Deuxième journée d'émeutes et de répression en Grèce

Publié le par la Rédaction


Il est à peu près impossible de rendre compte de tout ce qui s’est passé un peu partout. Des manifs principalement étudiantes se sont déroulées lundi dans presque toutes les villes. Pour ce qu’on en dit sur Indymedia Athènes : occupation de la Mairie de Kozani en solidarité avec les arrêtés et en condamnation du terrorisme d’État de ces derniers jours, manifs à Mytilène (Lesbos), Lefkada, Paros, Larissa, Veria, Rhodes, Chania et Héraklion (Crète), Kalamata, Katerini, Zakynthos, Tripoles, Samos, Volos. Arrestations dans quelques-unes de ces villes. D’autres actions ont eu lieu, comme de brèves occupations de stations de radio.

À Athènes, à l’issue de la manifestation et de sa répression d’ampleur, une assemblée s’est tenue à Polytechnique occupée. Les occupants ont ensuite levé leur occupation, quittant les locaux en cortège afin d’éviter des arrestations supplémentaires dans une ville quadrillée par les flics.

À Thessalonique, après l’assemblée à l’université, une manifestation demandant la libération de toutes les personnes arrêtées a eu lieu, bloquant le boulevard Egnatia (une des deux principales artères de la ville) de 18h45 à 22h15, c’est-à-dire jusqu’à ce que les camarades arrêtés dans la journée aient été libérés.

Ce mardi, manifs de solidarité à Athènes (place Propilaia à 19 heures) et Salonique (Kamara, 18 heures).

Update (7 December)
It’s almost impossible to write a proper update of what is happening everywhere. Demonstrations took place in Monday in almost all cities and neiborhoods, especially from students. These are just some of the cities, that Athens IMC users informed about: In Kozani, occupation of the city hall in solidarity to the arrested and to denounce the state terrorism of last days. In Lesvos (Mytilene), Lefkada, Paros, Larissa, Veria, Rhodes, Chania (Crete), Kalamata, Katerini, Zakynthos, Tripoles, Samos, Volos, Herakleion (Crete), demonstrations took place. In some if these cities arrests are reported. Other actions, as few-minute-occupations of radio stations, happened.
In Athens, after the demonstration and the huge repression, an assembly took place in the occupied Polytechnic. The people left from there with a demo, trying to avoid arrests, as the police was everywhere around. The ocupation of the Polytechnic has ended.
In Thessaloniki, after the assembly in the university, a demo took place, in solidarity to the arrested, demanding the release of the today’s arrests. After that, that closed Egnatia Street (one of the two main streets of the sity) from 6.45 to 10.15. They left from there only when it got known that they had freed the today’s arrested comrades.
On Tuesday 8 December it’s planned to have solidarity demonstrations in Athens (19.00) at Prolilaia square and in Salonica at Kamara (18.00).




Appel internationaliste

Solidarité internationale face à la répression brutale et sévère qui s’abat sur le mouvement grec. Tout le monde dans les rues ! Devant les ambassades, les consulats et les agences de voyage
!
8:04 pm — Take it to the streets internationally in support of those on the streets across Greece and against the severe and brutal repression this movement is experiencing. Everyone to the streets! To the embassies and consulates and travel centres!




État et fascistes travaillent de concert

State and parastate working together…
In the video we see the police and hooded people with them to swear against the demonstrators and not allowing them to continue the demo.
Who are these people Mr. minister of Protection of Citizen? Are they protectors of the citizen too?
The minister said that during the demonstrations the police didn’t even scratch any of the demonstrators!






Fin de la manif étudiante ; affrontements vers l’école Polytechnique en ce moment

Le bâtiment administratif de l’université Aristote à Thessalonique vient d’être investi par les étudiants qui dénoncent la violation de l’asile universitaire pour le troisième jour consécutif.

De samedi à lundi, au moins 823 personnes ont été arrêtées dans tout le pays, parmi lesquelles 159 ont officiellement été gardées à vue et inculpées. Ce sont les chiffres officiels ; la réalité pourrait être supérieure.

