Jeudi 21 octobre : Blocages partout - Manif tuée dans l'œuf à Lyon

Publié le par la Rédaction

 

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16h03 : Manifestation à Avignon

 

Aujourd'hui, une manifestation avait lieu à Avignon, avec de multiples départs en différents points de la ville (5) en direction de la place du palais des Papes, pour la venue de Brice Hortefeux. Point d'Hortefeux, mais moult élus encravatés, surpris de voir débarquer plusieurs milliers de manifestants (au moins 3500 selon une estimation provisoire de la CGT) se massant devant les grilles et une ligne imposante de… 20 CRS (grand maximum) ! Les élus sont hués et deux/trois œufs sont même lancés, dès lors qu'ils apparaissent hors des murs du palais, quelques «police partout justice nulle part» et autres «CRS SS» surgissent des rangs des lycéens venus nombreux, une Internationale est même entonnée parmi ces derniers. Une femme parvient à passer le cordon et à narguer les CRS pendant quelques secondes : la nervosité des forces de l'ordre est évidente, les regards sont évidemment tournés vers l'intervention, plutôt gentillette… Cette seule intervention sur la manifestante en question suffit cependant à provoquer des huées et des volées d'insultes, les grilles sont secouées. La ligne n'est pas franchie, mais il est clair que le rapport de force joue largement en notre faveur. Une manifestation surprenante, pour la très calme et raisonnée Avignon. Espérons que cela augure d'autres rassemblements encore plus amusants. [Courriel]

 

 

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15h04 : À Lyon, charge à nou­veau place Bellecour. Plus d’un mil­lier de per­son­nes sont sur la place Antonin Poncet, fina­le­ment pas par­ties en mani­fes­ta­tion. L’hélico tourne au-dessus. [Rebellyon]

 

 

 

14h58 : Place Antonin Poncet gazée à son tour. [Rebellyon]

 

14h48 : Les flics char­gent et gazent place Bellecour. Les mani­fes­tant-e-s sont repous­sés sur le centre de la place. [Rebellyon]

 

14h30 : À Lyon, les per­son­nes situées place Bellecour sont blo­quées alors que les syn­di­ca­lis­tes pré­sents place Antonin Poncet sou­hai­tent partir en mani­fes­ta­tion (les deux places sont à côté l’une de l’autre).  [Rebellyon]

 

 

14h20 : 500 per­son­nes place Bellecour sont sépa­rées du ras­sem­ble­ment place Antonin Poncet par un énorme dis­po­si­tif poli­cier. Présence du GIPN sur place à nou­veau, vont-ils sortir les fusils à pompe comme hier ?  [Rebellyon]

 

14h08 : Place Bellecour tou­jours blo­quée, les flics lais­sent ren­trer les gens mais ils ne peu­vent pas res­sor­tir. Contrôles au faciès. [Rebellyon]

 

13h40 : La police empê­che les lycéens (place Bellecour) de rejoin­dre les mani­fes­tants (place Antonin Poncet). Tout ce qui est jeune (ou pas «blanc» selon des témoins sur place) ne peut pas rejoin­dre la mani­fes­ta­tion. Un double-bus vient d’être amené sur place, selon plu­sieurs témoins, ça sent la rafle. Venez nom­breux ! [Rebellyon]

 

13h30 : Les CRS (envi­ron 600) ont bloqué la place Bellecour et filtrent les entrées et sor­ties, empê­chant les lycéens d’accé­der ou de quit­ter la place. La police cher­che-t-elle à empê­cher la mani­fes­ta­tion de cette après-midi, pour­tant appelé par les syn­di­cats de tra­vailleurs et de lycéens ? [Rebellyon]

 

 

13h20 : SNCF : blocages en régions

 

La SNCF a déploré que "des actes de malveillance pénalisent le retour à la normale des trafics" depuis mercredi, après notamment des blocages de voies en Ile-de-France jeudi matin, dans le cadre de la contestation de la réforme des retraites.

 

La SNCF "se mobilise pour améliorer chaque jour son niveau de service" et "plus de 1.000 trains de voyageurs supplémentaires roulent ce jeudi par rapport à mardi", selon un communiqué. De plus, l'entreprise publique "prépare un service TGV quasi normal pour les départs en vacances" vendredi et "les acheminements prioritaires de fret ferroviaire reprennent".

