La police à la fac de Caen - 9 novembre

Publié le par la Rédaction

Caen : Des flics dans les bâtiments

 

Hier l'AG de l'Université de Caen a voté le blocage du Campus 1. Seule l'occupation d'un bâtiment était possible faute de forces pour tenir les autres. Malgré les menaces de la présidence de l'Université (la présidente Josette Travert est membre du Parti Socialiste on le rappelle) de faire appel aux forces de l'ordre, l'occupation s'est tout de même déroulée. Ce matin les flics ont délogé les occupants du bâtiment lettres à 6 heures. Tout le monde a réussi à décamper sans se faire arrêter.

 

Hier suite au vote du blocage, une quinzaine de militants (ou miliciens ?) se revendiquant d'extrême-droite est venu menacer l'occupation.

 

La présidence par cet appel aux flics montre clairement son parti pris pour le maintien de l'ordre et la fin du conflit social en cours.

 

Un étudiant gréviste - 9 novembre 2010.

 

 

Les forces de l’ordre font évacuer deux bâtiments du campus 1, à Caen

 

Avec le renfort d’un escadron de gendarmes mobiles, les policiers de Caen ont ce matin à 6 heures fait évacuer les bâtiments Sciences et Lettres du campus 1 de l’université de Caen. Le premier bâtiment était vide, le second abritait une demi-douzaine de «bloqueurs» qui ont disparu à l’arrivée de la police. Ceux qui souhaitent rentrer dans le bâtiment Lettres ont fait l’objet d’un contrôle d’identité. Le blocage de l’Université avait été voté par 180 pour et 154 contre lundi à midi. La présidence de l’Université avait hier soir contacté la préfecture en vue de mettre fin à cette occupation.

 

 

Leur presse (Ouest-France), 9 novembre.

 

 

Ils bloquent le campus puis s'en vont…

 

Le campus 1 a été à nouveau bloqué hier. Jusqu'à ce que la trentaine d'étudiants bloqueurs quitte les lieux hier soir.

 

Lundi, 12 heures, dans l'amphithéâtre Tocqueville du campus 1. Les étudiants passent au vote. 180 pour, 154 contre. Le blocage des bâtiments est de nouveau voté lors d'une assemblée générale étudiante.

 

Un vote fondé sur des revendications diverses. «Il n'est pas représentatif, s'offusque Anthony, étudiant en première année de biologie. Il n'y a que 300 votants, alors qu'on était presque 2000 les premières fois.» La Fédération des étudiants Caen et de Basse-Normandie (Fedec) demande à la présidente de l'université de «prendre ses responsabilités et d'organiser au plus vite un vote à bulletins secrets afin d'en finir avec ces mascarades de démocratie». Un avis partagé par plusieurs autres du bâtiment Droit.

 

La direction hausse le ton

 

Entre 12 heures et 14 heures, les pro-bloqueurs parviennent à obstruer les entrées du bâtiment Lettres et l'entrée D du bâtiment Sciences. Au grand dam de ces étudiants de Droit. Devant son impuissance, l'un d'eux lâche un coup de poing. S'en suit un début de bagarre générale entre une dizaine de personnes. Mais très vite, le calme revient.

 

 

Pas refroidis, les anti-bloqueurs ont essayé de rendre accessible le bâtiment Lettres. Sans succès. Une fois dehors, ces derniers manifestaient leur mécontentement. «En n'agissant pas, la présidence légitimise le mouvement, pestait Jim, en première année de Droit. Les forces de l'ordre doivent intervenir.» Mais la rumeur annonçant leur arrivée n'a fait que courir.

 

Il a fallu attendre 18h30 pour connaître la position de la présidente de l'université. Josette Travert n'a cette fois-ci émis aucun arrêté de fermeture administrative. Car elle ne reconnaît pas la légitimité d'un mouvement «devenu très minoritaire». Et assure qu'elle «prendra toutes les mesures permettant de garantir le fonctionnement de l'université».

 

20h45, la trentaine d'occupants préfère finalement abdiquer plutôt que d'être délogée par les forces de l'ordre. Le campus est à nouveau débloqué.

 

Leur presse (Florent Hélaine,
Ouest-France), 9 novembre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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