Il faut changer ce monde !

Publié le par la Rédaction

Rendez-vous du 1er Mai où seront présent(e)s des militant(e)s du PCOI en France :

— Lyon : 10 heures 30, Place Jean Jaurès 
— Besançon, 10 heures, Place de la Révolution

 


Tract du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, organisation à l’étranger-France, pour le 1er mai 2010 :

Il faut changer ce monde !

En Iran, en France comme partout dans le monde, la société capitaliste est invivable pour des millions et des millions d’êtres humains.

Comment qualifier ce système qui compte des millions de chômeurs tandis que des machines destinées à subvenir aux besoins humains restent inutilisées ? Des centaines de millions d’hommes et de femmes dorment affamés alors que le système détruit des tonnes de nourriture pour empêcher la baisse des profits. Tandis que les personnes âgées et les malades ont besoin d’assistance et de soins particuliers, des hôpitaux sont fermés selon des critères de rentabilité. Les vitrines et les étalages des magasins sont remplis d’articles, mais des centaines de millions d’êtres humains n’ont pas la possibilité d’acheter ce qui se trouve derrière les vitrines. Comment qualifier un monde qui dispose de toutes les richesses nécessaires aux besoins de l’humanité, mais où la majorité des gens sont privés du minimum vital ? Comment décrire un monde où des êtres humains sont expulsés parce qu’ils n’ont pas la bonne carte d’identité, discriminés parce qu’ils n’ont pas la bonne couleur de peau ou parce que ce sont des femmes ? Quel système pourri ! Cette société n’est pas humaine !

Solidarité avec la révolution et la classe ouvrière en Iran !

Dans cette société le but de l’activité économique n’est pas de subvenir aux besoins humains, mais de servir le profit du capital. Et cela est valable tant en Iran qu’en France ou ailleurs. En cela, la crise révolutionnaire qui secoue l’Iran depuis le mois de juin 2009 ne concerne pas que la libération du peuple d’Iran ni même des peuples du Moyen-Orient, mais touche le cœur de toutes celles et de tous ceux qui sont opprimé(e)s, exploité(e)s et qui souffrent de l’actuel monde capitaliste. Les millions de femmes et d’hommes qui affrontent le régime islamique d’Iran et ses forces de répression hurlent non seulement qu’il faut en finir avec la République Islamique, mais montrent aussi que malgré un des systèmes les plus répressifs au monde, on peut se soulever, se révolter et se battre pour une société meilleure.

La République Islamique a été mise en place pour réprimer une classe ouvrière qui s’était soulevée lors de la révolution de 1979. Aucune autre classe que la classe ouvrière n’a autant d’intérêt dans la destruction de la République Islamique, cette tête du mouvement islamiste politique et la principale source de la réaction au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Aucune autre classe que la classe ouvrière n’a autant besoin d’une révolution contre le régime de l’apartheid sexiste qui a fait de l’inégalité à l’encontre des femmes la pierre angulaire. Aucune autre classe que la classe ouvrière a autant intérêt à renverser ce système brutal d’emprisonnement, de torture, de répression et d’absence totale de droits pour établir la plus large liberté. Aucune autre classe que la classe ouvrière n’a un tel intérêt à renverser ce système d’exploitation sauvage, qui a entraîné le niveau de vie de la grande majorité de la population sous le seuil de pauvreté, tout en engraissant quelques parasites qui se drapent sous le manteau de la religion.

Aussi, en ce 1er Mai 2010, nous nous adressons aux travailleuses et aux travailleurs du monde entier pour les appeler à la solidarité avec la révolution en cours et avec la classe ouvrière d’Iran. En renversant ce régime qui utilise la terreur, le fouet et les exécutions sommaires contre la classe ouvrière, nous ouvrirons aussi des perspectives d’espoir pour en finir avec l’exploitation, l’oppression et la misère, et construire un monde libre et égalitaire, c’est-à-dire humain.

Vive la révolution ! Vive le socialisme !



Charte des revendication minimales des travailleurs d’Iran

1. Reconnaissance inconditionnelle des organisations ouvrières indépendantes, droit de grève, d’organisation de protestations, liberté d’assemblée, liberté d’expression et liberté d’organisation politique.

2. Abolition de la peine de mort et libération immédiate et inconditionnelle des travailleurs et autres militants sociaux emprisonnés.

3. Augmentation immédiate du salaire minimum sur la base des besoins des travailleurs exprimés par leurs représentants lors d’assemblées générales ouvrières.

4. Fin de «plan de rationalisation des subventions». Tous les salaires impayés doivent être payés immédiatement et sans qu’il ne puisse y avoir aucun prétexte pour ne pas les payer.

5. Sécurité de l’emploi pour tous les ouvriers et tous les salariés ; fin des contrats temporaires et des contrats dits «contrats blancs» ; retrait de toutes les organisations gouvernementales des lieux de travail ; mise en place d’un nouveau code du travail par la participation directe de représentants des travailleurs élus par leurs assemblées générales.