La manif étudiante à Athènes s’est achevée il y a quelques heures. Lourde présence policière à nouveau ; au moins 19 personnes ont été arrêtées aujourd’hui et 35 étaient détenues suite à cette manif plutôt calme. Une petite centaine de personnes se sont retrouvées à Polytechnique, où il y avait des affrontements avec les flics il y a encore une demie-heure. Nous avons quitté la place Exarchia noire de monde il y a vingt minutes.

Un étudiant a été grièvement blessé par les flics, ce que confirment les médias de masse, mais nous n’en savons pas plus.

Student demonstration ends; clashes around the Polytechnic right now
17:55 GMT+2 — The administration building of the Aristotle University in Thessaloniki has just been occupied by students in protest against the violation of the academic asylum for a third consecutive day.
From Saturday until Monday, at least 823 people have been detained across the country; of these, 159 have officially been arrested and charged. These are only the confirmed numbers; actual numbers might be higher.
The student demonstration in Athens ended a few hours ago. Police presence was once again heavy; at least 19 people were arrested today and 35 were detained in a protest that hardly had any clashes at all. A few hundred people ended up the Polytechnic, were up to half an hour ago there were clashes with the cops. We left Exarcheia square twenty minutes ago and there were many people there, too.
We know that one high school student is seriously injured by the cops, mass media confirm this, but no further details so far.
Will keep updating the post as more info is coming in.

After The Greek Riots, 7 décembre 2009.




Grèce : des jeunes retranchés dans l’École polytechnique

Environ 300 jeunes ont réussi lundi à occuper l’École polytechnique dans le centre d’Athènes, d’où ils harcelaient la police, à l’issue d’une manifestation d’étudiants et lycéens en mémoire d’un lycéen, tué il y a un an par un policier, selon un journaliste de l’AFP.

Les jeunes ont lancé des cocktails Molotov sur les forces de police massées autour de l’école, provoquant la mise à feu de deux voitures et de poubelles. D’importantes forces anti-émeute se sont déployées en renfort aux environs, dans le quartier contestaire d’Exarchia.

Sporadiquement, des groupes surgissaient des bâtiments de l’école pour lancer par dessus les grilles pierres et cocktails Molotov sur la grande avenue longeant l’école.

Les autorités s’étaient auparavant employées au cours de la manifestation à empêcher l’accès de fauteurs de trouble aux enceintes universitaires du centre-ville, où la loi soumet l’intervention de la police à de strictes conditions.

L’École polytechnique a ainsi servi de sanctuaires à de nombreux jeunes contestataires lors des troubles urbains qui ont secoué le pays en décembre dernier, en réaction à la mort de l’adolescent Alexis Grigoropoulos, 15 ans.

La presse qui ment (Belga), 7 décembre - 17h13.

 




Brutalité policière

Les infos sur la situation à Athènes et ailleurs viendront plus tard ; tout le monde est encore dans les rues. Des manifs ont eu lieu dans toutes les villes principales pour la deuxième journée consécutive. Beaucoup d’arrestations et de violence de la part de la police. Une oppression comme rarement.

Aujourd’hui à Thessalonique, manif encore plus grosse qu’hier — de 8000 à 10'000 personnes. Beaucoup d’étudiants, mais aussi des travailleurs et lycéens. La manif a d’abord été attaquée au moyen des gaz, mais sans se scinder ni permettre aux flics d’approcher — jets de pierres. Après la manif, une AG était prévue à Polytechnique. Sans raison, les antiémeute ont pénétré une troisième fois en trois jours dans l’espace universitaire, frappant, gazant et arrêtant les gens. Leur intention de tuer ou d’estropier ne peut pas faire de doute à qui était là. Les étudiants occupent le bâtiment principal de l’Université où une assemblée (ouverte à tous après les derniers événements) doit avoir lieu.