 

Mais "des actions de blocage de la circulation ont gravement perturbé le trafic ferroviaire en Ile-de-France sur plusieurs points du réseau RFF, réseau ferré de France (Achères, Dourdan, Etampes, Montceau, Paris-Austerlitz), et sur des installations SNCF à Mitry et à la gare Montparnasse", d'après la SNCF.

 

"Des actions semblables menées dans plusieurs régions et villes dont Chartres, Metz et Dunkerque rendent plus difficiles les déplacements quotidiens des usagers", ajoute l'entreprise publique. "Ces actes sont le fait de groupes isolés, rassemblant des manifestants et quelques cheminots", selon la SNCF.

 

Elle "met tout en œuvre pour assurer le respect du droit au travail et la protection de l'outil ferroviaire, et donc la continuité du service à tous ses clients". "Chacune des exactions fait l'objet d'un dépôt de plainte, en parallèle à l'application stricte des règles statutaires lorsque des cheminots sont impliqués dans la perturbation des circulations", a-t-elle précisé. Les cheminots peuvent en effet être sanctionnés pour faute dans l'exercice de leur travail.

 

En réaction à ce communiqué de la SNCF, la CGT-cheminots a "condamné les véritables actes de malveillance, ceux qui remettent en cause la sécurité ferroviaire", notamment des occupations sauvages de voies ou de postes d'aiguillage.

 

 

 

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12h57 : Nouveaux incidents à Lyon

 

Des incidents ont éclaté pour la troisième journée consécutive dans le centre de Lyon, où les forces de l'ordre ont déployé les grands moyens. Dans le quartier de la place Bellecour, des jeunes se sont à nouveau livrés par petits groupes à des jets de projectiles et à des dégradations de voitures et de mobilier urbain.

 

À la demande de la préfecture, les transports en commun ont interrompu leurs rotations à partir de 09h30 (07h30 GMT) dans le quartier de la Presqu'Ile, où des boutiques ont été pillées mardi.

 

Les forces de l'ordre ont mis en place des canons à eau autour de la place Bellecour. Elles ont utilisé un hélicoptère ces derniers jours pour repérer et identifier les fauteurs de trouble.

 

Il y a eu 18 arrestations ce matin, après une centaine ces deux derniers jours, selon la préfecture. Le préfet a présenté les "casseurs" comme des banlieusards sans lien avec les lycéens manifestant contre le projet gouvernemental de réforme des retraites.

 

 

12h34 : 3.500 à 5.000 lycéens réunis à Bordeaux

 

Entre 3.500 lycéens et étudiants, selon la police, et 5.000, selon les organisateurs, ont manifesté jeudi matin dans le centre de Bordeaux, dans le calme, pour protester contre la réforme des retraites. Le cortège, solidement encadré par des représentants de la CGT et de la FSU notamment, est parti de la place de la Victoire, dans le quartier étudiant, pour arriver devant la préfecture où une centaine de militants syndicaux (CGT, Sud, FO) se trouvaient.

 

Derrière une banderole de tête du collectif "la retraite une affaire de jeunes, défendons la retraite à 60 ans", les lycéens et étudiants, appelés à manifester entre autres par le MJS, le MJC, l'UEC et l'UNEF, ont défilé aux cris de "la réforme sévit, la retraite se vit" ou "Sarko, t'es foutu, la jeunesse est dans la rue". Parmi les pancartes fleurissant dans le cortège, on pouvait lire "On aurait bien brûlé cette réforme mais il n'y a plus d'essence" ou "Mon papy m'a pris mon job".

 

En fin de manifestation, un appel a été lancé pour rejoindre Carbon-Blanc (banlieue bordelaise), où une plate-forme logistique qui approvisionne les supermarchés du groupe Auchan du Sud-Ouest est bloquée depuis la nuit dernière par 200 personnes à l'appel de l'intersyndicale.

