L'armée disperse les occupants de la place Tahrir - 13 février

Publié le par la Rédaction

Égypte : L'armée veut libérer la place de la Libération

 

Place Tahrir, plusieurs milliers de manifestants exigent toujours la démission du gouvernement et la dissolution du parlement. En face, l'armée cherche prioritairement à ramener l'ordre.

 

 

Au Caire, toute la place Tahrir est évacuée. Toute ? Non, plusieurs milliers de manifestants résistent encore à la pression de l'armée. Sur ce rond-point, épicentre du soulèvement populaire déclenché le 25 janvier contre le régime d'Hosni Moubarak, un petit campement de protestataires refusait encore dimanche de quitter les lieux.

 

Autour de ce bivouac contestataire, la place de la Libération a repris son animation pré-révolutionnaire. Après la démission de Moubarak vendredi, la circulation y a repris ses droits, accompagnée d'opérations de nettoyage et de démontage des tentes.

 

Mais alors que les militaires tentaient dimanche matin de disperser les derniers manifestants, des milliers sont revenus en force place Tahrir. Ils sont venus soutenir ceux qui refusent toujours de partir avant que l'armée ne tiennent «ses promesses», à savoir la mise en œuvre d'un processus d'élections libres, la levée de l'état d'urgence, la libération de la presse. En somme la garantie de  protéger les «acquis» de la Révolution.

 

«L'armée est la colonne vertébrale de l'Égypte. La solution n'est pas de nous faire quitter la place. Elle doit répondre à nos demandes», a déclaré un manifestant dans un haut-parleur. Un peu plus tôt, le chef de la police militaire, Mohamed Ibrahim Moustafa Ali, avait appelé les contestataires à démonter leur tentes et à quitter la place pour permettre à la vie de reprendre son cours normal.

 

Dimanche, le gouvernement a indiqué par la voix de son porte-parole qu'il resterait en place jusqu'à la fin de la période de transition. Un nouveau gouvernement sera alors nommé «sur la base de principes démocratiques». Le calendrier de cette période de transition, entre les mains du Conseil suprême des forces armées (le véritable organe du pouvoir désormais) et de son chef Mohamed Hussein Tantaoui, reste toutefois à déterminer.

 

Leur presse (France Soir), 13 février 2011.

 

 

Regain de tension au Caire

 

Des milliers de manifestants en faveur de la démocratie ont décidé de regagner la place Tahrir, dans le centre du Caire, symbole de la contestation qui a conduit à la chute d'Hosni Moubarak.

 

Ce mouvement fait suite à l'intervention de l'armée, déployée pour tenter de déloger les derniers manifestants encore présents sur les lieux.

 

Un correspondant de la BBC indique que les militaires semblent faire preuve de retenue et ne pas être sûrs de l'attitude à adopter.

 

Sur certaines images télévisées, néanmoins, on peut voir un soldat frappant des manifestants.

 

Leur presse (BBC), 13 février - 10:00 GMT.

 

 

L'armée disperse les manifestants place Tahrir


Le trafic sur le rond-point du Caire, épicentre de la révolution, reprend pour la première fois depuis plus de deux semaines.

 

 

 

 

 

L'armée a commencé, dimanche, à disperser les manifestants encore rassemblés sur la place Tahrir au Caire, alors que le trafic sur le rond-point, épicentre de la révolution, reprenait lentement pour la première fois depuis plus de deux semaines. Des manifestants ont scandé «doucement, doucement», alors que les soldats s'approchaient d'eux, et une poignée a résisté, provoquant quelques bousculades. Des soldats ont parlé aux manifestants.

 

L'armée, qui assure respecter les demandes des manifestants dont la mobilisation a provoqué la chute du régime de Hosni Moubarak, a appelé les occupants de la place Tahrir à rentrer chez eux pour permettre à la vie de reprendre son cours. Dans le sillage des manifestations lancées le 25 janvier, le trafic de la place Tahrir s'était interrompu le 28 janvier. «Sur la place, sur la place, nous réclamons nos droits sur la place», ont scandé certains manifestants, alors que l'armée encerclait la foule.

 

 

Protéger la révolution

 

Malgré le départ de Hosni Moubarak vendredi — principale revendication des manifestants —, certains ont prévenu qu'ils resteraient place Tahrir pour protéger la révolution et mettre la pression sur le Conseil suprême des forces armées, qui assume désormais le pouvoir. «L'armée est la colonne vertébrale de l'Égypte. La solution n'est pas de nous faire quitter la place. Elle doit répondre à nos demandes», a déclaré un manifestant dans un haut-parleur.

 

Selon certains protestataires, plus de trente responsables du mouvement ont été interpellés et emmenés près du Musée égyptien, situé près de la place. L'armée, appelée par Moubarak le 28 janvier dernier à venir épauler la police débordée par la situation, est dans l'ensemble restée neutre et en retrait pendant la révolution. «Il n'y a pas d'hostilité entre le peuple et les forces armées. Nous vous demandons de ne pas vous en prendre à nos fils. Il s'agit d'une manifestation pacifique», a déclaré un manifestant.

 

Leur presse (Reuters), 13 février.

 

 

 

 

 

Publié dans Internationalisme

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