Incendie du centre de rétention de Vincennes : Nadir reste en prison

Publié le par la Rédaction


Hier se tenait la première audience du procès de la révolte qui a abouti à la destruction du centre de Vincennes.
Tout ce qui était demandé par les avocats de la défense (maitres Boitel, Terrel, Stambouli et Moncef) a été rejeté par les juges : nullité de l’ordonnance de renvoi, allègement du contrôle judiciaire de l’un des inculpés, et surtout remise en liberté du dernier inculpé encore emprisonné, Nadir Autmani.

Le procès se tiendra donc les 25, 26 et 27 janvier devant la 16e chambre du TGI de Paris et en attendant Nadir, qui vient de «fêter» ses 20 ans et qui a été hospitalisé suite à la grève de la faim qu’il a menée contre son enfermement, restera en prison. Sans doute n’aura-t-il pas suffit que l’un des inculpés dans cette affaire ressorte de prison dans le coma et paralysé, sans doute non plus que les prisons françaises ne sont pas assez pleines et qu’un suicide tous les trois jours ce soit une moyenne acceptable…

Pour clore le tout, les demandes de parloir faites pour Nadir n’ont toujours pas pu aboutir.

N’hésitez pas à lui écrire :
Nadir Autmani
Écrou n°377319 D4
Maison d'arrêt des hommes
7 allée des Peupliers
91700 Fleury-Merogis

Courriel, 2 décembre 2009.


Premier acte au tribunal pour l
incendie du CRA de Vincennes

Laudience dhier, au Palais de Justice de Paris, a planté le décor dun procès qui sannonce houleux. Les onze sans-papiers accusés davoir mis le feu au centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes (Val-de-Marne), lors dune révolte des retenus en juin 2008, seront jugés du 25 au 27 janvier prochains devant la 16e chambre correctionnelle de Paris, pour «destruction de biens par incendie» et «violences sur agents de la force publique».

Mais dès à présent, la défense a dénoncé une instruction «à charge» devant le tribunal. Les avocats ont indiqué ne pas avoir eu accès aux enregistrements des caméras de surveillance, sur lesquelles sont fondées les accusations. «Ce sont les policiers qui ont fait l
instruction et non le juge, puisquils ont sélectionné les photos tirées de ces bandes», tempête Me Irène Terrel, avocate dun des retenus. «Nous vous demandons de vous déclarer non-saisie», a-t-elle lancé à la présidente. Elle juge la saisine «nulle», argumentant que le juge dinstruction a renvoyé laffaire devant le tribunal correctionnel, alors quune demande déléments supplémentaires était examinée en appel. Le procureur a qualifié ces discussions de «politiques».

Leur presse (Anthony Nataf, 20 Minutes), 2 décembre.

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