Grippe A : Grippons la machine !

Publié le par la Rédaction

Police sanitaire ! Contrôle vaccinal !

Nous avons été prévenus depuis plus de six mois de ce qui nous attendait après la rentrée : une pandémie de grippe. Une pandémie spéciale, non pas parce que — les virus H1N1, ou d’autres, feront leur boulot habituel de virus — mais parce que les pouvoirs publics et privés menacent de frapper un grand coup : campagnes de vaccination massive, traitements anti-viraux systématiques, mesures de consignation des suspects, réquisition de tous les combattants, sur fond de bombardement médiatique intensif.
Pour plusieurs raisons que nous allons préciser ci-dessous, nous pensons que ces mesures ne sont pas pour l’essentiel motivées par des préoccupations de santé publique et que leur mise en œuvre ferait au contraire courir un risque sanitaire inconsidéré à la population. Plus gravement, nous pensons qu’elles constituent une nouvelle atteinte aux libertés civiles qui, si elle est acceptée sans résistance, ne manquera pas de constituer un précédent qui en justifiera de plus graves encore.

Les vaccinations et les traitements anti-viraux de masse

Les «autorités» — politiques, administratives, scientifiques, sanitaires, médiatiques, etc. — semblent vouloir présenter la vaccination forcée de millions de personnes sous diverses pressions comme une entreprise nécessaire. Il s’agit en fait d’une publicité mensongère sur des produits commerciaux élaborés d’abord pour le profit et accessoirement pour leur efficacité. Quant à leur innocuité… Il n’y a guère de vaccins ou d’anti-viraux qui n’aient leur triste histoire de «dégâts collatéraux» — poliomyélite, hépatites, etc. — que l’on ne manque pas de déplorer quand il est trop tard. Ces «bavures» criminelles, et régulières, ont pourtant une origine parfaitement connue : c’est l’autorisation de mise sur le marché, dans l’urgence et sous la pression des fabricants, de vaccins et d’anti-viraux qui n’ont jamais été sérieusement testés, ni du point de vue de leur efficacité, ni surtout du point de vue de leur innocuité. C’est la procédure ordinaire de mise sur le marché de produits industriels. Comme tout produit commercial, vaccins et anti-viraux sont renouvelés chaque année sans réel besoin, ou même imperturbablement diffusés à tour de bras pour épuiser les stocks. Les vaccinations à la chaîne et les traitements anti-viraux de masse sont la négation de ce que prétend être la médecine : ils diluent la responsabilité médicale et, plus gravement, ils réduisent à néant la liberté du médecin et celle du patient. Il y a une contradiction entre les prétentions de la médecine et sa réalité commerciale et industrielle. Les prescriptions à la chaîne, sans se donner le temps ni la peine de prendre des précautions personnalisées, sont des actes qui ne relèvent plus de la médecine, mais de la bureaucratie et du marchandage. Cette pratique médicale de masse, sa capacité à prévenir et à guérir de plus en plus contestée, inspire le doute. Comment faire face à la maladie ? Le vieux débat entre Pasteur et Bernard : «le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout» est plus que jamais d’actualité.

Il faut sauver l’économie

«La société fonctionne comme un organisme pour lequel le maintien d’une activité économique contribuera à renforcer ses capacité de défense, voire sa survie.» (extrait du Plan national «Pandémie grippale», Service d’information du Gouvernement.) Parmi les raisons qui justifieraient la soudaine sollicitude des autorités pour les futurs grippés, on évoque les conséquences économiques effroyables d’une pandémie : journées de travail perdues, frais hospitaliers et médicaux, chute de la consommation, etc. Voilà des soucis assez cocasses dans un monde ruiné par cent ans de surproduction et de surconsommation. Serait-il si terrible que pendant quelques semaines les producteurs cessent de produire du béton et des automobiles, que les consommateurs désertent les centres commerciaux et les enfants leurs écoles ?

L’art de parler d’autre chose

Une pandémie, comme un ouragan ou une canicule, constitue une excellente diversion politique. C’est une catastrophe naturelle qui permet pendant une courte période, au nom de l’urgence absolue, de ne pas traiter de ce qui pourtant l’a produite ou l’a rendue possible : les conséquences logiques de plusieurs siècles de capitalisme, dont chacun depuis cinquante ans peut suivre les progrès en détail à la télévision.

«L’état d’exception sanitaire» et sa police

Le traitement médical autoritaire et la vaccination forcée de millions de personnes ne relèvent pas de la médecine, mais de la police. Une telle opération revient à enrôler médecins, infirmières, enseignants, secouristes, etc. comme agents supplétifs de la sécurité publique. Si les autorités parviennent à la mener sans encombre, nous pouvons être assurés que cette sorte de détournement de mission sera renouvelé sous d’autres prétextes. C’est ainsi que les situations d’exception se perpétuent, exactement comme on prolonge d’une année à la suivante, en les perfectionnant, les dispositions du plan Vigipirate.

Sécurité et liberté

Au nom de la lutte contre le «terrorisme», l’«immigration sauvage» ou l’«insécurité», on a imposé en trente ans des législations successives qui convergent toutes vers des restrictions des libertés. Il est désormais impossible de se risquer sur la voie publique sans avoir à justifier de son identité, de sa nationalité, de ses sources de revenu ou de son domicile. On nous annonce carrément, dans le cadre du plan Vigigrippe à venir, qu’il faudra désormais joindre à la paperasse indispensable qui gonfle déjà nos poches, un extrait de notre casier médical, un certificat de santé ou une attestation de soins, si toutefois quelque bureaucrate en blouse blanche ne nous maintient pas en quarantaine ou ne nous mobilise pas pour lui prêter main forte dans la chasse aux suspects de maladie et aux infectés récalcitrants. Les projet de réquisitions et de consignations constituent autant de menaces sur des droits et des libertés bien précis : liberté du travail, liberté de circulation et du choix de résidence et plus subtilement, des atteintes indirectes, telles que les droits de la défense lors de procès…

Nous en appelons à l’intelligence et au bon sens. Regroupons nous, organisons nous. Préservons collectivement notre liberté de soin. À bas la police sanitaire.

Commenter cet article