Rédaction

(…) Affrontements à Nîmes

 

Trois lycéens mineurs interpellés pour avoir jeté des pierres sur les policiers seront convoqués «très prochainement» par le juge des enfants, a déclaré le procureur adjoint de la République de Nîmes, Gildas Pavy.

 

Un majeur, «pas lycéen», qui s'est rebellé lors de son interpellation, sera convoqué devant le tribunal au mois de février, a ajouté le procureur.

 

Deux autres mineurs se trouvaient toujours en garde à vue jeudi soir. Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans les incendies de voiture qui ont eu lieu dans la matinée.

 

 

Retour sur les faits

 

À Nîmes, les esprits s'enflamment et les voitures brûlent devant le lycée Dhuoda. L'établissement est bloqué depuis ce mercredi matin comme 5 autres de la cité gardoise. La police s'est rendue sur les lieux afin d'éviter d'autres incidents.

 

Blocus aussi à Mistral où les forces de l'ordre ont usé de lacrymogènes, tout comme devant Hemingway.

 

Environ 1.000 lycéens ont défilé jeudi contre la réforme des retraites à Nîmes où des voitures ont été brûlées et où cinq policiers ont été «caillassés et blessés», selon la préfecture.

 

Les incidents se sont déroulés près du lycée Dhuoda mais relèvent de «désordres urbains et non de lycéens en colère», a tenu à préciser le proviseur de cet établissement, Gérard Bouilhol, contacté par l'AFP.

 

 

Un véhicule a notamment été renversé et un autre incendié, près du lycée. Les flammes se sont propagées à quatre autres véhicules et ont ensuite léché les façades d'un immeuble. Par précaution, quatre familles ont été évacuées, selon la préfecture.

 

Ces faits sont l'œuvre de «groupes venus de l'extérieur», après des échauffourées avec les forces de l'ordre devant un autre établissement de Nîmes, a souligné M. Bouilhol.

 

Ce dernier a fait rentrer dans l'établissement ses élèves qui organisaient dans le calme le blocus de leur lycée.

 

Plus tard dans la matinée, environ 1.000 élèves se sont rassemblés dans le centre de la capitale gardoise avant de se rendre à la préfecture qui a souligné que cinq policiers avaient été caillassés et blessés dans la matinée. (…)

 

Leur presse (France 3 Languedoc-Roussillon), 14 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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