Grenob' : Actions anti-pub dédicacées au Père Noël

Publié le par la Rédaction


Les 25-26 décembre, en différents endroits de Grenoble, une douzaine de panneaux de pub (de la TAG, merci JC Decaux) ont été éclatés, en toute discrétion.

Ils l’ont été en hommage au Père Noël, ce brave mythe qui trime comme un malade, tous les ans au mois de décembre, pour assouvir les pulsions consommatrices d’une grande partie de la population (en particulier celle qui a des ronds à consacrer aux fameux cadeaux traditionnels de fin d’année). Hé oui, comme tou-te-s les prolos qui bossent la tête dans le guidon, le Père Noël est au service des riches. Les salarié-e-s sont exploité-e-s et la bougeoisie profite. Rien de bien nouveau sous le ciel gris de Grenoble. On s’en sort comme on peut.


Alors pour soulager (très partiellement, et disons-le, «symboliquement») les souffrances du Père Noël, cet exploité qui ne manque pas de zèle dans l’effort, nous nous sommes attaqué-e-s à la publicité. Car moins il y aura de publicité, moins il y aura de consommation compulsive et moins le Père Noël travaillera. Et si le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver.

Vous nous direz, même sans publicité, le capitalisme pourrait se maintenir car il n’y a pas besoin de publicité pour que le patronat et l’État exploitent la population. Certes, certes ! On le voit bien à Cuba, on l’a bien vu du temps de l’URSS, etc. N’empêche, sans la publicité, le capitalisme se sentirait bien emmerdé.

Après, c’est pas en pétant une douzaine de panneaux qu’on va en finir avec la pub. Certes, certes ! Nous n’avons jamais prétendu le contraire. N’empêche que ça reste une attaque concrète contre le monde du capitalisme, une attaque qui se place dans le prolongement de tant d’autres actions qui ont lieu de manière à la fois continue et irrégulière, diffuse et imprévisible, depuis des années : arrachage d’affiches publicitaires, détournements de pubs, saccages de pubs, destructions de panneaux de pubs, il y a plein de moyens de s’attaquer à la pub ! C’est la diversité des tactiques et des méthodes, dans la joie et la bonne humeur !

Ha, dernière chose : nous nous sommes attaqué-e-s à toutes sortes de pubs, sans disctinction, car nous pensons qu’il n’y pas de bonne publicité, comme il n’y a pas de bon capitalisme.

Allez, encore un effort pour mettre le Père Noël au chômage…

Finissons-en avec le salariat,
avec l’exploitation, le travail et l’argent !

Vive la crise économique, vive la révolution sociale !

Indymedia Grenoble, 27 décembre 2009.


Publié dans Agitation

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