Les déblocages, selon leur presse

Publié le par la Rédaction

La police débloque plusieurs dépôts pétroliers

 

Alors que les vacances de la Toussaint commencent vendredi soir, le premier ministre François Fillon a promis, mardi soir, aux députés UMP de ramener à la «normale» la situation des pompes à essence d'ici «quatre à cinq jours». Le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux a prévenu mercredi matin que les forces de l'ordre continueraient «à débloquer autant que nécessaire les dépôts» de carburants. Le ministre, qui préside la cellule interministérielle de crise activée lundi pour répondre à la pénurie de carburants, a précisé lors d'un point de presse que 21 de ces dépôts avaient été débloqués depuis vendredi.

 

 

DÉBLOCAGES

 

Les forces de l'ordre sont intervenues mercredi peu après 4 heures du matin pour débloquer le dépôt de carburant de Donges (Loire-Atlantique). Le déblocage s'est fait sans incident et vers 5 heures, le calme était revenu. Ce dépôt était bloqué depuis le 13 octobre, le lendemain du début de la grève qui a mis à l'arrêt la raffinerie de Donges. Le cumul des deux blocages faisait de la Loire-Atlantique l'un des départements les plus touchés par les difficultés d'approvisionnement en carburant. Le préfet de Loire-Atlantique Jean Daubigny avait lancé mardi un appel au «civisme» pour que les dépôts laissent sortir du carburant pour les véhicules prioritaires, notamment des services de santé, qui commencent à souffrir des difficultés d'approvisionnement en carburant. Dans la foulée, des grévistes ont bloqué les voies d'accès du dépôt de carburant. Ils ont dégonflé les pneus de camions-citernes sur les ronds-points d'accès afin de rendre impossible leur arrivée au dépôt. Le responsable CGT de la raffinerie, Christophe Hiou, a indiqué que «toutes les voies d'accès v[enai]ent d'être bloquées».

 

«ON MÈNERA D'AUTRES ACTIONS»

 

Le dépôt pétrolier du Mans a été débloqué sans incident par des CRS depuis 5 heures du matin mercredi, a constaté un correspondant de l'AFP. Une soixantaine de personnes participaient à ce blocage, parmi lesquels des militants CGT et FO ainsi que des enseignants SUD et FSU. Une compagnie de CRS, venue de Tours, est arrivée vers 4h30 et a fait évacuer les militants dans le calme. Plusieurs cars de CRS étaient toujours positionnés à proximité du dépôt vers 6h30, selon la même source Les camions entrent et sortent normalement du dépôt, qui était bloqué depuis vendredi. En revanche, des militants bloquent toujours les dépôts de la Socamaine, qui approvisionnent les centres Leclerc de la région.

 

Les accès au dépôt pétrolier de La Pallice, à La Rochelle, bloqués depuis jeudi, ont eux aussi été libérés sans incident par les forces de l'ordre, dans la nuit de mardi à mercredi. Quelque 140 gendarmes mobiles et policiers ont été mobilisés pour démanteler les barrages érigés depuis jeudi aux deux extrémités de la route qui conduit au site du port de La Pallice, qui abrite les deux dépôts appartenant aux sociétés SDLP et Picoty. La petite centaine de manifestants présents sur la zone portuaire ont accepté sans résistance l'intervention des forces de l'ordre mercredi vers minuit. «On a fait la démonstration qu'on pouvait se mobiliser à La Rochelle», a déclaré un représentant CGT, «on a fait ce qu'il fallait, la lutte n'est pas finie, on mènera d'autres actions», a-t-il ajouté lors de l'opération de démantèlement du barrage. Habituellement, une centaine de poids lourds effectuent quotidiennement des chargements sur ce site. Le blocage de ce dépôt était interprofessionnel : de nombreux enseignants, des fonctionnaires, des retraités ainsi que des salariés du privé y participaient aux côtés des dockers. Le dépôt pétrolier rochelais, d'une capacité d'environ 500'000 m3, alimente une dizaine de départements du centre-ouest de la France.

 

BLOCAGE À PORT-DE-BOUC

 

Des manifestants barrent mercredi matin, à l'appel de la CGT, l'entrée du dépôt ODC (Oléoducs de défense commune) situé à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), a-t-on appris auprès du syndicat et de la préfecture. «Nous sommes en train de bloquer le dépôt stratégique», a indiqué Mehdi Rachid, élu CGT à la raffinerie Total à La Mède, près de Martigues, chiffrant à 500 le nombre de manifestants présents, à la fois des employés des raffineries, du port de Marseille ou encore de la fonction territoriale. Selon lui, ce dépôt «alimente en kérosène les aéroports de Nice, Marseille, Lyon ainsi que les bases militaires aériennes» de la région. La préfecture a confirmé le blocage, sans plus de précision. Selon le site internet du ministère de la défense, les ODC assurent le ravitaillement en carburants des bases militaires aériennes et logistiques ainsi que le transport et le stockage de carburants civils.

 

Leur presse (LeMonde.fr), 20 octobre 2010 - 8h21.

 


Publié dans Colère ouvrière

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