Hélico antigrève chez Behr à Hambach (Moselle) - 4 novembre

Publié le par la Rédaction

Hambach : Deux hélicoptères briseurs de grève

 

Depuis hier, la direction de l'usine de systèmes de climatisation Behr à Hambach (Moselle) utilise un hélicoptère pour contourner le blocage de l'usine mis en place depuis mardi par 120 salariés (syndiqués CGT-FO-CFDT) sur les 513 employés sur le site (de source syndicale).

 

 

Des salariés non grévistes de la société ont également, hier matin, percé un trou dans les grillages séparant Behr de l'usine Smart, pour mettre en place une chaîne humaine destinée à transporter d'urgence des pièces nécessaires à la fabrication des voitures. L'opération, qui s'est déroulée durant toute la journée, a été émaillée de quelques échauffourées, les grévistes ayant remarqué la manœuvre.

 

Ce matin, ce sont deux hélicoptères qui faisaient l'aller-retour entre l'usine Behr et l'aérodrome de Sarre-Union, où la marchandise à livrer était transbordée dans des petits camions de livraison. Ces livraisons sont notamment destinées à l'autre site français du groupe, basé à Rouffach, la maison-mère étant située à Stuttgart.

 

 

Vers 10 heures, sous la pression des syndicats CGT et CFTC de Behr France à Rouffach, le directeur du site alsacien s'est déplacé à Hambach pour poursuivre les négociations avec les salariés, qui réclament notamment une augmentation de salaire de 100 euros net par mois.

 

Sur place, ce matin, les grévistes étaient confiants, malgré la ronde des hélicoptères au-dessus du site : «Ça montre qu'ils sont vraiment au bout, commente Frédéric Richert, de la CGT. On sait qu'ils vont bientôt tomber en rade.»

 

Par ailleurs, mardi, la direction avait assigné 92 grévistes dans le cadre d'une procédure en référé devant le tribunal d'instance de Sarreguemines pour faire cesser le blocage, car les salariés étaient alors installés sur un rond-point menant à l'ensemble de la zone d'activités Europôle, empêchant ainsi la livraison dans l'ensemble des usines installées là-bas. L'audience a eu lieu hier et la décision sera rendue mardi prochain. En attendant, les piquets de grève se sont déplacés depuis hier aux trois accès immédiats du site Behr.

 

Leur presse (Emmanuel Viau,
Les Dernières Nouvelles d'Alsace), 5 novembre 2010.

 

 

Un patron se paie un hélico pour contourner un piquet de grève

 

L'histoire se passe dans une usine de systèmes de climatisation à Behr, en Moselle où une partie des salariés proteste pour obtenir une augmentation de salaire.

 

La direction de l’usine de systèmes de climatisation Behr, à Hambach (Moselle), a recours à un hélicoptère pour livrer des pièces et contourner le piquet de grève mis en place par une partie des salariés devant l’entreprise.

 

«Un hélicoptère fait des allers et retours entre l’usine et un autre site du groupe» à Rouffach (Haut-Rhin) en transportant des conteneurs de pièces détachées, a expliqué à l’AFP le délégué du personnel CGT de l’usine, Frédéric Ganot, qui voit dans la démarche «une provocation de la direction».

 

«En plus de la navette de l’hélicoptère, ils ont percé un trou dans le grillage et ont constitué une chaîne humaine avec les non-grévistes pour livrer des pièces à l’usine Smart voisine», a indiqué le syndicaliste, en grève depuis mardi matin.

 

Selon lui, 120 des 513 salariés de l’entreprise sont en grève pour réclamer notamment une augmentation de salaire de 100 euros net par mois.

 

«La direction nous méprise et nous provoque: on nous dit que quoi qu’on fasse, ils trouveront toujours un moyen pour nous contourner. Mais pour l’instant, nous n’avons aucune raison d’arrêter le mouvement», a précisé M. Ganot.

 

Jeudi, la direction avait assigné 92 salariés dans le cadre d’une procédure en référé devant le tribunal de grande instance de Sarreguemines pour faire cesser le blocage, notamment d’un rond-point devant l’usine de Smart. La décision sera rendue mardi.

 

«Le dialogue avec le directeur est impossible», a estimé le syndicaliste, alors que des négociations étaient toutefois en cours vendredi matin, mais avec d’autres membres de la direction. Jointe par l’AFP, la direction de Behr n’a pas souhaité communiquer.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 5 novembre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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