La police travaille à Poitiers

Publié le par la Rédaction

Une heure d’émeute dans le centre de Poitiers

Réunis pour dénoncer l’univers carcéral, 200 émeutiers, qui avaient visiblement bien préparé leur opération, ont mis le centre-ville à sac hier après-midi.

Personne, semble-t-il, n’avait vu venir le coup. Il est vrai que les affiches appelant au rassemblement à 16h30 sur la place du Maréchal-Leclerc à Poitiers, avaient de quoi tromper leur monde. Les organisateurs y parlaient de débats, de concerts festifs avant et après ce rassemblement soi-disant festif, organisé pour protester contre le système carcéral à l’occasion du transfert, ce matin, de la maison d’arrêt de Poitiers à Vivonne.

D’où la surprise des policiers quand leurs observateurs qui surveillaient discrètement les manifestants, noyés au milieu des spectateurs du festival «Les Expressifs» mais reconnaissables à leurs masques, se sont élancés à travers la ville.

Le vade-mecum de lémeutier

Outre les masques, un indice aurait cependant pu permettre de deviner que quelque chose d’inhabituel se tramait. Un tract se réclamant de la «cellule de vigilance opaque» était distribué, non pour exposer les revendications des opposants à la prison, mais pour donner des conseils «pour se sortir d’une sale galère» : «Dans la manif, reste avec tes potes… Fais gaffe pendant la dispersion… Évite de trop t’isoler ! Prends des papelards et oublie ton teush (shit, autrement dit haschisch, en verlan, NDLR) et tout ce qui peut aggraver ta situation.»

Le reste du tract indique comment faire face à une garde à vue, voire à un procès en comparution immédiate. Tout est prévu, même le nom de l’avocate poitevine qui se chargera d’assurer la défense des émeutiers interpellés.


Les vitrines des banques explosent l’une après l’autre

En fait, pendant une grosse demi-heure, il ne se passe rien, hormis la distribution de tracts : ni slogans, ni cris ; tout juste une poignée de percussionnistes qui assure l’ambiance. Et puis, d’un seul coup, c’est le départ. Direction la rue Jean-Jaurès et le Pont-Neuf, avec les premiers tags sur les vitrines et les premières poubelles incendiées. Un abri de bus explose au niveau de l’espace Mendès-France.

Au commissariat de police, c’est le branle-bas de combat : les barres et autres outils contondants ont été signalés. Il est évident désormais que ce qui se prépare est d’une gravité extrême.

Tandis que les policiers équipés du matériel anti-émeute et les CRS arrivent sur place, les émeutiers remontent en ville et arrivent devant Notre-Dame-la-Grande où un groupe musical participe aux «Expressifs». La foule de spectateurs est compacte. Les manifestants en profitent pour saccager méthodiquement les vitrines du secteur : celles de la BNP, de la Caisse d’Épargne, le distributeur de billets du Crédit agricole volent en morceaux. Tout comme la devanture de la boutique «Nouvelle République Communication».


Lâcher de gaz lacrymogène et 18 interpellations

Les policiers arrivent rapidement sur place mais leur tâche est rendue considérablement plus difficile par la foule qui assiste incrédule au saccage. Des grenades lacrymogènes sont lancées qui font visiblement plus d’effet sur les malheureux badauds que sur les casseurs, qui avaient évidemment tout prévu (lire ci-dessous).

Abandonnant sur place masques et objets contondants, les émeutiers se dispersent en ville. De source policière, dix-huit personnes, dont des militants «ultra-gauche» ont été interpellées. Ces interpellations pourraient aboutir à un procès en comparution immédiate dès lundi, sous forte protection policière comme on l’imagine.

Hier soir, le substitut du procureur de la République, Robert Doucet-Danielsson, arrivé sur place peu de temps après la dispersion des émeutiers faisait part de ses craintes de voir de nouveaux incidents se produire au cours de la nuit et de la journée de dimanche. La police nationale et la police municipale prévoyaient de renforcer durant la nuit la surveillance autour de l’église Notre-Dame et rue du Marché.


