La lutte et la répression continuent au Maroc

Publié le par la Rédaction

Ne lâchons pas prise

 

Le samedi 26 février et le dimanche 27 février 2011, les villes du Maroc (grandes, moyennes et petites) ont connu des manifestations pour «LE CHANGEMENT». Dans la plupart des cas, la répression était au rendez-vous (Agadir, Meknès, Kénitra, Casablanca…).

 

Je me limite à «visualiser» par photos certains sit-ins, pour que toutes les personnes intéressées comparent la réalité à ce qui est véhiculé par les moyens audiovisuels «publics» et la presse des partis parlementaires, aveuglés par leur amour passionné et passionnel au makhzen (des modernistes de l'USFP et PPS aux islamistes de PJD, sans parler des classiques du MP…, ceux de DAR AL MKHZEN (PAM…) et les nouveaux parvenus qui ont renié leur passé de militant-e pour s'occuper aujourd'hui de basses besognes dans le sérail du makhzen.

 

Ne desserrons pas l'étau, n'oublions pas les centaines de détenus, les centaines de blessés, n'oublions pas KARIM, FADWA, ELMENJLI, Boutaina…

 

N'oublions pas LE COMBAT CONTINU POUR LE CHANGEMENT : liberté, dignité, démocratie (LDD), le dénominateur commun à toutes les classes populaires, la synergie du mouvement politique progressiste pluriel en ce début de l'année 2011.


 

Sefrou, autre ville de l'Atlas, la capitale des cerises, vient de perdre un de ses fils : il a succombé à des blessures causées par les forces de répression (non, pardon par des forces extraterrestres) le 20 février 2011.

 

L'enseignant chercheur (docteur en gestion), formateur des centaines d'enseignants en économie et gestion, bien connu dans les milieux internationaux de la défense des droits humains a été tabassé sauvagement le mardi 22 février 2011.

 

Azzdine Elmenjli, responsable de la section d'ANNAHJ ADDIMOCRATI à Sefrou, a été agressé sauvagement par un commando de policiers très «gentils» le 20 février 2011.

 

Deux photos de la jeune Fadwa de Souk Sebt. Elle s'était immolée le 24 février 2011 (devant la bachaouia). Bidonvilloise, Fadwa vivait avec sa famille dans une baraque, touchée dans sa dignité par les propos d'un «élu», en désespoir, elle a préféré protester à sa manière contre l'enfer terrestre, l'enfer du makhzen. Elle a laissé derrière elle deux petites filles.

 

La jeune Boutaina agressée sauvagement le vendredi 25 février 2011 au cours d'une marche populaire à Agadir.

 

 

Casablanca, le 26 février 2011 :

 

 

 

 

 

 

Khénifra, le 26 février 2011 :

 

 

 

 

 

 

Mohammedia, le 26 février 2011 :

 

 

 

 

 

 

Casablanca, le 27 février 2011 :

 

 

 

 

 

Khouribga, le 27 février 2011 :

 

 

 

 

 

 


Mailing - 28 février 2011.

 

 

Cette femme s'est brûlée suite au refus des autorités de lui acorder un lopin de terrain qu'ils avaient promis à l'ensemble de la population du bidonville. La raison ?? Mére célibataire, alors les chiens de garde du pouvoir la décrivent comme folle attardée qui avait des problèmes mentaux, une déviante en somme. Dans ce cas là nous sommes tous déviants.


 

De plus, le pouvoir marocain refuse de donner le corps à la famille pour l'enterrement du jeune KARIM ACHAIB, victime de la sauvagerie d'État. Ils craignent des émeutes suite à la procession funéraire. Leur justification ? Autopsie du corps pour déterminer les causes de la mort. Plutôt une opération de lifting pour enlever les traces de la sauvagerie du Makhzen.


25 février.

 


Publié dans Internationalisme

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