Il est clair que l’État cherche à instaurer un climat de terreur dans la population ; mais le seul résultat jusqu’à présent est d’encolérer tout le monde, et d’amener encore plus de monde dans les rues. Quant à ceux qui craignent de sortir, ils soutiennent les manifestants en ouvrant leurs maisons pour les cacher des assassins assermentés.

Soit c’est la rue qui gagne, soit c’est la terreur…
Police brutality
An update from Athens and other cities will come later, because now everyone is out to the streets. Demonstrations take place for second day in most cities. Many detentions or arrests and violence by the police. The oppression has no precedent.
In Thessaloniki today a demonstration even bigger than yesterday took place. I believe about 8000-10'000. Many high school students were there and also workers and students. The demo was attacked initially with chemical gasses, but did not break and then did not allow the police to approach the demo, throwing rocks. After the demonstration, an assembly of the students was planned in the Polytechnic University. Without any reason, special police forces entered for third time the last three days into the university, hit people, throwed chemical gasses into the building and detained or arrested some. Their intention was 100% to kill or wound severely someone. The students occupied the central building of the university and an assembly (not only students, after the last events everybody will take part) will take place there.
The state is clearly trying to terrorize the population, but until now the only thing that they achieve is to make everybody angry, and more people come out to the streets. Many are afraid to go out but support the demonstrators, opening their houses to hide people that are chased by the killers.
The streets will win, or else the terror will win…
The photos are from Athens (…).


Beaucoup d’infos — provenant de toute la Grèce : affrontements en cours à Athènes, rafle policière à l’université de Salonique, la police est très violente et fait de très nombreux blessés. Situation trouble, la plupart des médias en lignes sont inaccessibles.
Just a quick update, before the next proper post of “O.L.” So many news — from all over Greece — ongoing clashes in Athens, police raid in University of Salonica, much police violence and many injuries. Unclear situation, most online media are down.
After The Greek Riots, 7 décembre - 5:07 pm (heure locale).


Grèce : nouveaux heurts à Athènes au départ d’une manifestation étudiante


De nouveaux heurts ont éclaté lundi à Athènes entre la police et quelques centaines de jeunes, au départ d’une manifestation d’étudiants et de lycéens en mémoire d’un adolescent tué par un policier grec il y a un an.

Un premier groupe a jeté des pierres contre un cordon de forces anti-émeute, avant d’être dispersé par une charge.

Neuf personnes ont été interpellées tandis que le cortège des manifestants, au nombre d’environ 5000 selon une source policière, prenait la direction du Parlement.





D’autres groupes se sont alors faufilés dans le défilé, lançant des projectiles contre des vitrines et les policiers, qui ont tiré des gaz lacrymogènes.

La manifestation s’est poursuivie dans le calme, encadrée par de nombreux policiers des forces anti-émeutes, et se dirigeait en milieu d’après-midi vers la place Syntagma, au centre de la capitale, où est situé le Parlement.

Plus tôt dans la matinée, une vingtaine de jeunes avaient jeté des pierres sur la façade d’un commissariat de police, dans le centre d’Athènes. Deux adolescents de 15 et 18 ans ont été arrêtés.

Deux autres commissariats de la banlieue d’Athènes ont également subi des jets de pierres de la part de groupes de jeunes en début d’après-midi, selon la police. (…)

Leur presse (RTL-Info), 7 décembre.







Deuxième journée de violences à Athènes

Pour la deuxième journée consécutive, des affrontements ont opposé des jeunes aux forces de l'ordre lundi à Athènes, en marge de manifestations commémorant le premier anniversaire de la mort d'un adolescent tué par la police, dont le décès avait déclenché une vague d'émeutes dans le pays.

Quelques-uns des 3000 manifestants, essentiellement des lycéens, ont jeté des pierres sur des policiers dans le centre d'Athènes. La police anti-émeutes a répondu par des tirs de gaz lacrymogènes. On ne faisait pas état de blessés ni d'arrestations dans l'immédiat.