 

 

12h30 : Ils bloquent le dépôt de carburant de Vovray - Annecy

 

À l’appel des syndicats CGT, Sud, CNT et PCF, 200 personnes se sont rassemblées ce matin devant le dépôt pétrolier de Vovray. Ils disent être déterminés à bloquer le dépôt le plus longtemps possible. À l’intérieur, une quarantaine de camions sont en attente de livraison.

 

 

12h10 : Nouvelles actions en Languedoc-Roussillon

 

Autoroute A9 près de Nîmes : Plusieurs centaines de manifestants ont organisé ce matin une opération escargot sur l'autoroute A9 au départ de Nîmes vers le péage de Gallargues (Gard), où les barrières ont été momentanément levées. Selon la CGT, des cheminots, des salariés de l'Education nationale ou du secteur de l'énergie notamment ont participé à cette action qui a pris fin sans incident peu après 11 h, selon les Autoroutes du sud de la France (ASF).

 

Nîmes : Le lycée nîmois du centre-ville, Daudet, est toujours bloqué par une quarantaine d'élèves. Ils ne laissent passer que les étudiants en classe prépa, sur présentation de leur carte d'étudiants, et les enseignants. Ce matin, comme hier, des parents d'élèves opposés au blocus, sont venus très tôt, à 7h30, pour tenter de laisser passer les élèves désirant suivre les cours.

 

L'atmosphère est assez tendue entre les pros et les anti-blocus. L'inspection académique a déployé les agents de l'équipe mobile de sécurité sur place pour sécuriser les lieux.

 

Ailleurs, la situation est presque redevenue normale et les cours ont repris. Des blocus persistent néanmoins dans le calme à Philippe-Lamour et Hemingway.

 

Alès : Délogés ce matin par les CRS de leur blocus devant le lycée Jean-Baptiste-Dumas, quelques centaines d'élèves sont allés rejoindre les cheminots en gare d'Alès, avec lesquels ils ont empêché deux trains d'entrer et un de partir.

 

Lunel : À 6 heures ce matin, une cinquantaine de manifestants, (enseignants, cheminots, territoriaux…), menés par des représentants de l'intersyndicale départementale, ont bloqué la grille de la plateforme de distribution ED à Boisseron.

 

Le dépôt Nicollin de Gallargues-Le Montueux a bien reconduit son mouvement de grève à la majorité, ce matin. Mais le blocus du site a par contre été levé. Une dizaine d'éboueurs non grévistes ont a pu sortir travailler avec les bennes. Un début de ramassage est ainsi amorcé depuis ce matin dans le Pays de Lunel. Mais il ne devrait être que partiel, compte tenu d'une accumulation de poubelles durant quatre jours et du faible nombre de camions en service.

 

Le blocus des établissements Louis-Feuillade et Victor-Hugo a de nouveau été mis en place, très tôt ce matin, à Lunel. Si la direction des établissements a fait en sorte d'ouvrir un passage pour les lycéens qui souhaitent aller en cours, plusieurs centaines d'élèves ont décidé de partir manifester. Les deux établissements sont ainsi en train de se rejoindre pour ne faire qu'un seul cortège.

 

Sète et alentours : Les éboueurs de Sète, Balaruc-le-Vieux, et Marseillan sont en grève depuis hier. Ce matin, les rues de Sète accueillent les sacs poubelles et les cartons. Les containers débordent déjà. Une assemblée générale doit avoir lieu vendredi matin pour décider de la suite du mouvement.

 

Plusieurs dizaines de lycéens bloquent les ponts de Sète en ce moment. Ils ont été délogés du Pont de la savonnerie, en plein coeur de ville par les policiers et se dirigent actuellement vers le pont de la gare.

 

Frontignan : Après quelques heures de blocus, le dépôt pétrolier de Frontignan est de nouveau accessible pour les camions venus se ravitailler. Une centaine de manifestants avaient pris place devant les grilles dès ce matin. Ils ont quitté les lieux sans incidents.

 

Mèze : Le groupe de Mézois qui envisageait de bloquer un ou deux rond-points à Mèze (lire Midi Libre du jour) ce soir à partir de 18h pour manifester contre la réforme des retraites, a décidé d'annuler cette initiative. Un des protagonistes aurait été contacté par un officier de gendarmerie qui l'aurait dissuadé de mener cette opération jugée illégale par les autorités.

