À propos de la dangereuse rumeur des flics/casseurs

Publié le par la Rédaction

Depuis plusieurs jours les médias et les représentants de la gauche et des syndicats remettent sur la table la bonne vielle recette du flic/casseur, cette bonne vielle recette ne sert cas pousser les manifestant à la dissociation de certaines pratiques et expressions de la lutte de classe.

 

Ce concept fait partie de l’arsenal qui vise à casser les dynamiques qui naissent dans le mouvement, c’est une attaque contre le mouvement, car semer la confusion au sein des manifestant en les poussant les uns contre les autres, c’est diviser pour mieux régné et ces valables pour les médias au service des riches, comme pour les central syndical au service d’elle même et qui collabore avec l’État et les patrons.

 

Au vu des événements survenus durant la manif à Paris ce jeudi (voir le torchons de ouf ci dessous «publier» sur indymedia Paris et le Jura libertaire) il faut tout de suite et le plus massivement possible faire taire ces rumeurs et manipulation entretenue par les médias ponte de la gauche. Car ces rumeurs vont contre la lutte et sont monté par les ennemies de la lutte.

 

Que indymedia est pue publier un texte d’une connerie aussi allusinante, c’est complètement aberrant que celui ci dessous. Indymédia et le Jura Libertaire ce met aussi à jouer aux jeux des pourris ? Retirer cette horreur au plus vite ou si ceux qui administre accordent du crédit à un récit pareil qu’il le disent et prenne position qu’on sache à qui on a affaire.

 

À bas l’État, ces flics, la gauche, et tout les exploiteurs

 

Vive la lutte de classe

 

Ci joint LE TORCHON et c’est même pire.

 

Vendredi 29 octobre 2010.


 

Flics, casseurs et manif du 28 octobre à Paris

 

Comme on défilait tranquille sur les grands boulevards, au niveau des grands magasins, à droite du cortege de la CNT ont commencé à s’infiltrer une bande de mecs, sweets et capuches bandeaux sur la bouche et ça le long des vitrines. Très vite tout le monde commence à gueuler pour qu’ils dégagent : «Police casseur», «Dehors les flics», «Police partout justice nulle part» etc. Les flics ou les mecs payés par eux commencent à se retrouver encerclés, les canettes et autres projectiles sont balancés sur eux. Les mecs battent en retraite et les pauv’ manifestants (snif) qui chassent les casseurs se retrouvent face à des flics en civil, tonfa et bombes lacrymo qui arrosent gentiment, qui ? Nous, les protecteurs des Nouvelles Galeries ou autres enseignes du capitalisme consommateur, on morfle une première fois.

 

Là, je vois un mec quelques mètres plus loin, par terre qui se fait savater à coups de tonfa par un flic, alors chauffé par l’épisode précédent, je m’dis : «Quoi ils envoient des casseurs foutre la merde et en plus ils nous maravent». Avec plusieurs gars on commence à gueuler et à courir vers le lynchage. Un flic en faisant des sauts de crapaud tout en reculant nous gaze proprement à moins d’un mètre et vlà que ça pleure et vlà que ça suffoque et que ça bat en retraite de not’ bord. Le mec a sans doute fini de se faire dérouiller sans que personne ne puisse intervenir…

 

On continue la manif en chialant mais on s’arrête, c’est bon plus de casseurs, on a sauvé les vitrines… super…

 

On arrive sur la place de fin de manif et là on voit la CGT et des SUD qui courent après des mecs, même allure que d’t’al qui se barrent vers les cordons de flics qui bloquent une des rues d’accès à la place et disparaissent derrière (les flics s’écartent et se remettent en rang). On me dit que c’est la BAC et qu’ils foutaient la merde alors ils ont été foutus dehors. Je me barre avec mes potes à 19 heures, la place est encerclée, ça va dérouler sévère sans doute, les manifestants sont calmes cependant, pitêtre les télés auront de quoi causer, s’indigner, polémiquer et nous bah on a manifesté et on a dégagé tous les suppots d’Hortefire, les casseurs que les flics protègent.

 

siou les manifestants 
Indymedia Paris, 28 octobre.

 

 

Retraites : les policiers en civil de moins en moins tolérés

 

«Police casseurs !» En fin de manifestation à Paris, les fonctionnaires en civil, présents comme toujours dans les cortèges pour repérer d'éventuels fauteurs de troubles, doivent sortir du cortège, chassés par des manifestants.

 

Ils avaient pourtant tenté de se faire plus discrets que d'habitude jeudi, sans parvenir à échapper à l'attention de manifestants, aiguisée par la polémique récente sur des «policiers casseurs», ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

La scène, place Saint-Augustin (IXe arrondissement), intervient après plusieurs jours d'un vif débat né quand le président du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon avait accusé les policiers d'avoir des «consignes» pour «infiltrer» et «jeter des pierres» dans les manifestations.

 

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault avait fait rebondir la controverse en dénonçant mercredi dans Libération l'action de «manipulateurs» qui «poussent au crime».

 

Interrogé jeudi par l'AFP, un membre du service d'ordre de la CGT se montre toutefois moins sévère : «Cela se passe plutôt toujours bien avec eux.» Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, avait également apporté jedui matin son soutien aux policiers.

 

Au niveau de la rue Montmartre, sur le parcours de la manifestation, ces policiers, qui devaient sortir précipitamment du cortège place Saint-Augustin, sollicitent même l'aide de militants syndicaux afin de fluidifier la circulation.

 

«Scandalisés» par ces accusations à l'encontre des policiers, leurs syndicats avaient mis en garde mardi contre les risques que cette polémique faisait courir aux fonctionnaires dans le cortège. «Cela ne va pas faciliter notre travail», avait averti Nicolas Comte, secrétaire général de l'USGP-FO.

 

Ces policiers s'attachaient d'ailleurs à se montrer plus discrets que d'ordinaire. Interrogés par l'AFP, aucun n'a souhaité s'exprimer.

 

L'interpellation dans la matinée dans un squat parisien d'un homme «proche des milieux anarchistes», avait pourtant conforté les forces de l'ordre.

 

Selon une source proche de l'enquête, cet homme serait celui qui a été présenté par des internautes comme un «policier casseur» sur une vidéo qui a contribué depuis à alimenter le soupçon, sans que les images ne soient probantes.

 

On y voit un homme encagoulé, armé d'un bâton, donner un coup de pied dans le dos d'une personne qui tente d'empêcher un casseur de briser une vitrine. L'auteur du coup de pied serait l'homme interpellé jeudi.

 

«Jean-Luc Mélenchon et consorts doivent donc dorénavant présenter leurs excuses aux policiers», a commenté après l'interpellation le secrétaire général du syndicat Synergie Officiers, Patrice Ribeiro.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 28 octobre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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