Dimanche, au moins 16 policiers et cinq manifestants ont été blessés dans des affrontements qui se sont poursuivis pendant la nuit. Selon les autorités, 177 personnes ont été arrêtées à Athènes et 103 autres à Thessalonique, la deuxième ville du pays, où une manifestation similaire a également dégénéré. Des affrontements ont également eu lieu à Patras (sud) et à Ioannina (nord-ouest). (…)


Leur presse (AP), 7 décembre - 13h44.




Grèce : des étudiants de nouveau dans la rue lundi

Dans le nord de la capitale, une centaine de jeunes ont attaqué en fin de soirée des policiers devant le stade olympique où se jouait un match de football de première division entre les équipes athéniennes Panathinaikos et Atromitos.

Étudiants et lycéens devaient à nouveau manifester lundi dans les rues des grandes villes de Grèce, au lendemain de heurts violents avec la police qui ont émaillé des manifestations en souvenir d’un jeune lycéen de 15 ans, tué il y a un an par un policier.

Les quelque 6000 policiers déployés dimanche à Athènes pour encadrer les défilés restaient mobilisés dans l’attente des nouveaux rassemblements organisés à l’appel des coordinations étudiantes et lycéennes et de partis de gauche. Peu avant le début de la manifestation prévue en milieu de journée, une vingtaine de jeunes ont lancé des pierres contre la façade d’un commissariat de police et l’un d’eux a été interpellé, selon la police.

Selon un bilan de la police, 26 policiers et 4 manifestants ont été blessés dimanche lors des violences et plusieurs centaines de personnes ont été interpellées samedi et dimanche à Athènes, Salonique (nord), Patras (ouest) ainsi que sur l’île de Rhodes (est) et à Héraklion, en Crète (sud). 26 seront présentées à un procureur dans la capitale et 20 dans les villes de province, a précisé la police. Parmi ces personnes figurent quatre Italiens — trois hommes et une femme — arrêtés à Athènes, et une Espagnole arrêtée à Salonique, a-t-on ajouté de même source. Les vitres d’une vingtaine de boutiques et de banques ont été brisées à Athènes et Salonique et plusieurs voitures endommagées.

Les affrontements entre groupes de jeunes et policiers ont eu lieu après les manifestations commémorant la mort d’Alexis Grigoropoulos, 15 ans, tué le 6 décembre 2008 par le tir d’un policier lors d’un contrôle dans le quartier contestataire d’Exarchia, dans le centre d’Athènes. Sa mort avait déclenché des violences urbaines qui avaient duré près d’un mois, radicalisant une frange de la mouvance contestataire.

À Athènes, après un défilé dans le calme de plusieurs milliers de personnes, des heurts ont opposé dimanche les policiers et des groupes de quelques dizaines de jeunes de la mouvance anarchiste qui ont jeté des pierres sur les forces de l’ordre et mis le feu à des poubelles. Les policiers ont riposté à coup de matraques et de gaz lacrymogènes.

Les anarchistes ont également occupé pendant quelques heures le rectorat de l’Université où le recteur, Christos Kittas, légèrement blessé, a été hospitalisé pour «irrégularité du rythme cardiaque». Des drapeaux rouges et noirs ont flotté sur le toit du rectorat, finalement évacué par les occupants dans la soirée.


Dans le nord de la capitale, une centaine de jeunes ont attaqué en fin de soirée des policiers devant le stade olympique où se jouait un match de football de première division entre les équipes athéniennes Panathinaikos et Atromitos. Le match a été interrompu pendant trente minutes à la suite de tirs de grenades lacrymogènes par la police avant de reprendre. Des incidents ont également eu lieu à Salonique où quelques milliers de personnes ont manifesté. Une dizaine de magasins ainsi que des véhicules ont été vandalisés.


Leur presse (AFP), 7 décembre.

Publié dans Grèce générale

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ced 07/12/2009 13:43


Apparemment, il s'agirait concernant le recteur de fausses rumeurs. En effet, celui-ci souyffrirait de problèmes cardiaques chroniques qui se sont aggravés avec le stress lié aux évènements.