 

P.-O. : Selon le Centre national d'informations routières (Cnir), à Canohes, «en raison d'un barrage fixe, la nationale N1009 est coupée à tous les véhicules».

 

 

12h08 : Manifestations et actions en Languedoc

 

Plusieurs centaines de manifestants ont organisé ce matin une opération escargot sur l'autoroute A9 au départ de Nîmes vers le péage de Gallargues (Gard), où les barrières ont été momentanément levées. Selon la CGT, des cheminots, des salariés de l'Education nationale ou du secteur de l'énergie notamment ont participé à cette action qui a pris fin sans incident peu après 11H00, selon les Autoroutes du sud de la France (ASF).

 

Des manifestants ont aussi envahi les voies SNCF à Sète (Hérault), Alès (Gard) mais aussi à Narbonne (Aude) où une opération était en cours peu avant 12H00. Un train Téoz à destination de Bordeaux était bloqué en amont de la gare de Narbonne, selon la direction régionale de la SNCF.

 

Autour du Bassin de Thau, au sud de Montpellier (Hérault), ce sont des fonctionnaires de la régie de collecte des ordures qui ont cessé le travail, a-t-on appris auprès de Thau agglomération. Trois villes étaient affectées pour la deuxième journée consécutive par cet arrêt de travail: Ballaruc-les-Bains, Sète et Marseillan, selon la même source.

 

Jeudi matin, l'incinérateur de l'agglomération a aussi été bloqué entre 07H00 et 11H00 et le chargement d'une benne-ordures a été déversé sur la voie d'accès.

 

 

11h58 : Nouvelle manifestation de lycéens à Alès

 

Délogés ce matin par les CRS de leur blocus devant le lycée Jean-Baptiste-Dumas, quelques centaine d'élèves sont allés rejoindre les cheminots en gare d'Alès, avec lesquels ils ont empêché deux trains d'entrer et un de partir. Après s'être regroupés devant la sous-préfecture, ils sont repartis vers leur lycée dans l'intention de reprendre le blocus.

 

 

11h20 : Environ 500 per­son­nes sont à nou­veaux ras­sem­blées place Bellecour à Lyon. Deux blin­dés avec canon (à eau ?) pro­tè­gent les bou­ti­ques de luxe des rues Édouard Herriot & Émile Zola. [Rebellyon]

 

11h05 : Le cor­tège a été chargé par des grou­pes de la BAC aux alen­tours de la place Gabriel Péri (place du pont) 2 ou 3 arres­ta­tions cons­ta­tées sur place. [Rebellyon]


 

 

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10h02 : Fortes perturbations sur les lignes A, B, C et D du RER

 

En raison de la présence de manifestants sur les voies, le trafic des RER A, B, C et D est fortement perturbé jeudi matin. Sur la ligne A, à cause de la présence de manifestants au dépôt d'Achères (Yvelines), la circulation est perturbée. «Des retards importants ainsi que des suppressions et des modifications de desserte sont à prévoir sur les branches : Poissy et Cergy le Haut», indique le site internet de la RATP.

 

Même cause, même effet sur la ligne C. L'envahissement du poste d'aiguillage de Paris Austerlitz par des manifestants, perturbe fortement la circulation. Retards importants, modifications de desserte ainsi que des suppressions sont à prévoir.

 

Sur la ligne B. «Les trains circulent avec des retards de 20 à 30 minutes», indique là encore, la Régie. Les branches Aéroport Charles de Gaulle 2 TGV et Mitry-Claye peuvent être affectées.

 

Sur la ligne D, les trains circulent avec des retards de 30 à 45 minutes environ et des suppressions ou modifications de desserte sont possibles sur l'ensemble de la ligne, toujours à cause de la présomptionde présence sur les voies.

