La barbarie travaille à Woippy

Publié le par la Rédaction

Woippy : un jeune accuse la police

 

Nabil, blessé dans l’accident, affirme que les policiers ont fait volontairement tomber le scooter.


Nabil Bouafia lun des deux jeunes grièvement blessés dans une course-poursuite avec des policiers en janvier à Woippy, accuse la police municipale d’être à l’origine du drame. Le jeune homme, aujourd’hui lourdement handicapé, affirme que les policiers ont fait volontairement tomber le scooter, lors du drame.


Il sest constitué partie civile mercredi dans linformation ouverte contre X au tribunal de Metz pour homicides et blessures involontaires. «Ils nous ont fait tomber» a-t-il affirmé à Europe 1.


Instruction en cours


Des déclarations contredites par les premiers éléments de l’enquête et qui ne sont pas confirmées par lautre jeune homme accidenté. Le parquet de Metz a toujours réfuté la thèse d’une collision entre le véhicule de la police municipale et le scooter. Une instruction est en cours dans le cabinet dun juge dinstruction de Metz.


Le maire défend sa police


Le maire UMP de Woippy, François Grosdidier, a rejeté jeudi les accusations de Nabil. «Le seul contact physique (entre la police et les jeunes) a été pour leur faire du bouche-à-bouche et des massages cardiaques pour les empêcher de mourir», a t-il déclaré.


Le 20 janvier, à lissue dune course-poursuite de moins dun kilomètre, trois jeunes fuyant une patrouille de police à bord dun scooter avaient été projetés sur la chaussée après avoir effectué une embardée dans un virage. Lun dentre eux était mort sur le coup, Les deux autres, Nabil et Joshua avaient été grièvement blessés.


Les trois policiers municipaux, qui avaient pris en chasse le scooter, avaient été placés en garde à vue peu après les faits avant dêtre remis en liberté.


Leur presse (Europe 1), 1er avril 2010.

 

 

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Drame de Woippy : la police municipale sur la sellette

 

L’un des deux jeunes grièvement blessés dans une course-poursuite avec des policiers municipaux en janvier à Woippy a accusé jeudi les fonctionnaires davoir «fait tomber» le scooter volé sur lequel il se trouvait, causant la mort du conducteur. «Ils [les policiers municipaux, NDLR] nous ont coursés, ils nous ont fait tomber», a affirmé à des journalistes Nabil Bouafia, 19 ans, qui apparaissait très diminué après plusieurs semaines passées dans un coma artificiel. «Quand nous étions à terre, ils nous ont frappés», a ajouté le jeune homme, qui se déplace en chaise roulante depuis sa sortie, il y a quelques jours, du service de neuro-chirurgie du CHU de Nancy-Brabois.


Le 20 janvier, à l issue d une course-poursuite de moins d un kilomètre, trois jeunes fuyant à scooter une patrouille de police avaient été projetés sur la chaussée après avoir effectué une embardée dans un virage. L un d'entre eux, Malek Saouchi, 19 ans, de Woippy, était mort sur le coup, la boîte crânienne enfoncée. Les deux autres, M. Bouafia, 19 ans, de Metz, et Joshua Koch, 20 ans, de Woippy, avaient été grièvement blessés.

Les jeunes roulaient «sans casque, sans papiers et à une vitesse excessive sur le scooter qui était non éclairé et signalé volé depuis décembre», avait indiqué peu après les faits le procureur de Metz, Rémi Heitz, refusant de parler de «course-poursuite». Les trois policiers municipaux, qui avaient pris en chasse le scooter, avaient été placés en garde à vue peu après les faits avant d être remis en liberté.

Le maire UMP de Woippy (Moselle), François Grosdidier, a rejeté jeudi les accusations de Nabil Bouafia. «Le seul contact physique [entre la police et les jeunes] a été pour leur faire du bouche-à-bouche et des massages cardiaques pour les empêcher de mourir», a dit François Grosdidier à Reuters. «Les policiers n
 ont pas de matraque télescopique, mais des “tonfas” et les “flash balls” ont été saisis», a-t-il ajouté, soulignant que les premiers éléments de l enquête n avaient permis d identifier aucun choc entre le véhicule de la police et le scooter.

Leur presse (Le Monde), 2 avril 2010.

 


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