La CNT Construction contre la mortalité au travail dans le BTP - Place de l'Alma à Paris, 11 novembre

Publié le par la Rédaction

Paris : Hommage aux morts des chantiers

Des militants de la Confédération nationale du travail (anarcho-syndicaliste) ont commémoré à leur façon le 11 novembre en rendant hommage jeudi à Paris aux morts sur les chantiers de construction. «Temps de guerre : chair à canons, temps de paix : chair à patrons», livrait un panneau.
Une petite centaine de militants syndicalistes, dont une partie d'origine d'Afrique noire et du Maghreb, se sont rassemblés près du pont de l'Alma — connu pour sa statue de zouave, fantassin de l'armée coloniale française — et avaient disposé sur le sol des dizaines de casques de chantier pour symboliser les morts «pour la France» dans le bâtiment et les travaux publics (BTP) depuis l'époque coloniale jusqu'à nos jours. Selon des chiffres cités par la CNT et provenant, selon le syndicat, de sources officielles, il y a eu, en 2009, 120.386 accidents du travail dans le BTP, dont 8.712 avec incapacité permanente, 141 décès dont 26 dus à des maladies professionnelles. À ces chiffres, il faut ajouter, selon la CNT, les accidents du travail des intérimaires (dont plus de 20% travaillent dans le BTP) et parmi lesquels on a dénombré 57 décès, toutes industries confondues.
Leur presse (Europe1.fr), 11 novembre 2010.
Manifestation à Paris en hommage aux morts sur les chantiers de construction
«Temps de guerre : chair à canons, temps de paix : chair à patrons» : des militants de la Confédération nationale du travail (anarcho-syndicaliste) ont commémoré à leur façon le 11 novembre en rendant hommage jeudi à Paris aux morts sur les chantiers de construction.
Une petite centaine de militants syndicalistes, dont une partie d'origine d'Afrique et du Maghreb, se sont rassemblés près du pont de l'Alma — connu pour sa statue de zouave, fantassin de l'armée coloniale française — et avaient disposé sur le sol des dizaines de casques de chantier pour symboliser les morts «pour la France» dans le bâtiment et les travaux publics (BTP) depuis l'époque coloniale jusqu'à nos jours.
«Il y a encore aujourd'hui un mort tous les deux jours par accident du travail», a souligné à l'AFP Éric Desoindre, secrétaire général de la fédération parisienne de la CNT.
Selon des chiffres cités par la CNT et provenant, selon le syndicat, de sources officielles, il y a eu, en 2009, 120.386 accidents du travail dans le BTP, dont 8.712 avec incapacité permanente, 141 décès dont 26 dus à des maladies professionnelles.
À ces chiffres, il faut ajouter, selon la CNT, les accidents du travail des intérimaires (dont plus de 20% travaillent dans le BTP) et parmi lesquels on a dénombré 57 décès, toutes industries confondues.
Au cours de prises de parole, hommage a été rendu aux «morts dans la boue des chantiers, cancéreux de l'amiante, bancals du dos ou de la hanche, toussoteux du cobalt, du chlore ou de la térébenthine, silicosés aux poussières multiples, amputés de la machine».
«92 ans après l'armistice, la guerre de classe continue et les travailleurs du BTP en sont toujours les premières victimes», selon la CNT.
La CNT revendique entre 4 et 5.000 membres sur toute la France.
Leur presse (Agence Faut Payer), 11 novembre.

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