La police travaille au procès de Tom et Léa - Toulouse, 17 février

Publié le par la Rédaction

Violences policières

 

Je voudrais témoigner de l’agression policière que j’ai vécue hier, lors du rassemblement de soutien pour le procès de Tom et Léa à la cour d’appel de Toulouse.

 

On nous a tout d’abord interdit l’entrée d’une audience publique.

 

Puis, alors que nous étions rassemblés pacifiquement devant les grilles du tribunal, sur ordre du commissaire, nous nous sommes fait chargés par la compagnie de CRS qui bloquait l’entrée. Ils ont entrepris de s’occuper de manifestants à coups de matraque.

 

 

À ce moment, nous nous sommes assis au sol, à l’image de notre pacifisme et de notre non-violence, l’état d’esprit dans lequel nous étions venu soutenir Tom et Léa.

 

Les CRS ont quand même lancé une grenade à déflagration et deux lacrymos.

 

Je tiens à signaler que des enfants, même des nourrissons, étaient présents et jouaient tranquillement pendant ce rassemblement pacifiste. Notamment les deux filles d’un couple d’amis avec qui nous étions venus.

 

Je reste très choquée d’avoir vu ces enfants terrorisés par la violence de la scène, de les avoir vu pleurer en demandant pourquoi ? De voir des parents essayer d’expliquer à leurs enfants que la peur a changé de camp.

 

Depuis quand s’en prend-on à des enfants ?

 

Peut-être depuis que les forces de l’ordre se permettent de passer leurs nerfs sur le peuple.

 

Frustration mal gérée ou manœuvre planifiée visant à inverser les rôles en troublant l’ordre public ? Et faire pencher la balance d’un jugement…

 

Marie
 Vendredi 18 février 2011.

 

 

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Bruno Jean PALARD 21/02/2011 09:35



Bonsoir,

J'étais Place du Salin, à quelques mètres des grilles d'entrée de la cour d'Appel de Toulouse, ce jeudi après-midi, de 12 heures jusqu'à 17h30.

J'étais venu pour tenter de faire enfin connaissance avec Tom et Léa et surtout leur témoigner "en chair et en os" mon soutien avant, pendant et après l'audience de leur appel du jugement les
condamnant en première instance.

Et aussi pour faire connaissance avec les parents de Léa, Christiane et Bruno, ainsi que Gilles qui les accompagnait, auxquels j'avais proposé quelques jours auparavant d'être hébergés chez moi
dans la nuit du 17 au 18/02, ce qu'ils avaient accepté.

A partir de 13h, j'ai vu arriver peu à peu les personnes qui - je pensais: "tout comme moi" - répondaient à l'appel initialement lancé sur HALEM par le comité de soutien à Tom et Léa dont
Christiane et Bruno font partie.

Voir ceci: http://www.halemfrance.org/spip.php?article55

Appel qui précisait clairement dans son "avis aux signataires" encadré sur fond jaune:

"(...) Au delà, l'idée de ces commentaires est de faire un mur de messages de soutien à l'intention des PERSONNES QUI VIENDRONT SOUTENIR EN SILENCE TOM et Léa A L'EXTERIEUR DU TRIBUNAL le 17
février à 14 heures. (...)"

C'est moi qui mets en majuscules.

J'ai donc soutenu Tom et Léa "en silence" et "à l'extérieur du tribunal", parce que plus que toute autre chose, il m'importait de me rappeler et respecter ce qui nous avait été précisé par le
comité de soutien et par Tom et Léa, et que toutes les personnes rassemblées cet après-midi là devaient avoir lu et compris.

A mesure que le temps passait, la tension montait dans les 2 "camps": tension du camp des autorités derrière la grille et tension du camp des citoyen(ne)s devant la grille.
Je me concentrais alors davantage et mieux sur l'affaire de Tom et Léa en cours de débat au tribunal et je conservais mon calme en en discutant avec celles et ceux qui le voulaient bien.

Et c'est comme cela que j'ai pu accueillir et surtout continuer à soutenir Tom et Léa et ses parents à leur sortie du tribunal.

Bref, j'ai seulement fait ce qu'on m'avait demandé de faire et rien d'autre.

Je n'ai donc aucun sujet de me plaindre de quoi que ce soit.

Néanmoins, j'informe celles et ceux qui sont allés porter plainte au motif d'avoir subi des violences policières cet après-midi là, que j'ai été, ainsi que de nombreuses autres personnes qui
m'ont remis leurs coordonnées, témoin de ces violences et que nous sommes prêts à les aider en témoignant de ce que nous avons vu.

Il suffit de me contacter par le biais d'ariègenews auquel je transmets de suite mes coordonnées complètes.


A défaut, me contacter par mail à : brunopalardAROBASEfree.fr



Merci pour votre attention,

Bien cordialement,




pierre 18/02/2011 21:56



A chaque fois, il faudrait chanter l'hymne "Mais combien on vous payeuuu ? Mais combien on vous payeuuuu ? Mais combien on vous payeeu pour faire ça ?". Ca marche bien en Grèce.



angus 18/02/2011 19:32



je tiens à préciser que la ce sont les gendarmes mobiles et non les CRS.


ce qui est pire car ils sont "censés" etre mieux entrainés et moins partir en vrille.


mais bon: flics porcs assassins, ACAB.