6. Arrêt des licenciements, quel qu’en soient les circonstances et les excuses.  Toute personne licenciée ou sans emploi qui a atteint l’âge de travailler doit bénéficier d’une allocation chômage qui lui permet d’avoir une vie humaine et digne.

7. Abolition de toutes les lois discriminatoires contre les femmes ; assurance d’une égalité pleine et inconditionnelle entre les femmes et les hommes dans tous les aspects de la vie sociale, économique, politique, culturelle et familiale.

8. Assurance à tous les retraités d’une vie de bien-être, libre des anxiétés économiques. Fin de toutes les pratiques discriminatoires dans le versement des retraites et permettre à tous de bénéficier des services sociaux et médicaux.

9. Tous les enfants, quelque soit la situation économique ou le statut social de leurs parents, leur genre, nationalité, ethnie ou religion, doivent avoir la garantie d’une éducation gratuite et égale, au bien-être et à l’accès aux soins médicaux.

10. Le Premier Mai doit être déclaré jour férié national et être intégré au calendrier officiel ; toutes les restrictions législatives à sa célébration doivent être abolies.

Syndicat des Travailleurs de la Compagnie de Bus de Téhéran et Banlieue – Syndicat des Ouvriers du Sucre de Canne d’Haft Tapeh – Syndicat Libre des Ouvriers Iraniens – Association des Travailleurs de l’Electricité et du Métal de Kermanshah.

 


République Islamique d’Iran hors de l’OIT !

Le 2 juin 2010 s’ouvre, comme chaque année, le sommet de l’Organisation Internationale du Travail à Genève. Le régime iranien doit être exclu de l’OIT pour ses persécutions contre les travailleurs, sa violation des droits fondamentaux des travailleurs et sa barbare répression contre le peuple en Iran. comme les tirs, l’emprisonnement et les viols à l’encontre de manifestants pacifiques lors des récentes manifestations de masse ; les nombreuses et régulières exécutions (faisant de l’Iran le pays record pour les exécutions par nombre d’habitants) ; la lapidation de femmes et d’hommes pour relations sexuelles hors du mariage ; l’exécution de délinquants mineurs ; l’exécution de gays pour relations homosexuelles ; l’instauration d’un système d’apartheid sexuel et de discriminations législatives flagrantes contre les femmes, etc.

Une revendication immédiate du peuple iranien à la communauté internationale est l’exclusion de la République Islamique de toutes les organisations internationales. Ce serait là un des premiers actes de solidarité avec la lutte du peuple d’Iran.

La légitimité de l’OIT ne doit pas être donnée 
à ceux qui persécutent les travailleurs !

 


Moyen-Orient / Maghreb : un même combat pour l’égalité !

Ayant pris connaissance de la vague de terreur misogyne à Hassi Messaoud (Algérie), les militant(e)s du PCOI en France ont déclaré dans un communiqué :

«Que celles et ceux qui se battent, en Algérie, contre les violences faites aux femmes et pour l’égalité, ainsi que nos ami(e)s, voisin(e)s, collègues et camarades de lutte de nationalité ou d’origine algérienne vivant comme nous en France, sachent que nous partageons à la fois leur colère face à ces violences misogynes et leurs espoirs d’un monde libéré des discriminations et de l’oppression sexistes. Le sexisme, comme le racisme, est une honte pour tous les êtres humains. 
En nous battant pour renverser le régime d’apartheid sexiste en Iran, nous voulons briser le dos du mouvement islamiste politique et aider à l’émancipation des femmes à l’échelle mondiale. Que ce soit en Algérie, en Iran, ou ailleurs, nous n’avons que trop souffert de la terreur misogyne des islamistes, des législations discriminatoires et des crimes contre les femmes commis au nom de la religion ou des traditions. (…) Que ce soit en Iran, en Algérie ou partout dans le monde, l’égalité totale entre femmes et hommes doit être garantie à tous les niveaux !»

 

*


Si ce tract vous plait et que vous voulez en distribuer autour de vous lors des manifestations du 1er Mai, vous pouvez le télécharger en PDF pour en faire un tirage : PCOI-1mai. 
Dans ce cas, merci de nous contacter pour nous dire dans quelle ville et combien de tracts ont été distribués. 
Contacts : En farsi / En français.

 

 

*

 

Pour s’informer sur la situation et les luttes en Iran :
En farsi : http://rowzane.com/fa/index.php
En anglais : http://worker-communistpartyofiran.blogspot.com/
 

En français : http://iranenlutte.wordpress.com/

 


Publié dans Colère ouvrière

Commenter cet article

boby's 29/04/2010 15:04



changer le monde oui


mais ne serait-ce pas une oligarchie financiaire qui pour leur propre interet laisserait empirer cela ???