Dans la ville
Des ballons provocants
Devant l’hôtel de Ville, les manifestants, dont on ignore encore les intentions, arborent de jolis ballons : ils les ont récupérés quelques minutes auparavant sur les stands de la police et de la gendarmerie qui animaient ce samedi, devant le Palais de Justice… la Journée de la Sécurité !
Le Printemps évacué
Alerté par le commissariat, le grand magasin Le Printemps a dû être évacué vers 18 heures. Une mesure de précaution qui tombait plutôt mal en ce grand jour d’affluence dans le centre-ville.
Le nécessaire de l’émeutier
En se dispersant, les casseurs ont abandonné à travers la ville tout ce qui aurait pu permettre de les identifier. C’est ainsi qu’un sac à dos anonyme a abouti dans le hall d’entrée de La Nouvelle République, rue du Moulin-à-Vent. Son contenu est un parfait nécessaire du petit émeutier. Outre divers vêtements imperméables, le sac contient une casquette renforcée (contre les coups de matraque), des lunettes de motard et une dizaine de dosettes de sérum physiologique (contre les lacrymos), un foulard, une bombe de peinture et deux bouteilles contenant un liquide indéterminé.
Les services municipaux à l’œuvre
Hier soir, les services techniques de la ville de Poitiers bouchaient les vitrines cassées en centre-ville à l’aide de plaques de contreplaqué. Le service déchets-propreté s’était déployé autour de la Cathédrale et rue du Marché pour ramasser les débris de verre.


«Des parents couraient avec leurs enfants en pleurs»
Des Poitevins se sont retrouvés au milieu des casseurs ou à quelques mètres. Ils ont vécu des minutes terrifiantes. Ils nous racontent leurs frayeurs.
Je sortais de chez moi, dans le quartier du Pont-Neuf, et j’ai vu une centaine de mecs le visage caché par des masques, des écharpes, raconte François, 29 ans. «Ils gueulaient “policide”, “on va vous tuer”, “on va tout casser”. Et ils ont commencé à mettre le feu aux poubelles, à casser des abris de bus, des bancs…»
Luce, elle, était en train de discuter avec des amis rue du Marché. « Soudain, j’ai vu environ 150 personnes arriver de la rue de la Cathédrale. Elles étaient encerclées par des banderoles noires, et étaient masquées. Certaines portaient même des sortes de lunettes de plongée… Un copain nous a alertés et nous a dit : «Rentrez dans la boutique, ces gars-là ne rigolent pas…» La jeune fille explique que les émeutiers avançaient en rangs «sans crier». «Ils ont ensuite lancé des fumigènes. Du coup, on les voyait à peine… L’ambiance était apocalyptique, effrayante, et l’air irrespirable. Et puis, ils sont mis à tout détruire.»
«On sentait vraiment la violence»
Un patron de restaurant, place Notre-Dame, juge que le groupe de casseurs était «très organisé», «quasi militaire». «Ils sont intervenus en plein concert des Expressifs, ce n’est pas un hasard. Ils voulaient créer un effet de surprise… Et ils s’en sont pris aux devantures des institutions : des banques, des assurances, La Nouvelle République. Ça n’a pas duré plus d’une minute, et ils se sont dispersés, encore une fois, avec beaucoup d’ordre. En une fraction de seconde, ils ont enlevé leurs masques et ont disparu. J’ai eu peur car on avait un enfant qui était sur la terrasse.»
«On sentait vraiment la violence, ajoute son épouse. On avait l’impression que ça pouvait dégénérer davantage.»
Dans la rue de la Regratterie, presque tous les commerçants ont bouclé leurs magasins ou baissé leurs rideaux de fer. Quand elles ont entendu les coups donnés contre les vitres de la Caisse d’épargne, Corinne et Audrey ont ainsi fait entrer des passants dans leur boutique et l’ont fermée à clés. «Ils avaient des sortes de battes de base-ball. On a flippé. Ils auraient très bien pu s’en prendre à notre commerce.»
Un serveur d’un café place Notre-Dame a presque les larmes aux yeux : «Je suis dégoûté. J’ai vu des parents courir avec leurs enfants en pleurs dans les bras. C’est dégueulasse ce comportement.»

Leur presse (La Nouvelle République), 11 octobre 2009.



Transfert de détenus réussi à Poitiers après des heurts

Le transfert des 118 prisonniers de la maison d’arrêt de Poitiers (Vienne) au nouveau centre pénitentiaire de Vivonne s’est déroulé dimanche matin sans incident, malgré des violences samedi soir imputées à «l’ultra-gauche».

Selon la Direction interrégionale de l’administration pénitentiaire, les 118 détenus, dont sept femmes, ont été transférés sous bonne garde dans ce nouvel établissement pénitentiaire situé à une quinzaine de kilomètres de Poitiers.

