La police travaille à Poitiers

Publié le par la Rédaction

Tags contre la police : un duo arrêté puis relâché

Poitiers. Deux personnes soupçonnées d’avoir tracé de nouveaux tags contre la police ont été arrêtées puis relâchées. Lenquête de la PJ se poursuit.

Une semaine après une vague de tags haineux contre la police dans le centre-ville de Poitiers, l
affaire vient de connaître un nouvel épisode : deux personnes ont été arrêtées puis relâchées.

L
histoire débute dans la nuit de mardi à mercredi dans le centre-ville de Poitiers. La police repère deux personnes vers minuit et demi. Des tags viennent dêtre tracés sur des murs. Quand la patrouille intervient, les deux jeunes hommes se séparent, chacun dans une direction. Ils sont interpellés et les tags repérés sont tout frais. Les policiers fouillent le duo. Sur lun deux, une bombe de peinture est retrouvée. Ils sont alors placés en garde à vue.

Les nouveaux tags profèrent encore des insultes contre la police mais aussi des menaces à l
encontre du directeur départemental de la sécurité publique, déjà pris pour cible à de multiples reprises. Là, le tag lui promet le «poteau».

«Les investigations se poursuivent»

«Les inscriptions reprennent la même phraséologie que celle qui avait été employée pour les inscriptions de la semaine dernière», explique le procureur de la République, Pierre Sennès, qui suit le dossier en personne. «Ces deux personnes ont été arrêtées en flagrant délit. Elles n
ont pas dexplication à apporter à ce qui sest passé. Leur position, cest de ne rien dire.» Les deux interpellés contesteraient même leur mise en cause. Lun deux aurait ainsi indiqué avoir trouvé la bombe de peinture entre deux voitures. Une perquisition a été menée au domicile du jeune poitevin de 21 ans interpellé [Il était convoqué, hier, devant le tribunal correctionnel, pour des dégradations sur un panneau publicitaire (lire en page 6).]. Il avait hébergé chez lui le deuxième mis en cause, un Montpelliérain de 25 ans [Dans cette ville, des tags du même type que ceux de Poitiers avaient été relevés fin février. Ils visaient un ancien commissaire de Poitiers qui avait rejoint le sud de la France.]. Les deux gardes à vue ont été levées, hier, à la mi-journée. «Les investigations se poursuivent», indique le procureur de la République. Elles sont entre les mains de la PJ de Poitiers car les tags comportaient des menaces de mort contre le patron de la police locale. Lenquête a donc été confiée à un autre service. La PJ va sattacher à déterminer le degré dimplication des deux jeunes relâchés : simples imitateurs ou tagueurs en guerre contre la police.

Leur presse (Emmanuel Coupaye,
La Nouvelle République), 5 mars 2010.


Il avait dégradé le panneau de pub
«Il paraît que vous étiez en garde à vue ce matin ?» (lire page 4). La présidente du tribunal correctionnel connaît Guillaume. Cet étudiant en 2e année de psychologie passe pour la troisième fois devant la justice. Soupçonné de taguer les murs de Poitiers en début de semaine, cette grande tige à l’épaisse tignasse et aux lunettes rondes se présente à la barre pour des faits de dégradations sur une sucette publicitaire boulevard de Tassigny, non loin du lycée des Feuillants. C’était dans la nuit du 26 janvier. Les policiers repèrent le jeune homme de 21 ans. Selon eux, l’étudiant «force le panneau vitré et met l’affiche à terre». Ce soir-là, Guillaume présente un taux d’alcool de 0,89 g.
Soutenu à l’audience par une trentaine de personnes, il nie les faits. «Je commence à en avoir assez de juger ce genre de dégradations, c’est le degré zéro de la délinquance», souffle la présidente.
«Un petit imbécile»
Déjà condamné à de la prison avec sursis pour des faits similaires les 19 novembre et 15 janvier, l’étudiant en psycho agace le procureur. «C’est un acte de destruction volontaire et gratuit. Il n’a pas compris l’avertissement. Je requiers donc un mois ferme.» La présidente n’a «aucun doute» sur sa culpabilité mais ne veut pas envoyer «un petit imbécile en prison». Il écope de 70 heures de travaux d’intérêt général.
Leur presse (Bruno Delion,
La Nouvelle République), 5 mars.


Poitiers : deux interpellations pour des tags contre la police


Deux personnes ont été arrêtées, dans la nuit de mardi à mercredi, vers minuit et demi, après avoir tracé en centre-ville des tags haineux contre la police et son patron.

Une information confirmée, ce matin, par le procureur de la République, Pierre Sennès. «Ces deux personnes ont été arrêtées en flagrant délit»,
indique-t-il. «Il y avait des menaces contre le directeur départemental de la sécurité publique. Une bombe de peinture a été retrouvée sur l’une des deux personnes. L’une d’elles est déjà connue de la justice. Les tags retrouvés reprennent la même phraséologie que ceux de la semaine dernière.»

L’enquête est actuellement entre les mains de la PJ de Poitiers car les tags comportaient des menaces de mort contre le patron de la police locale. L’enquête a donc été confiée à un autre service. Le procureur de la République doit décider, dans la journée, des suites judiciaires qu’il entend donner à cette affaire.

Leur presse (Centre-Presse), 4 février.


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