 

 

9h53 : Des barrages filtrants sur les routes

 

Une douzaine de barrages filtrants étaient en place aujourd'hui en début de matinée sur des routes françaises, installés par des manifestants anti-réforme des retraites, a recensé le Centre national d'informations routières (Cnir). À 9 heures, dans le Var, un barrage filtrant est disposé «au niveau de l'entrée de l'arsenal de Toulon», créant un bouchon qui remonte sur l'A50 à l'entrée de la ville. Un autre bloque la circulation dans les deux sens sur la D6110 au niveau de la commune de St-Christol-les-Ales (sud d'Alès), a précisé le Cnir dans un bulletin.

 

Dans les Pyrénées-Orientales (66), à Canohes, «en raison d'un barrage fixe, la nationale N1009 est coupée à tous les véhicules», et sur l'A7, «une manifestation vient de débuter à la gare de péage de Chanas». Dans le Nord, le Cnir évoque un barrage filtrant dans la zone industrielle d'Houplines (D945), tandis que le blocage par près de 150 manifestants du Centre régional de transport (CRT) de Lesquin, importante plate-forme de transport et de logistique près de Lille, était levé.

Dans le Pas-de-Calais, «la zone industrielle de l'Inquétrie à Saint-Martin-Boulogne est bloquée par des manifestants», créant de «fortes perturbations de circulation sur le secteur», et «la sortie Boulogne-sur-mer-Sud de l'autoroute A16 est fermée par les manifestants». Dans la Somme, à Amiens, le Cnir recense trois barrages, dont un depuis mercredi sur les trois ronds points d'accès à la Zone industrielle Nord. Barrage également en Seine-Maritime sur l'A29, dans le Finistère sur la RD770, dans la Haute-Vienne sur l'A20 à Limoges.

 

 

9h30 : À Lyon, impor­tant dis­po­si­tif poli­cier dans la Presqu’île, les CRS tour­nent pério­di­que­ment jusqu’à la Guillo­tière. [Rebellyon]

 

 

9h30 : 312 lycées perturbés

 

Le nombre de lycées «perturbés à des degrés divers» par le mouvement des lycéens contre la réforme des retraites était à 9 heures de 312, a affirmé le ministère de l'Education nationale à l'AFP. Le ministère en avait recensé 178 hier, 379 — un record — mardi et 261 lundi.

 

Par ailleurs, il était à noter un collège touché à Paris. Une cinquantaine d'élèves de troisième manifestaient calmement devant le collège Montgolfier, dans le IIIe arrondissement, avec une banderole contre la réforme des retraites, laissant entrer les autres collégiens, selon un responsable éducatif. La veille, des professeurs de cet établissement proche du lycée Turgot, très en pointe dans le mouvement, avaient bloqué pendant une heure l'entrée du collège.

 

 

9h20 : Les éboueurs de Toulouse ont encore intensifié aujourd'hui le mouvement de grève entamé mardi et bloquent désormais l'ensemble des dépôts, ce qui paralyse le ramassage des ordures dans la communauté urbaine, a-t-on appris auprès du syndicat FO. Les cinq dépôts de l'agglomération étaient bloqués, de même que le dépôt réservé au tri sélectif, a précisé Thierry Artigue, secrétaire général FO, premier syndicat de la communauté urbaine. Les ateliers chargés de la réparation des véhicules sont également paralysés, a-t-il ajouté. Ce blocage s'opère à l'appel de l'intersyndicale des éboueurs (FO, Unsa, CGT, CFDT, Sud), a-t-il ajouté. Les syndicats attendent le résultat de discussions entre confédérations nationales prévues jeudi dans l'après-midi avant de décider de la suite à donner à leur mouvement.

 

 

8h59 : Le dépôt de Brest à nouveau bloqué

 

Des barrages filtrants ont à nouveau été installés ce matin à proximité du dépôt de carburants du port de commerce de Brest en présence des forces de l'ordre. Vers 6 heures, une centaine de manifestants de Force ouvrière, Sud et quelques jeunes d'un collectif contre l'injustice sociale ont installé des barrages filtrants sur les voies menant au dépôt.

Une dizaine de camions-citernes avaient pu charger et prendre la route avant l'arrivée des manifestants. Les force de l'ordre, sur place avant le blocage des accès routiers, n'étaient pas intervenues peu avant 9 heures pour lever les barrages.

