La police partout, la police au collège

Publié le par la Rédaction

saintÉtienne (Loire) : Les élèves du collège Jules-Vallès reçus par un comité d'accueil anti-policier

 

 

Hier après-midi, les élèves de cet établissement scolaire de Saint-Étienne ont eu l'occasion de faire un petit exercice pratique de citoyenneté, avant d'entrer en cours. Des représentants du syndicat Sud Loire les attendaient, pancartes au poing. «Non aux armes dans nos écoles», pouvait-on lire sur les panneaux. Une revendication qui dénonce la présence d'un policier armé dans l'enceinte du collège (voir nos éditions des 3 et 5 octobre). Pour sa deuxième mission, le brigadier-chef Paul Deloy est, hier, passé dans toutes les classes du collège, afin de se présenter et d'expliquer les raisons de sa présence aux élèves.

 

«Les prérogatives de ce policier sont strictement encadrées par un cahier des charges, indique Pierette Épale, principale du collège. Elles consistent à informer, prévenir et éventuellement sécuriser.» Étant entendu que ce dernier élément ne saurait prendre la forme d'une quelconque intervention policière sur la cour de l'école ou dans les salles de classe. «Il est bien évidemment hors de question que ce policier procède à la moindre interpellation. Au moindre incident, je me dois de suivre un protocole strict, policier ou pas dans le collège», tempère la principale.

 

Des précisions, bien loin de rassurer les représentants du syndicat Sud Loire. «Ce dispositif doit être aboli. Nous continuerons à soulever le problème tant que cela ne sera pas fait», commente Olivier Lafferrière, représentant Sud Loire. Pour l'instant, les opposants se contentent en effet de soulever le problème.

 

La manifestation d'hier n'ayant en tout et pour tout mobilisé que quatre personnes, elle ne suffira sans doute pas à interdire l'accès du collège au brigadier-chef Paul Deloy. Mais, elle a eu au moins le mérite de reposer la question de la présence de ce policier armé dans un établissement scolaire. «Les professeurs ne seraient-ils plus capables d'assurer leur mission de prévention et d'éducation ?», se demande Olivier Lafferrière.

 

Leur presse (Boris Ivanoff, Le Progrès), 8 octobre 2010.

 


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