Journée nationale antirépression - Poitiers, 19 mars

Publié le par la Rédaction

Manifestation et débat antirépression à Poitiers

 

Le Comité Poitevin contre la Répression des Mouvements Sociaux a organisé une manifestation qui a démarré à côté du Centre Commercial des Cordeliers, côté rue du Marché-Notre-Dame afin de dénoncer la montée répressive de l’État.

 

La vidéo-surveillance par exemple risque de changer de nom pour s’appeler vidéo-protection afin de mieux passer auprès du public. La LOPPSI 2 par exemple intensifie le «flicage», sous prétexte de trouver un petit nombre de personnes qui pourraient troubler un ordre établi, on se met à surveiller tout le monde. De ce fait, tous les citoyens sont considérés comme des menaces potentielles. Il est bien évident que pour trouver une aiguille dans une meule de foin, il faut surveiller le «foin» et non pas détecter l’aiguille. Sur internet par exemple tout échange est mémorisé par les différents fournisseurs d’accès durant une année, les mails sont passés au crible de filtres informatiques. Pour les téléphones portables, ce sont les numéros et depuis peu les sms qui sont archivés et peuvent servir de preuves lors d’enquête. Il y a toujours le dispositif «Échelon et Projet P415». Oui, il y a de quoi devenir paranoïaque… Le prélèvement d’ADN même pour de petits faits anodins peut être demandé et tout refus peut être soumis à condamnation.

 

La Coccinelle n’ose même pas parler de Facebook qui est le plus gros système de contrôle qui soit et qui de plus n’est même pas situé en France. Beaucoup de personnes dévoilent consciemment une partie de leur vie privée, alors qu’elles ne dévoileraient même pas une partie de celle-ci, si des questions leur étaient posées.

 

Ennemi d'État, ce n'est pas de la paranoïa, nous sommes tous observés… Mais trop d’informations tue l’information, c’est ce que les régimes dictatoriaux ont pu expérimenter de l’autre côté de la Méditerranée.

 

 

 

 

Tous les uniformes ne sont pas bleus

 

 

 

La Coccinelle qui a suivi les deux manifestations de ce samedi 19 mars a remarqué que du côté de celle liée à l’enseignement, il y avait peu de présence policière, alors qu’il y avait près d’un policier pour trois personnes du côté de la manifestation Antirépression…

 

C’est vrai qu’elle était composée de personnes qui dénonçaient un certain ordre établi par l’État, il faut bien avouer que l’État protège plus particulièrement les biens privés et essaye de maîtriser la rébellion des classes productives de richesses, mais qui sont spoliées de celles qu’elles produisent. Un exemple lorsque des personnes essayent d’éviter le démantèlement de la société dans laquelle ils travaillaient, on envoie les forces de l’ordre pour que dans bien des cas la production aille s’effectuer dans des pays dans lesquels les coûts sont moindres au non d’une liberté… oui mais pour qui ? On sacrifie le fruit du travail au nom de l’argent, alors qu’il semble que l’argent soit le fruit du travail, mais cela dépend pour qui est l’argent au final…

 

 

Rencontre de la manif des enseignants

 

Les deux manifestations se sont croisées à côté du temple de la culture qu’est la médiathèque et beaucoup de bisous et de poignées de mains se sont échangés. La Coccinelle à même entendu : «Ceux de la manifestation antirépression sont vraiment courageux d’oser se mettre en danger». C’est sûr, il y a plusieurs façons de brimer ceux qui dénoncent un ordre établi, on essaye de les mettre dehors et de les exclure, ils sont plus contrôlés et on arrive à trouver des motifs pour les virer ou stopper leur progression, mais il y a aussi le harcèlement moral. Le contrôle social a de multiples façons d’être exercé, jusqu’à l’ultime descente progressive de l’échelle sociale…

 

Après cette rencontre, les deux manifestations ont chacune suivi leur chemin. L’antirepression est allée symboliquement bâillonner le piédestal de la statue de la liberté sur la place du même nom. Des slameuses et des slameurs de l’association l’Astre en Moi ont déclamé des textes sur les thèmes de l’injustice et de la répression.

 

 

Les slameurs d’Astre en moi

 

La police veille sur nous

 


 

 

La Coccinelle ayant assisté à quelques conférences en Facs ces derniers jours, aura beaucoup de rédactionnel à faire afin de faire une synthèse des aspects sociologiques qui se déclinent dans une partie de monde…

 

Ah ! Lien social quand tu nous tiens…

 

La Coccinelle, 20 mars 2011.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les «anti-rép'» rebaptisent des rues du centre de Poitiers

 

Plusieurs membres du Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, les «anti-rép' 86», avaient décidé, samedi après-midi, de rebaptiser quelques rues du centre-ville de Poitiers. Une cinquantaine de personnes a répondu à l'appel à manifester lancé, à l'échelle nationale, «contre la violence policière et la répression».

 

Le collectif entendait particulièrement dénoncer le projet de Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2) et «la politique du tout sécuritaire». La manifestation, qui s'est déroulée dans le calme, s'est terminée par un débat à la maison du peuple.

 

Leur presse (Nouvelle République), 20 mars.

 

 

 

 

Commenter cet article