Quelques 250 membres du personnel de l’administration pénitentiaire dont des équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) ont participé à l’opération qui s’est effectuée en huit convois de trois bus, les rotations étant effectuées toutes les demi-heures.

De nombreuses forces de police et de gendarmerie ont également sécurisé les abords des deux établissements ainsi que le parcours. (…)

Leur presse (Reuters), 11 octobre - 12h11.



Scènes de vandalisme dans le centre de Poitiers

Des manifestants, se disant opposés au transfèrement de détenus entre l’ancienne et la nouvelle prison de la ville, ont brisé une vingtaine de vitrines et tagué des monuments religieux comme le Baptistère Saint-Jean. 18 personnes ont été interpellées.

La manifestation anti-carcérale a dégénéré. Près de 300 personnes se réclamant d’un collectif anti-carcéral ont investi samedi le centre de Poitiers et se sont livrés à une série de dégradations et d’actes de vandalisme. Dix huit personnes, dont des militants «ultra-gauche» ont été interpellés à l’issue des incidents. Les manifestants ont brisé une vingtaine de vitrines, des abri-bus, des cabines téléphoniques et tagué des messages haineux et anarchistes sur des monuments religieux comme le Baptistère Saint-Jean, l’un des plus anciens monuments chrétiens de France.

Initialement, le rassemblement, publicisé sur plusieurs blogs de la mouvance anarchiste, entendait protester contre un transfèrement de détenus, prévu dimanche, entre l’ancienne et la nouvelle prison de la ville. Une action dont l’envergure a dépassé toutes les prévisions de la préfecture. «Nous avons été surpris par la violence et l’organisation», a confié la directrice de cabinet du préfet, Anne Frackowiack. «Nous avons eu une opération commando de la mouvance ultra-gauche, plus importante que prévue, avec des militants venus d’autres départements», a-t-elle souligné.


Une cache darmes découverte dans un parking

«Il y avait énormément de monde en ville, tout d’un coup ils ont sorti leurs masques au milieu de la foule et sont partis en direction de la prison», jetant des projectiles sur les policiers et brisant du mobilier urbain. Un commissaire de police a été légèrement blessé à la main et un fonctionnaire de la Brigade anti-criminelle par le jet d’un marteau sur son casque. Le vendeur d’un magasin qui a tenté de s’interposer a lui aussi été légèrement blessé, a précisé Anne Frackowiack.

Cette opération commando était très bien préparée et pour les policiers le but des participants était sans aucun doute de «casser». Ils ont retrouvé notamment une cache d’armes dans un parking contenant des cocktails molotov, des masses et des fumigènes dont un au phosphore.

Les concerts du festival «Les Expressifs» prévus samedi soir ont été annulés par craintes de nouveaux débordements. La nuit s’est avérée calme et les premiers transfèrements de détenus ont pu être effectués tôt dimanche matin.

Leur presse (Le Figaro), 11 octobre - 10h52.


Casseurs assermentés au 23

(…)
D’ailleurs on aura besoin de concert de soutien je pense vu qu’il y a aucun argent qui est rentré et que (aux dernières nouvelles), les flics ont vidé des bières sur les tables de mix et les platines…

Vidage de bières plus coups de trak-ma sur du matos oui.
Classe contre classe, 11 octobre - 10h32, 10h39
Luttes sociales et contre-culture.



Arrestations après des violences de l’ultra-gauche à Poitiers

Dix-huit personnes des milieux de «l’ultra-gauche» ont été interpellées samedi à Poitiers (Vienne) après des actes de violence et de vandalisme qui ont fait un blessé, a-t-on appris dimanche de source policière.

Dans l’après-midi, 200 militants se réclamant d’un mouvement anti-carcéral se sont rassemblés dans le centre-ville où se déroulait le festival de rue des «Expressifs».

La manifestation organisée par le Collectif contre la prison de Vivonne, nouvel établissement carcéral où doivent être transférés les prisonniers dimanche, a attiré selon la police des militants venus des départements voisins et très organisés.

Profitant du festival, les manifestants, portant cagoules ou foulards, armés parfois de bâtons, de fumigènes ou de pétards, se sont attaqués aux vitrines d’une vingtaine de boutiques, ont cassé les vitres des abribus et du mobilier urbain et «tagué» des monuments.

