La face cachée de la "liberté d'expression"

Publié le par la Rédaction

«Vous avez le droit … de garder le silence»

 

Puisque l’État — en la personne du sinistre à lIntérieur, monsieur Hortefeux — sen prend à nos camarades du Jura Libertaire et d Indymedia Grenoble, nous répondons présents à lappel des nouvelles publications libertaires. 
Nous reprenons le mot dordre : «Que 1000 Jura Libertaire et Indymedia Grenoble fleurissent !»

Suites aux incidents à Grenoble, mais aussi à Saint-Aignan … comme ailleurs

 

Nous voudrions en profiter pour rappeler :

 

— Que la Police Nationale ou le ministère de l’Intérieur nont jamais eu besoin des anarchistes (ou même de chanteurs de rap [Puisque ces derniers ont dans ce pays, subi de la part de coalition de députés, dactuels ou danciens membres du gouvernement, et de lactuel chef de l’État un certain nombre dattaques, de poursuites allant parfois jusquà lacharnement (le cas de Hamé de la Rumeur, 8 ans de procédure et 5 procès pour être finalement relaxé). Sans compter évidemment tout ce que ces procédures de la justice de classe ont traînées avec elle dans les médias de préjugés classistes, racistes et xénophobes. (Leur presse - Libêêêh)]) pour être parfois universellement méprisés. Non sans raisons, et même lorsque ces institutions ne sont (et de loin) pas les seules à blâmer.

 

— Que les anarchistes ne sont pas responsables de la pauvreté programmée de lurbanisme, de léchec de la gentrification de certaines villes et des révoltes qui vont avec, de lapartheid social et si souvent raciste des quartiers populaires, mais aussi vis à vis des populations dites nomades, et autres sans-papiers, de la violence des fonctionnaires de l’État et du climat de guerre sociale qui en résulte après un braquage raté et son auteur tué, ou un autre abattu sur un barrage de police sans raison apparente, et dans des circonstances qui ne trompent pas.

 

Vous pourrez toujours dire «Nous ne comprenons pas».

 

Et vous vous sentirez dautant plus seuls que la réalité crève les yeux [comme les flashball].

 

Bien sûr, nous naimons, ni ne faisons lapologie du banditisme et de son imaginaire funeste, ni même du marché en général, qui nous semble une impasse liée à la misère du système capitaliste dans lequel nous vivons. Mais quon ne nous demande pas de nous réjouir quand une fois de plus, la mort est du côté des parias désignés, et que le sang versé est encore le leur. Quand les plus grands voleurs sont «amis du château» et que les petits finissent la gueule dans le trottoir, quon ne nous demande pas de ne pas nous sentir solidaires des vivants qui veulent défendre leurs morts, en dehors de toute considération de quartier.

 

Quen ces circonstances, on ne nous reproche pas de porter une certaine défiance vis à vis des institutions et ce même, sil le faut, jusquà remettre en cause la version policière du drame. Et en particulier quand les pisse-froids des médias aux ordres ne sattardent même plus à penser les faits autrement que dans lesprit dun rapport de police. Et quil est utile de rappeler que ces faiseurs de donations de Constantin ne sont pas plus digne de confiance que les médias alternatifs qui prétendent à offrir une information qui, elle au moins, assume lexpression de ses convictions au lieu de cacher le mensonge de ses accointances derrière une fantasmatique «neutralité» [Source dans leur presse : Libération ; Le Parisien].

 

Enfin, devant la mécanique enrayée de lappareil répressif, et son caractère de plus en plus visiblement arbitraire — ce quil est essentiellement :

Nous exigeons dores et déjà la libération et labandon des poursuites pour les personnes arrêtées à Grenoble suite aux nuits démeutes, ainsi que larrêt des poursuites contre nos camarades des sites dinformation du Jura Libertaire et dIndymedia Grenoble.

 

Rien nest perdu : La lutte continue !

 

Le Cri du Dodo, 28 juillet 2010.

 


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A.D. 11/08/2010 16:48



"Bien loin de s'opposer aux prétendus excès, aux exemples de vengeance populaire contre des individus haïs ou contre des édifices publics auxquels ne s'attachent que des souvenirs odieux, il
convient d'en prendre soi-même la direction en main."


Karl Marx


Il va falloir, dans les rangs des exploiteurs, songer à interdire la lecture du Manifeste du Parti Communiste, de Guerre Civile en France, des Gründrisse et de Das Kapital...


C'est ainsi que l'histoire bégaie depuis le XIXème : que faire du Rouge et du Noir ?


Salutations