Hortefeux travaille à Poitiers

Publié le par la Rédaction

«Ultra-gauche» : Brice Hortefeux n’hésitera pas à demander la «dissolution de certains groupuscules»

Brice Hortefeux sest rendu lundi après-midi à Poitiers (Vienne) après les incidents survenus samedi lors dune manifestation de militants de l’«ultra-gauche». Le ministre de lIntérieur a assuré quil nhésiterait pas à demander dans certains cas la «dissolution de certains groupuscules».

De son côté, le procureur de la République de Poitiers Pierre Sennes a annoncé l
ouverture dune «information judiciaire pour organisation dun attroupement armé» afin de rechercher les personnes à lorigine de la manifestation.

Brice Hortefeux s
est rendu dans laprès-midi au commissariat de la ville et a également rencontré à huis clos le maire Alain Claeys avant daller à la rencontre des commerçants dont des vitrines ont été saccagées dans le centre-ville.

«J
ai voulu rencontrer les commerçants pour examiner comment ils peuvent être indemnisés par leur assurance et, si ce nest pas le cas, par la solidarité de l’État», a dit le ministre devant la presse dans la cour du commissariat.

Par ailleurs, «nous allons examiner les conditions dans lesquelles ces militants de l
ultra-gauche sont localisés», a-t-il promis, espérant que «la justice sanctionnera et durement ces militants».

«Je n
hésiterai pas à appliquer la loi de 1936 contre ces formes de groupes et de groupuscules, et dans un certain nombre de cas à demander que soit prononcée la dissolution de certains groupuscules qui, encore une fois, saccagent et ne respectent pas les règles de la démocratie», a ajouté le ministre. Enfin, le projet de loi Estrosi sur les bandes, examiné par le Parlement depuis juin, «permettra danticiper et de prévoir», a assuré Brice Hortefeux.

Plus tôt, le procureur de la République Pierre Sennes avait annoncé qu
il avait décidé «douvrir une information judiciaire pour organisation dun attroupement armé afin de rechercher les personnes à lorigine de cette manifestation».

Sur les 17 personnes interpellées depuis samedi, neuf devaient passer devant la justice en comparution immédiate.


Samedi, plus de 250 militants, appartenant à un collectif appelant «au refus de l'enfermement», avaient investi en fin d
après-midi le centre-ville de Poitiers pour sopposer à un transfèrement de détenus, prévu dimanche, entre lancienne et la nouvelle prison de la ville.

«Il s'agissait d
une manifestation de “lultra-gauche” extrêmement violente et très organisée», selon la préfecture de la Vienne. Des manifestants sétaient mêlés au public dun festival de rue, avant de mettre des masques et des cagoules et de se diriger vers la maison darrêt, selon la préfecture.

Ils ont brisé une vingtaine de vitrines, des abri-bus, des cabines téléphoniques et tagué des monuments religieux comme le Baptistère Saint-Jean. Un commissaire de police avait été légèrement blessé à la main ainsi qu
un fonctionnaire de la Brigade anti-criminelle par le jet dun marteau sur son casque. Le vendeur dun magasin qui a tenté de sinterposer avait lui aussi été légèrement blessé, selon la préfecture.

Leur presse (AP), 12 octobre 2009 - 16h22.


(…)
Brice Hortefeux a indiqué qu’il avait demandé à la justice qu’elle «sanctionne et durement» les casseurs. Il a demandé au préfet de la Vienne de «recenser les squats qui sont susceptibles d’accueillir ces militants d’ultragauche». (…) Le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) Jean-François Papineau, a précisé que trois personnes à qui sont reprochés des faits précis pendant la manifestation ont été interpellées samedi dans la soirée au Collectif 23, qui a appelé à une journée anticarcérale samedi sur son site Internet myspace.

Leur presse (Nouvel Observateur), 12 octobre - 16h32.

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