Les jaunes

Publié le par la Rédaction


Ce qui est bien avec les jaunes, c’est qu’ils ont toujours l’aval du patron, c’est normal, c’est un échange de bons procédés. Le jaune est contre la lutte des classes et il ventile les informations du patron pour mieux tromper le travailleur. Le patron conseille et les carpettes s’allongent. Elles communiquent les «vérités» du patron. Ce n’est pas radio Londres, c’est radio Corbeau. La caractéristique du jaune c’est qu’il n’est jamais visé par un plan de licenciement et il fait croire qu’il se sent touché par le licenciement des autres. Il a la larme à l’œil, l’hypocrite, le larbin ! La jaunisse attaque toujours les syndicalistes qui font leur boulot quitte à les calomnier, le patron les remerciera en temps et en heure. Parfois, il suffit juste d’une caresse comme pour les bons toutous. Le jaune s’abrite derrière les réunions institutionnelles où il oublie les propos tenus en aparté, ce qui lui permet de se dédouaner à bon compte et d’accuser les autres de manipulation… Le jaune a une chance extraordinaire. Il peut rédiger sur son temps de travail un tract attaquant les syndicalistes en utilisant le matériel de reprographie du patron et distiller le jour même son venin. Le syndicaliste, lui, cotise au syndicat sur ses maigres ressources afin d’équiper son syndicat (ramettes de papier, duplicopieur…) et être indépendant. C’est sa fierté à lui. Et l’indépendance et la fierté, ça ne se monnaie pas.
CNT 76, 17 octobre 2009.

Publié dans Colère ouvrière

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