Ils ont particulièrement dégradé la boutique Bouygues. Ce groupe est le constructeur de la nouvelle prison. Un employé blessé a reçu des soins à l’hôpital.

Leur presse (Reuters), 11 octobre - 10:31.


Dix-huit interpellations après des violences à Poitiers

Dix huit personnes, dont des militants de «l’ultra-gauche», ont été interpellées samedi à Poitiers après une violente manifestation dans le centre ville, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Vienne.

Plus de 250 militants, appartenant à un collectif appelant «au refus de l’enfermement», ont investi samedi en fin d’après-midi le centre ville pour s’opposer à un transfèrement de détenus, prévu dimanche, entre l’ancienne et la nouvelle prison de la ville.

«Il s’agissait d’une manifestation de “l’ultra-gauche” extrêmement violente et très organisée», a expliqué à l’Associated Press la directrice de cabinet du préfet, Anne Frackowiack.

«Les 250 manifestants se sont mêlés au public d’un festival de rue, avant de mettre des masques et des cagoules et de se diriger vers la maison d’arrêt», a-t-elle précisé. Ils ont brisé une vingtaine de vitrines, des abri-bus, des cabines téléphoniques et tagué des monuments religieux comme le Baptistère Saint-Jean.

«Un commissaire de police a été légèrement blessé à la main et un fonctionnaire de la Brigade anti-criminelle par le jet d’un marteau sur son casque. Le vendeur d’un magasin qui a tenté de s’interposer a lui aussi été légèrement blessé», a indiqué Anne Frackowiack.

Les concerts du festival de rue «Les Expressifs», programmés samedi soir, ont été annulés. La nuit a été calme et les premiers transfèrements de détenus ont été effectués tôt dimanche matin, a également indiqué la directrice de cabinet du préfet.

Leur presse (AP), 11 octobre - 9h35.


Le centre de Poitiers saccagé par des émeutiers

Bla bla…

Leur presse (Le Monde), 11 octobre - 9h27.


Violents incidents anarchistes à Poitiers


Bla bla…



Leur presse (France Info), 11 octobre - 6h29.



Arrestations à Poitiers


Suite à la manif, une quinzaine de personnes ont été interpellées, actuellements les flics en très grand nombre patrouillent autour du 23, ainsi que dans les rues du centre. Ils bloquent et contrôlent la porte de Paris (ils arrêtent également les voitures), et sont présents à l’intérieur du 23 où ils ont mis les personnes à terre, et prennent des photographies de celles-ci.

Le festival Expressif qui occupe les rues de Poitiers a été annulé.

Solidarité avec les inculpé-e-s !

Collectif contre la prison de Vivonne
Infozone, 11 octobre - 00h40
Liste d’information pour la France sauvage.


200 casseurs saccagent le centre de Poitiers

La manifestation anarchiste contre la prison dégénère au centre-ville. Des dizaines de vitrines et de tags ont gâché la fête des Expressifs.

Samedi, 16h30 place Leclerc à Poitiers, plusieurs centaines de manifestants se sont retrouvés à l’appel du collectif contre la prison de Vivonne. Ils sont masqués, cagoulés et ne répondent pas aux questions des journalistes. Ils se mêlent à la foule et aux artistes du festival des Expressifs. Quelques-uns distribuent des tracts de prose libertaire. «On est opposé à l’idée de prison, à l’idée de gérer la misère sociale par la prison», consent à expliquer Jules. «TF1 est un média sécuritaire et c’est le même groupe Bouygues qui enferme les gens.» (NDRL : la prison de Vivonne est construite par le groupe Bouygues construction). Masques blancs ou de carnaval, simples assiettes trouées, masques anti-grippe, foulards sur le visage, les manifestants parlent peu, paraissent tendus.

Masqués et cagoulés

Une dizaine d’entre eux arrive avec des bâtons. Les manifestants commencent un cortège en partant en direction de la prison, par la rue Jean-Jaurès. Certains commencent le parcours en taguant la banque la plus proche. D’autres ont des bâtons fumigènes, des pétards. Le cortège descend la rue Jean-Jaurès : les vitres de l’abribus et de la cabine téléphonique sont brisées. Le dôme du planétarium de l’espace Mendès-France est tagué de nombreuses phrases : «Game over, guerre sociale», «La plus belle jeunesse meurt en prison». Le mur du baptistère Saint-Jean est orné d’un «Omnia sunt communia», en latin dans le texte.