 

 

8h39 : Un total de 245 personnes ont été interpellées mercredi en marge des manifestations contre la réforme des retraites, portant à 1.901 leur nombre depuis la journée d'action du 12 octobre, a indiqué jeudi le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux sur Europe 1.

 

 

8h32 : Le dépôt de bus bloqué à Poitiers

 

Quelque 80 manifestants bloquent depuis 7 heures les grilles du dépôt, situé à l'est de la ville, tandis que 150 autres sont postés sur un rond-point non loin, ralentissant fortement la circulation. Encore 150 manifetsants supplémentaires se sont placés devant les portes d'une agence France Télécom proche du dépôt. Des policiers étaient sur place. Seuls les quelques bus partis avant le blocage circulent dans l'agglomération.

 

 

 8h30 : Une tren­taine de flic-e-s et bac-que-s, équipés de matra­ques et bou­cliers, sont posés devant le lycée Jean-Paul Sartre à Bron (Lyon). [Rebellyon]

 

 

8h16 : Une plateforme logistique bloquée à Lille

 

Près de 150 manifestants ont entamé aujourd'hui un «blocage illimité» du Centre régional de transport (CRT) de Lesquin, importante plate-forme de transport et de logistique près de Lille. Les manifestants, cheminots et routiers, ont dressé vers 6h30 des barrages filtrants sur les axes et les ronds-points menant au CRT, entre les autoroutes A1 et A23, aux portes sud de Lille.

 

Munis de drapeaux aux couleurs de la CGT et de la CFDT notamment, ils ont allumé plusieurs petits braseros sur le rond-point d'entrée au CRT, et empêché les camions de rentrer, occasionnant des bouchons d'environ 2 kilomètres sur l'A23, dans le sens Lille-Valenciennes. Un premier blocage de ce type avait déjà eu lieu mardi au même endroit. «Mais la différence cette fois-ci, c'est qu'on n'est pas là pour juste deux heures, on va faire un blocage illimité», a assuré Fabian Tosolini, délégué CFDT Cheminots.

 

«Les salariés sont mobillisés depuis deux mois, certains ont déjà perdu près d'un demi-mois de salaire et le gouvernement ne bouge toujours pas ses positions. On est face à un mur, il faut donc durcir le ton», a-t-il expliqué. «On ne bougera pas de là tant que le gouvernement n'ouvrira pas de discussions pour retirer ce projet», a-t-il assuré. Le CRT rassemble de nombreuses entreprises de transport, un tri postal et des entrepôts de distribution.

 

 

8h12 : Lady Gaga reporte deux concerts

 

Les deux concerts prévus vendredi et samedi à Paris-Bercy de Lady Gaga sont annulés. Live Nation le producteur de la star américaine a pris cette décision «en raison des difficultés logistiques en France actuellement». Le mouvement de grève qui perturbe le pays a donc eu raison de la superproduction de la nouvelle reine de la pop internationale.

 

 

7h57 : Trafic des bus interrompu à Rennes

 

Le trafic des bus dans Rennes était totalement interrompu ce matin pour la deuxième journée consécutive après des coups et gaz lacrymogènes tirés contre des conducteurs par des policiers venus libérer l'accès du principal dépôt, a-t-on appris auprès des personnels et de la direction de l'entreprise. Les conducteurs de la société de transport en commun de Rennes métropole (Star) étaient en assemblée générale. Le dépôt est bloqué depuis 5 heures par des «jeunes manifestants extérieurs à l'entreprise», a-t-on précisé de même source. Le métro de l'agglomération fonctionnent normalement.

 

 

6h37 : L'aéroport de Marseille et l'Arsenal de Toulon bloqués

 

L'accès à l'aéroport de Marseille-Provence, situé à Marignane (Bouches-du-Rhône), était bloqué par des barrages jeudi matin mis en place par des manifestants contre la réforme des retraites. Au même moment, plusieurs dizaines de militants syndicaux bloquaient partiellement les accès de l'arsenal de Toulon (Var), empêchant les personnels non-militaires d'y pénétrer.

