Expulsion du Liebig14 à Berlin - 2 février

Publié le par la Rédaction

Berlin : Expulsion en ce moment-même de Liebig14

 

Info trouvée (et légèrement modifiée) ce matin (2 février 2011) sur Indymedia-Paris.

 

Vite fait, des nouvelles de Berlin : aujourd'hui est le jour de l'expulsion du Liebig14, pour cela la Ville de Berlin a mobilisé plus de 2000 flics, et a même dû en faire «importer» d'autres régions d'Allemagne. Cela fait déjà 6 heures qu'ils essaient de rentrer dans la maison, mais ils n'ont toujours pas atteint les squatteurs. Une sirène résonne de l'intérieur de Liebig14 sur le quartier, l'appel aux actions décentralisées a très bien marché, et il y a, depuis ce matin tôt, des barricades, des manifs spontanées (une de 700 personnes vient à peine d'être dispersée), des blocages de carrefours, et beaucoup de bruit de la part de gens sur leurs balcons un peu partout dans Berlin en même temps.

 

Vous pouvez suivre les événements sur :

liebig14.blogsport.de/ 
l14soli.blogsport.de/
twitter.com/liebig14

 

«Les traductions sont bienvenues, nous sommes plutôt débordés pour prendre le temps d'écrire en ce moment» [possibilité d'envoyer traductions et autres news]…

 

Liebig14 bleibt !

 

Squat!net, 2 février 2011 - vers 11h30.

 

 

Démonstration de force de la police berlinoise pour vider un squat

 

Bruits de casseroles, slogans, couloirs et escaliers barricadés de bric et de broc, les derniers occupants d'un squat emblématique de Berlin ont offert une résistance symbolique aux centaines de policiers mobilisés pour les déloger mercredi. 
L'opération s'est soldée par une trentaine d'interpellations et cinq policiers blessés, dont un seul a dû être hospitalisé, a indiqué, à l'AFP le porte-parole de la police, Frank Millert.

 

Situé au numéro 14 de la Liebig Strasse, dans le quartier populaire de Friedrichshain (est), ce bâtiment orange de quatre étages était occupé depuis 1990 par des militants alternatifs qui rêvaient d'en faire un «projet autonome et de vie collective».

 

«Ces gens-là n'acceptent pas qu'on puisse vouloir vivre avec peu d'argent. Ils chassent les gens comme nous à la périphérie des grandes villes à cause de la spéculation immobilière», a expliqué à l'AFP un manifestant venu soutenir les squatters, Paul, étudiant de 28 ans, en sweat-shirt à capuche et le visage masqué par un foulard. «Mais nous on est là pour résister et on leur rendra la tâche aussi difficile que possible.»

 

Avec 2.500 agents mobilisés, dont des unités anti-émeutes lourdement équipées, les autorités avaient choisi la dissuasion. Samedi soir, une manifestation de soutien avait dégénéré, faisant une quarantaine de blessés légers parmi les policiers.

 

En outre, ces derniers jours, de virulents appels à la résistance, y compris par la violence, s'étaient multipliés sur internet.

 

Dès le petit matin, la police avait quadrillé le quartier et formé un périmètre de sécurité à l'accès très restreint.

 

Elle avait également pris possession des toits du squat et des immeubles mitoyens, pour éviter que des lanceurs de pierres ne s'y installent.

 

Dès le début du déploiement, des dizaines de personnes sont sorties sur les balcons du voisinage, tapant sur des casseroles et criant des slogans dans des porte-voix.

 

Les personnes encore présentes dans l'immeuble avaient barricadé les accès du rez-de-chaussée et les escaliers si bien que la police a dû pénétrer dans le bâtiment par le toit, vidant les étages l'un après l'autre.

 

Après cinq heures de progression lente et prudente — au besoin en perçant des trous dans les murs en briques —, le bâtiment a été complètement évacué.

 

Les neuf derniers occupants ont été interpellés pour «outrage et rébellion», ainsi que pour «tentative de coups et blessures».

 

Des protestations un peu plus violentes se sont déroulées à quelques centaines de mètres de là, où de petits groupes de jeunes vêtus de noir et au visage bien dissimulé jouaient au chat et à la souris avec les forces de l'ordre.

 

Accompagnés de jeunes punks arborant crêtes et piercings, mais aussi des militants alternatifs d'une bonne cinquantaine d'années, ils ont bloqué temporairement la circulation dans plusieurs rues du quartier.

 

Sur place, le député Vert de la circonscription, Hans-Christian Ströbele, a dénoncé une situation «absurde», regrettant qu'aucune solution de relogement n'ait pu être trouvée.

 

«Ces gens là voulaient adopter un mode de vie différent et s'adonner à leur art», a-t-il expliqué. «Ils craignent que l'expulsion de Liebig 14 ne soit que la première d'une série, alors qu'il reste encore quelques squats dans les rues adjacentes.»

 

Leur presse (Frédéric Happe,
Agence Faut Payer), 2 février 2011 - vers 18h.

 

 

Berlin : La manif de solidarité avec Liebig 14 vire à l'émeute

 

Samedi dernier (29 janvier 2011), une manifestation contre l'expulsion de Liebig 14, un des derniers grands squats de Berlin, a réuni plus de 3000 personnes.

 

 

L'expulsion est censée avoir lieu ce mercredi 2 février, plus de 2000 flics anti-émeutes seront déployés dans le quartier pour effectuer l'expulsion, accompagnés de canons à eau, hélicoptères et autres forces spéciales de la police…

 

Déjà pour la manifestation de samedi, environ 1000 flics anti-émeutes et des canons à eau étaient présents. Ce qui n'a pas empêché la manif de partir en émeute à la fin de son parcours. Des affrontements avec les forces de l'ordre ont eu lieu, plusieurs personnes ont été arrêtées, d'autres ont été blessées par les flics (parfois les mêmes…). Une vingtaine de flics auraient également été blessés.

 

Et pour la blague, «même» un photographe de presse a été tabassé par les flics et a dû être emmené à l'hôpital.

 

La manifestation était constituée principalement d'un énorme black bloc, la tête de manif étant protégée de grandes banderoles installées en U.

 

Des feux d'artifice ont été tirés depuis le toit de Rigaerstrasse94, un autre grand squat berlinois menacé d'expulsion puis du toit-même de Liebig14, d'où des squatters brandissaient des drapeaux anarchistes.

 

Galerie de photos de la manif

 

Infos (en anglais ou allemand), photos et vidéos :

l14soli.blogsport.de
de.indymedia.org
demotix.com
Flickr-1 - Flickr-2 - Flickr-3 - Flickr-4 - Flickr-5 - Flickr-6

 

 

Squat!net, 2 février.

 


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