La police partout, la police à l'école

Publié le par la Rédaction

Seine-saintDenis : Des policiers dans quatre collèges et lycées

 

La mesure annoncée au printemps par Nicolas Sarkozy s’applique dès cette semaine à Pierrefitte, Gagny, Tremblay et Villepinte. Les fonctionnaires, en tenue, tiendront des permanences.

 

Ils commencent à arriver cette semaine dans un collège et trois lycées de Seine-Saint-Denis confrontés, de manière plus ou moins récurrente et violente, à des problèmes de bandes. Quatre policiers référents ont été affectés à autant d’établissements du département dans le cadre d’une mesure annoncée en avril par Nicolas Sarkozy et appliquée à 49 autres collèges et lycées en France.

 

Concrètement, chaque fonctionnaire, en tenue, va être physiquement présent quatre heures par semaine dans son établissement de rattachement à raison de deux permanences de deux heures. Sont concernés le collège Gustave-Courbet à Pierrefitte et les lycées Hélène-Boucher à Tremblay, Georges-Brassens à Villepinte et Jean-Baptiste-Clément à Gagny. Dans cet établissement, un groupe d’une quinzaine de casseurs cagoulés et armés avait mené en mars 2009 une expédition punitive qui avait fait quatre blessés.

 

Un policier référent au milieu des élèves : l’idée n’est pas nouvelle. Depuis des années, il existe en Seine-Saint-Denis un correspondant dans chaque commissariat chargé de mener des actions de prévention dans les collèges et lycées de son secteur. «Il s’agit simplement d’aller plus loin et d’amener encore plus de proximité entre la police nationale et la communauté éducative», explique l’inspecteur d’académie, Daniel Auverlot.

 

Élèves et parents pourront être reçus en toute confidentialité

 

Véronique Marquez, proviseur du lycée Hélène-Boucher de Tremblay, qui organise aujourd’hui une réunion de travail avec son équipe sur le sujet, ne dit pas autre chose. «Nous travaillons depuis des années avec un policier référent qui mène des actions de prévention sur la toxicomanie, les délits et que l’on appelle régulièrement pour des conseils ou suite à des incidents à l’intérieur du lycée ou sur le parvis. Le partenariat fonctionne bien: on va le prolonger et le renforcer.»

 

Pas de révolution donc au lycée Hélène-Boucher où le fonctionnaire «dialogue très facilement et de manière très détendue avec les élèves», selon la proviseur. Mais un changement notable : le policier référent du lycée bénéficiera désormais d’un espace attitré, où élèves et parents pourront le consulter en toute confidentialité, et d’un numéro de téléphone. Il sera surtout beaucoup plus disponible. «Ces dernières années, nous n’obtenions pas satisfaction pour toutes nos demandes car le policier était submergé par celles des autres établissements dont il avait la charge, reconnaît Véronique Marquez. Nous allons maintenant réfléchir aux actions supplémentaires que l’on va pouvoir mettre en œuvre.»

 

Leur presse (Julien Duffé, Le Parisien), 14 septembre 2010.

 


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A.D. 15/09/2010 12:26



«Il s’agit simplement d’aller plus loin et d’amener encore plus de proximité entre la police nationale et la communauté
éducative», explique l’inspecteur d’académie, Daniel Auverlot.


Tellement de proximité, entre l'école, les entreprises, l'armée, et la police, que cela se confond, fusionnant dans un magma
coercitif.


C'est bien l'ensemble de la reproduction des classes qui est en phase critique : la critique de cette phase s'occupera, peut-être, de
l'ensemble de cette reproduction, confondant alors écoles, entreprises, casernes et commissariats dans un même mouvement.


Bravo et merci...