 

«Tous les accès sont bloqués. La mobilisation est énorme. Nous resterons jusqu'à ce que les CRS viennent nous déloger», a affirmé à l'AFP Mehdi Rachid, élu CGT à la raffinerie Total de La Mède, près de Martigues. Selon lui, la manifestation rassemblait plusieurs centaines de personnes, à la fois des membres d'Air France, de Carrefour, des territoriaux, des enseignants, des postiers, des salariés de la pétrochimie, des chômeurs.

 

Selon la direction de l'aéroport, il s'agit de barrages filtrants qui ont été mis en place peu après 05H00 : «Ce n'est pas un blocage complet, mais la file d'attente des voitures est importante». De nombreux automobilistes laissaient leurs voitures sur les bas-côtés pour gagner l'aérogare à pied les gens, a précisé le porte-parole, ajoutant qu'aucune annulation de vol n'était prévue pour l'instant. — Fin du blocage à 8h30.

 

Blocage partiel des accès à l'arsenal de Toulon

 

Plusieurs dizaines de militants syndicaux bloquaient jeudi partiellement les accès de l'arsenal de Toulon (Var), empêchant les personnels non-militaires d'y pénétrer. Depuis 5H30, les manifestants bloquaient complètement deux des portes d'accès (Malbousquet et Castigneau) et opéraient un barrage filtrant au niveau de la porte principale, ne laissant passer que les militaires. Une colonne de véhicules était en formation aux abords de cette porte.

 

Les manifestants ont étendu des banderoles sur les grilles d'entrée, sur lesquelles on pouvait notamment lire : «Oui à la retraite à 60 ans pour tous». Ils devaient remettre dans la matinée une motion au préfet maritime, a-t-on appris auprès des responsables syndicaux sur place. Dans le texte de cette motion, ils affirment que les personnels sont «dans la rue pour dire non à cette réforme des retraites mais aussi et surtout pour condamner les réformes destructrices qui touchent notre ministère». Environ 5.000 personnels civils travaillent sur l'arsenal.

 


Publié dans Colère ouvrière

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pierre 21/10/2010 20:27



Aujourd'hiu à Poitiers deux lycéennes de Victor Hugo ont été blessées par les CRS suite à une charge qui devait faire tomber le blocus. Elles ont été envoyées à l'hopital. L'une d'elles à trois
côtes cassées. Le proviseur qui essayait de s'opposer a été bousculé.


Je n'ai pas plus de détails mais les faits sont déjà assez sordides. Qu'on attise les flammes pour provoquer des émeutes qui légitimiseraient la politique gouvernementale, et alimenter la
contre-insurrection,  ou même que les flics soient simplement des porcs sans cervelles; il faut agir vite et virulemment.


J'appel donc sincèrement toutes et tous organiséEs ou pas à nourrir la fureure anti-répressive et à se soulever effectivement, avec violence s'il le faut contre la domination qui n'est plus
supportable.



ffff 21/10/2010 20:13



A propos du cortège lycéen-travailleur à Bordeaux, je confirme les dires du journaflic qui dit que celui-ci était bien encadré : des connards de gros bras CGT ont tenté d'empêcher un petit
cortège de libertaires - et d'autres individus que soulait ce scandaleux encadrement et l'animation "club Med" qui l'accompagnait - de dépasser la banderole de tête en utilisant la force et
l'intimidation. Ce groupe les a largement renvoyé chier, et ne s'est pas laissé intimider. Des slogans ont fusé qui disaient : "A bas l'Etat les flics les syndicats" ! ou encore "Patronat,
syndicats, mêmes intérêts même combat", idem avec l'UNEF et le MEDEF. N'oubliont pas les insultes nourries et menaces verbales entre libertaires et certain-e-s de la quarantaine d'abruti-e-s de
bureaucrates lycéens en herbe. Ca a failli en venir en main entre certaines personnes.


Je crois que ces petits dirigeants qui ne se sentent plus pisser, flippent aussi leur mère à l'idée de voir ces foules enthousiastes leur échapper. Et ils ont bien raison car on se ferait un
plaisir de leur casser la gueule. Les syndicats et les bureaucrates dérivé-e-s seront désormais les premières cibles - bien avant les flics officiels et les capitalistes - de certain-e-s
personnes qui souhaitent développer une réelle contestation.