La police travaille à Argenteuil

Publié le par la Rédaction

 

Un enfant de 11 ans, renversé par des policiers, entre la vie et la mort

 

Un enfant de 11 ans a été renversé, jeudi, par un fourgon de la police alors qu'il traversait le boulevard Léon Félix à Argenteuil.

 

«Un enfant de onze ans qui traversait en dehors des clous, un baladeur sur les oreilles, a été renversé par un fourgon de police vers 17H30», selon une source proche du dossier qui confirme des information de presse. L'enfant, qui sortait vraisemblablement de l'école, n'aurait pas entendu, ni vu le fourgon, qui roulait pourtant avec la sirène.

 

Il a été transporté à l'hôpital Necker de Paris, son état est jugé «préoccupant», selon des sources concordantes.

 

«L'enfant est effectivement plongé dans un coma artificiel en attendant que son œdème cérébral se résorbe. Il faut attendre quatre ou cinq jours pour en savoir plus», selon une source proche du dossier.

 

«Il souffre d'un œdème cérébral et d'une contusion pulmonaire» disent les médecins de Necker. Après une intervention chirurgicale, il a été placé «en coma artificiel».

 

Choquée, la mère de l'enfant a été transportée à l'hôpital.

 

L'enquête est entre les mains du commissariat d'Argenteuil.

 

Les test de toxicologie réalisés sur le conducteur du fourgon de police sont négatifs.

 

Leur presse (La Dépêche), 8 octobre 2010.

 


 Un fourgon de police renverse un enfant à Argenteuil

 

Un garçon de 11 ans a été percuté hier par un véhicule de police à Argenteuil (Val-d’Oise). Grièvement blessé, il a été transporté à l’hôpital.

 

Émotion, hier, à deux pas de la mairie d’Argenteuil (Val-d’Oise). C’est là qu’un enfant de 11 ans a été percuté, vers 17 h 30, par un fourgon de police alors qu’il traversait la route. Dans un état grave, il a été transporté à l’hôpital Necker à Paris. Selon la mairie, il était hier soir hors de danger.

 

Souffrant d’un traumatisme crânien, il devait subir un scanner. La maman du garçon, en état de choc, a été prise en charge par les secours.

 

C’est à l’angle de la rue Michelet et du boulevard Léon-Feix que la collision s’est produite. «J’ai entendu des sirènes de police, le fourgon arrivait en trombe, comme d’habitude, sur l’avenue. Il était sur la voie de bus et il a grillé le feu rouge. Le petit est descendu du trottoir et il a été projeté dix mètres plus loin», raconte Corinne, une habitante du quartier qui ramenait sa petite fille de 7 ans de l’école. «C’est un carrefour très fréquenté par les enfants car il y a beaucoup d’établissements scolaires. Les jeunes sont nombreux aux abords de l’arrêt de bus», poursuit-elle. C’est justement à cet endroit que la victime se trouvait avant l’accident.

 

Selon plusieurs témoignages, l’enfant avait des écouteurs sur les oreilles. «L’impact a été violent, le véhicule de police était marqué, le pare-chocs était enfoncé et le pare-brise fissuré», relate Zacharia, qui habite aussi le secteur. «L’enfant est resté inconscient durant un quart d’heure, il avait les yeux ouverts mais il ne bougeait pas. Je pensais qu’il était mort. Puis il s’est mis à gémir», enchaîne Corinne avec effroi. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. Selon Ludovic Colignon, du syndicat de police Alliance Val-d’Oise, «le fourgon ramenait trois personnes au commissariat pour des contrôles d’identité. La circulation était dense, ce qui explique pourquoi ils étaient sur la voie de bus». Selon le syndicaliste, la sirène et le gyrophare étaient en marche. «L’enfant tournait le dos à la rue, puis, pour une raison inexpliquée, il a traversé. Les policiers n’ont pas pu l’éviter», relate-t-il, précisant que le conducteur du fourgon a été amené à l’hôpital pour des contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants, comme l’exige la procédure.

 

Philippe Doucet, le maire (PS) d’Argenteuil, a tenu à apporter, hier soir, son soutien à la famille du jeune garçon. «C’est un accident de la route regrettable et nous suivrons avec attention l’enquête qui sera ouverte sur les conditions exactes de cet accident», a confié l’élu. Le commissariat d’Argenteuil n’a pas souhaité s’exprimer.

 

Leur presse (Le Parisien), 8 octobre.

 


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