Insurrection égyptienne - 3 février

Publié le par la Rédaction

Reprise des affrontements et incendies au Caire

 

De nouveaux affrontements ont éclaté jeudi à la tombée de la nuit autour de la place Tahrir, dans le centre du Caire, où des tirs étaient également entendus et des pillages et des incendies signalés, selon des responsables des services de sécurité et un journaliste de l'Associated Press sur place.

 

 

Des groupes pro-Moubarak ont attaqué des journalistes, des ressortissants étrangers et des travailleurs humanitaires, tandis que l'armée rassemblait les journalistes étrangers présents sur les lieux. Des coups de feu ont été entendus et au moins une personne a été blessée, a-t-on constaté sur place.

 

Selon des sources au sein des services de sécurité, un incendie faisait rage dans un supermarché de Cheikh Zayed, une banlieue du Caire. Des pillards mettaient à sac le bâtiment, précisait-on de mêmes sources.

 

Un autre immeuble, plus proche de la place Tahrir et situé à proximité d'un hôtel cinq étoiles, était lui aussi en feu. Selon ces sources, d'autres incendies étaient signalés dans le quartier de Shubra, dans le nord du Caire.

 

La place Tahrir est le théâtre intermittent de violents affrontements entre manifestants anti et pro-Moubarak qui ont fait au moins huit morts depuis mercredi.

 

Leur presse (AP), 3 février 2011 - 16h58.

 

 

Égypte : la tension reste vive au Caire - un étranger battu à mort

 

La situation demeurait tendue jeudi dans le centre du Caire. Des tirs ont été ententus aux abords de la place Tahrir, épicentre de la contestation contre le régime de Hosni Moubarak. Un étranger a été battu à mort. Dans la banlieue de la capitale, un hypermarché était en feu.

 

Les personnes qui faisaient leurs courses ont dû casser les fenêtres de Hyper One, à Cheikh Zouayyed dans la banlieue du Caire, pour fuir le bâtiment en flammes, ont affirmé des témoins. Ces évènements sont survenus au dixième jour d'une contestation sans précédent contre le régime de Hosni Moubarak.

 

Plus tôt dans la journée, des tirs nourris ont été entendus aux abords de la place Tahrir, dans le centre du Caire, ont rapporté des journalistes de l'AFP. Les tirs ont commencé vers 14h30 locales (13h30 en Suisse) sur le pont du 6 Octobre. Les tirs ont duré quelques minutes.

 

Le ministère égyptien de la Santé fait état de cinq morts et de plus de 860 blessés.

 

Le premier ministre s'excuse

 

Le premier ministre égyptien Ahmed Chafic s'est excusé jeudi pour les affrontements meurtriers aux cours des dernières heures entre partisans et opposants du président Moubarak sur la place Tahrir. Il a demandé qu'une enquête soit menée.

 

Mercredi après-midi, des partisans du président Hosni Moubarak avaient fait irruption sur la place Tahrir, occupée depuis vendredi par les manifestants antigouvernementaux, ce qui a mené à des affrontements entre les deux camps.

 

Pas de négociation

 

Par ailleurs, la Coalition nationale pour le changement refuse de négocier avec le pouvoir avant le départ du président Hosni Moubarak, a déclaré jeudi à l'AFP un porte-parole, après une annonce officielle sur une amorce de dialogue avec l'opposition.

 

Le mouvement islamiste des Frères musulmans, première force de l'opposition égyptienne, a aussi refusé de négocier avec le président Hosni Moubarak. Il a appelé à son renversement.

 

Leur presse (ats), 3 février - 17h04.

 

 

Soutien aux Égyptiens et Égyptiennes réprimé-es par la police !

 

La place Tahrir est devenue le symbole de la lutte du peuple égyptien contre la dictature qui dure depuis des décennies. Elle est occupée depuis plusieurs jours par des manifestant-es qui demandent la liberté et la justice sociale.