Vitrines brisées

Les manifestants sont passés par la rue de la Cathédrale en remontant vers la place du marché, par les rues piétonnes dans lesquelles les groupes d’amis et les familles profitaient de l’animation du festival des Expressifs. La fête est gâchée par la violence des bris de verre, des tags, les gaz lacrymogènes des policiers. Ils brisent les vitrines des banques en priorité, symboles du capitalisme. La boutique Bouygues fait l’objet d’un acharnement particulier : un des employés est blessé légèrement et évacué vers le CHU. Sa façade est ornée de «Bouyge construi les taules».

Opération commando

Difficile d’intervenir dans les rues piétonnes pour les policiers. Place Notre-Dame, le public se réfugie à l’office du tourisme. Après une charge policière, place de Gaulle, les manifestants s’éparpillent dans les rues : des masques, lunettes, vestes, foulards, jonchent le sol. Sept personnes sont interpellées.

«C’est une opération commando d’une mouvance ultra-gauchiste. On pensait qu’ils seraient 80 personnes dans le cadre local. En fait, c’était majoritairement des gens venus de l’extérieur, de toute la région, extrêmement organisés, avec des munitions, un mot d’ordre. Les policiers ont été surpris par le nombre de manifestants, environ 200, et la violence», déclare Annie Frackowiak, directrice de cabinet du préfet.

Leur presse (Valérie Bridard, Centre Presse), 10 octobre - 22h52.


Poitiers : 18 interpellations après des violences de l’«ultra gauche» (police)

Dix huit personnes, dont des militants «ultra-gauche» ont été interpellés samedi à Poitiers après des violences qui n’ont pas fait de blessés dans le centre ville alors que se déroulait un festival de spectacles de rue, a-t-on appris de source policière.

Dix-huit interpellations, dont certaines «en marge de la manifestation» de militants «ultra gauche», ont été faites samedi, a-t-on indiqué au commissariat de police de Poitiers. Un peu plus tôt dans la soirée, la préfecture de la Vienne avait fait état de sept arrestations.

Selon une correspondante de l’AFP, près de 300 militants se réclamant d’un collectif anti-carcéral ont investi samedi le centre ville, masqués et cagoulés, et ont brisé une vingtaine de vitrines, des abribus, des cabines téléphoniques.

«Nous avons eu une opération commando de la mouvance ultra-gauche», a indiqué à l’AFP, la directrice de cabinet du préfet, Anne Frackowiack. «Plus importante» que prévue, avec des militants venus d’autres départements, «nous avons été surpris par la violence et l’organisation», a-t-elle ajouté.

«Il y avait énormément de monde en ville, tout d’un coup ils ont sorti leurs masques au milieu de la foule et sont partis en direction de la prison», jetant des projectiles sur les policiers et brisant du mobilier urbain, mais «sans faire de blessés», a-t-elle précisé.

Outre les bris de vitrine, plusieurs monuments ont été tagués, comme le Baptistère Saint-Jean, l’un des plus anciens monuments chrétiens de France, a constaté une correspondante de l’AFP.

Le rassemblement était prévu initialement pour protester contre un transfèrement de détenus, prévu dimanche, entre l’ancienne et la nouvelle prison de la ville, selon plusieurs blogs de la mouvance anarchiste. Les concerts du festival «Les Expressifs» prévus samedi soir ont été annulés, a ajouté Anne Frackowiack, de craintes de nouveaux débordements.

Leur presse (AFP), 10 octobre - 22h27.


Rafle à Poitiers

7[0] arrestations ce soir à Poitiers à la suite de la manifestation anticarcérale.

La police est en train de rafler les personnes présentes sur les lieux où étaient organisés une série de débats à l’occasion de la journée anticarcérale.

Infozone, 10 octobre - 21h15.



200 émeutiers saccagent le centre de Poitiers

Une manifestation organisée à l’occasion du transfert de la prison de Poitiers s’est rapidement transformée en émeute. Les dégâts sont importants.

La ville de Poitiers a connu hier en fin d’après-midi une heure d’émeute particulièrement violente, organisée par des manifestants proches de l’ultra-gauche.

