Manifs sans-papiers au Mesnil-Amelot et à Montpellier

Publié le par la Rédaction

Le Mesnil-Amelot : Une manifestation pour les sans-papiers

À l’appel du réseau associatif No Border, une centaine de personnes est venue, hier à 17 heures, manifester son soutien aux sans-papiers, retenus au centre de rétention du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). Devant un impressionnant dispositif policier, qui les a empêchés de s’approcher du centre, les manifestants ont marché, banderole en tête, dans le village.


Leur presse (Le Parisien), 21 mars 2010.


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Sans-papiers : 250 personnes veulent la régularisation à Montpellier

Nouvelle mobilisation de la coordination en faveur de 80 cas.

Ils sont partis à 150 depuis les halles de La Paillade, hier en début d’après-midi, pour arriver à plus de 400 à la préfecture. La coordination des comités de soutien aux sans-papiers n’a pas faibli. Malgré la pluie qui a parsemé leur longue marche à travers les quartiers populaires de Montpellier : Figuerolles, Plan Cabanes… Avec un message «dire non aux expulsions des étrangers». Comme à chaque mobilisation, le mot d’ordre est le même : «C’est à la misère qu’il faut s’attaquer, pas aux immigrés.» Stéphane au bout d’une banderole demande clairement à la préfecture «que les immigrés, lorsqu’ils se présentent aux guichets, obtiennent une réponse sans risque d’expulsion». Mustapha estime la mobilisation «très organisée et très déterminée». Stéphane reprend : «Il faut faire évoluer les lois anti-immigrés de ce pays». Les prises de parole s’en prennent assez violemment au gouvernement. De nombreux jeunes sont de la mobilisation. Comme Charlotte et Camille, 20 et 21 ans qui «ne savaient pas. Et puis, au théâtre à la fac de Droit, on nous a mis au courant. On a repris une pièce de Molière sur la figure de l’étranger.» La pièce originale traite de l’arrivée d’un Limousin à Paris. La libre adaptation évoque celle d’un étranger qui arrive au pays de Molière… Les étudiantes sont parties de l’autre côté de la Méditerranée avec, cette fois, une bien meilleure connaissance de ce qui se passe en France.

De son côté, la préfecture reste muette sur le sort des quatre-vingts cas avancés par le collectif. De quoi donner de nouvelles idées de la tragédie…

Leur presse (Yannick Povillon, Midi libre), 21 mars.


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