 

Après une répression qui a fait plusieurs centaines de blessés, le régime d'Hosni Mubarak envoie sa police secrète déguisée en contre manifestation pour terroriser et renvoyer chez elles les masses révoltées. Ce qui a lieu en Égypte n'est pas un affrontement entre pro et anti Mubarak, mais la répression dans le sang de la lutte du peuple contre le pouvoir politique et économique qui l'opprime, sous le regard de l'armée et des gouvernements occidentaux.

 

Vive la lutte du peuple égyptien !
Stop au massacre de ceux et celles qui luttent pour la liberté !
Mubarak dehors ! PND dehors !

 

Alternative libertaire, le 3 février.

 

 

 

 

Trois manifestants tués sur la place Tahrir du Caire

 

Trois personnes ont été tuées jeudi matin par des tirs visant des manifestants hostiles au président Hosni Moubarak sur la place Tahrir, au centre du Caire, portant à six le nombre de morts au cours de ces dernières 24 heures, a-t-on appris auprès d'un médecin.

 

 

 

«Trois personnes ont été tuées par des tirs au cours des trois dernières heures», a déclaré à l'AFP le Dr. Amr Bahaa, depuis un hôpital de fortune installé dans une mosquée près de la place.

 

«La plupart des victimes sont arrivées ces trois dernières heures, beaucoup avec des blessures par balles», a-t-il ajouté, estimant le nombre total de blessés depuis mercredi à plus d'un millier.

 

Un précédent bilan, obtenu auprès de témoins, faisait état de deux personnes tuées tôt jeudi matin par des coups de feu tirés contre des manifestants hostiles au régime sur la place de la Libération du Caire.

 

Des tirs en provenance du pont d'Octobre, où sont positionnés les partisans du président Hosni Moubarak, ont par ailleurs fait de nombreux blessés, selon ces témoins.

 

Les tirs, sporadiques, ont commencé à se faire entendre vers 04H00 (02H00 GMT) et étaient toujours entendus une heure plus tard, a indiqué d'autre part un correspondant de l'AFP sur place.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 3 février 2011 - 6h39.

 

 

Deux manifestants tués sur la place Tahrir du Caire

 

Deux personnes ont été tuées tôt jeudi matin par des coups de feu tirés contre des manifestants hostiles au régime sur la place Tahrir du Caire, ont rapporté des témoins.

 

 

Des tirs en provenance du pont d'Octobre, où sont positionnés les partisans du président Hosni Moubarak, ont par ailleurs fait de nombreux blessés, ont encore indiqué ces témoins.

 

Des tirs sporadiques ont commencé à se faire entendre vers 04H00 (02H00 GMT) et étaient toujours entendus une heure plus tard, a indiqué d'autre part un correspondant de l'AFP sur place.

 

Plusieurs chars stationnés près de la place ont par ailleurs commencé à changer de position, sans qu'il soit établi qu'ils se retirent des lieux, selon ce correspondant.

 

L'Alliance des juristes égyptiens a déclaré de son côté dans un communiqué que les manifestants anti-Moubarak sur la place étaient sous le feu de leurs adversaires et que plusieurs d'entre eux avaient été tués ou blessés.

 

Selon la chaîne de télévision Al-Arabiya, des militaires ont tiré en l'air pour faire fuir des hommes armés tirant depuis des voitures circulant à vive allure sur le pont d'Octobre.

 

Les coups de feu visaient des manifestants anti-gouvermentaux rassemblés sur la place Abdulmenem Riad, proche de la place Tahrir, selon Al-Arabiya.

 

Selon un photographe de l'AFP, des milliers de manifestants ont passé la nuit sur la place Tahrir. Beaucoup se préparaient vers 05H30 (03H30 GMT) pour la première prière, alors que d'autres se réchauffaient autour de feux de bois.

 

Les manifestants se sont organisés en groupes pour surveiller les accès à la place et prévenir l'attaque redoutée des partisans du président Moubarak.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 3 février - 5h37.

 

 

 

Chrétiens protégeant les musulmans durant leur prière

Place Tahrir, 2 février


Publié dans Internationalisme

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