Rien a priori ne laissait penser que le rassemblement prétendument «festif» devant l’Hôtel de Ville pourrait dégénérer de la sorte. Quelques signes cependant ont rapidement inquiété les forces de police. Tandis que la plupart des manifestants, fondus dans le public, nombreux, du festival de rue «Les Expressifs» qui se termine ce week-end à Poitiers, se cachaient le visage à l’aide de masques, des tracts étaient distribués ; intitulés : «Quelques conseils pour se sortir d’une sale galère». En fait, la conduite à tenir dans une manifestation puis, le cas échéant, en garde à vue.

Après avoir patienté sans rien faire pendant trois-quarts d’heure, les manifestants se sont lancés à travers la ville, sortant bâtons et barres de fer de leurs cachettes. Aux tags sur les murs et les vitrines ont succédé les premiers feux de poubelles puis le saccage des vitrines notamment sur le parvis de la basilique Notre-Dame-la-Grande, un des points de rencontre du festival de rue.

Visiblement pris de court par ce déchaînement de violence, les policiers poitevins, bientôt renforcés par la compagnie locale de CRS, ont tenté de maîtriser les émeutiers. Recourant au gaz lacrymogène les forces de l’ordre ont malheureusement plus incommodé les badauds inoffensifs que les casseurs, qui avaient pris le soin de se protéger le visage.

De nombreuses vitrines de banques et de magasins ont été détruites à coups de pied ou de manches de pioches. De source judiciaire, deux des participants à cette émeute urbaine auraient été interpellés et placés en garde à vue. Le parquet pourrait décider de les faire juger dès lundi en comparution immédiate.

La même source ne cachait pas sa crainte de voir de nouveaux incidents se produire au cours de la nuit ainsi que ce dimanche. Hier soir, les forces de police se préparaient à cette éventualité.

Leur presse (maville.com), 10 octobre - 19h47.

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ng 25/10/2009 09:52


ça sent le coup tordu de la flicaille à PLEIN NEZ!! Sûre sûre archi-sûre que ce sont des  flics déguisés qui ont dévasté POitiers.
Timing bien vu pour sortir deux petits décrets de flicage, remplaçant edwige. Il faut arrêter de se faire bananer par ces c..rds!


TriNiTy 19/10/2009 23:21


trop bien entraînés, trop bien formés, mots d'ordre nickel convenus, trop bien équipés....du déjà vu, deux objectifs :  discréditer votre manifestation et votre cause aux yeux de l'opinion,
justifier des mesures liberticides


Luscus 15/10/2009 15:25


Pour que des flics ou des cons de droite puissent infiltrer une manif et jouer au casseur, il faut qu'il y ait des ploucs du type "Black-Block" qui leur offre cette possibilité par leur "uniforme"
(masque, sac à dos,...)

Bien sûr que l'on se fout des vitrines, mais pas des employées, pas des familles avec leurs gamins qui assistent à ce triste spectacle...

Avec une telle action, c'est du ressentiment et pas de la compréhension pour la cause qui dominera.

Les crétins qui se déguisent en noir, se masquent et se disent anarchistes me font gerbé...
L'anarchie est constructive, l'autodétermination et pas destructive ou chaotique comme certain pense le croire...

Si il y a des crétins pour croire que se genre d'action nous apportera un monde meilleur, ils se foutent le doigt dans l'œil. Cela servira notre gouvernent pour discréditer un peu plus toute forme
de contestation, et les gens les croiront car cela leur fait peur.

Ploucs...


miluz 11/10/2009 22:36


On a déjà vu des forces de l'"ordre" se déguiser en casseurs. Rien de mieux pour jeter le discrédit sur des rassemblements, et diviser les gens. Ils sont prêts à tout pour ça. On a vu jusqu'où ils
sont allés en Italie pendant les "années de plomb". Quelques vitrines ce n'est rien à côté. Ils peuvent très bien infiltrer les mouvements libertaires pour les pousser à la violence aussi. En tous
cas, les black-blocks ont toujours été très clairs là dessus : il n'y a aucune organisation préalable entre eux. Ce n'est pas vraiment le genre "commandos" à la Schwarzenegger. Il y a sûrement un
moyen de comprendre de qui il s'agit à leur façon d'agir. C'est une précaution à prendre pour l'avenir.


e-fred 11/10/2009 17:00


Paradoxalement, un homme seul qui se tue après avoir tué 4 personnes (dont une femme enceinte) par arme à feu ne pose pas problème à la pseudo "moralité" de la société, tout comme les 24 salariés
qui se sont suicidés...alors que là, "on" s'attaque aux banques et aux panneaux publicitaires, c'est un vrai malheur !!!