Étudiants, lycéens, jeunesse rebelle des quartiers : arrêtez de vous faire manipuler !

Publié le par la Rédaction

S’il n’est un secret pour personne que l’UNL, la Fidl et l’UNEF ne sont que des émanations du Parti socialiste (tout comme l’ont été SOS-Racismes & Ni putes ni soumises), ou encore des bons vieux syndicats de papa/maman, le «côté gaucho de la force» n’est guère plus brillant ; les organisations et syndicats pseudo-révolutionnaires, de SUD à la FA en passant par le NPA, sans oublier la folklorique CNT-AIT (qui se revendique, modestement, la «digne» héritière des combattants républicains de la guerre d’Espagne — combattants qui, eux, ont payé de leur sang leur engagement politique…) ne sont là que pour une chose : théoriser votre haine du système pour canaliser celle-ci, et éviter qu’elle ne vire à la violence et à la confrontation directe avec les symboles de la social-démocratie, et accessoirement, encaisser vos cotisations (étrange, pour des organisations qui dénoncent le pouvoir du fric, non ?!).

 

Mais putain, réveillez-vous ! Prenez exemple sur la jeunesse grecque, en lutte permanente contre le système, une lutte organisée et efficace, à l’exact opposé de celle que l’on vous fait mener ! Et vous suivez, comme de gentils moutons, vous êtes déjà vieux sans le savoir, vos cerveaux sont à moitié gangrénés par leurs discours et leur théorie de la non-action. Nous n’avons rien à foutre du système de retraites par répartition, mais saisissons le mouvement social en marche pour y instiller des germes d’insurrection et d’action directe… Combien d’outils de lutte efficaces pour le prix d’une cotisation syndicale ? Alors dépensez votre fric efficacement… À la violence du système, ripostons œil pour œil, dent pour dent ! Oubliez mai 68, qui n’était qu’un mouvement petit-bourgeois, et intéressez-vous à la Commune, prenez-en inspiration, adaptez son modèle à la société du XXIè siècle. Fuyez comme la peste toutes les organisations existantes, et organisez-vous en groupes à géométrie variable, mobiles et autonomes. Nous sommes invisibles, noyés dans la masse et anonymes, nos ennemis ont pignon sur rue, tirons-en avantage, au lieu de manifester pacifiquement, bien en rangs, en scandant des slogans éculés depuis 20 ans, derrière des banderoles — ou sous des drapeaux — de bouffons ! Soyons chacun/chacune au quotidien, à notre niveau, le venin qui circule déjà dans les veines, le ver dans le fruit, la métastase qui fera crever ce vieux monde… Radicalisons la lutte avant que ce système pervers ne nous lobotomise, il y a URGENCE ! 

 

Indymedia Grenoble, 20 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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youpiyé 20/10/2010 17:49



Tout cela est vrai mais centrer sa haine sur "les orgas" n'est pas non plus des plus "constructifs", surtout quand en face, on parle beaucoup et on fait pas des masses...


Si nous on propose rien, les gens vont continuer de suivre les "plus actifs". Mais si on propose des trucs plus marrants que "un pas en avant, trois pas en arrière", ya de forte chances que bcp
nous suivent! et bien-sûr, créent eux-même leur délire! Faut-il encore trouver un équilibre entre le massif/affinitaire (mais où est l'affinité ?), sans trop de risques (légaux, ou oeil qui
saute), etc. exemples : manif sauvage du 17mars 2009 après un concert à Paris7, bouffe collective, occupations... c'est là qu'on découvre des nouveaux modes d'organisation. Pas en jetant de la
haine sur tout et sur tous sans distinction.


Redonner confiance aux gens qui prennent exemple sur les "professionnels de la lutte" devrait aussi être au programme! on sort pas de ses premières AG un cocktail à la main! on pourrait faire des
ateliers d'écriture, donner des conseils pour les manifs ou actions (vêtements, objets à avoir ou non, etc.)...


Quant à ceux qui noyautent les AG, je suis d'avis de les exclure. Pas une bière à la main, mais plutôt à leur manière à eux, avec l'appui de quelque autorité professorale... qu'on pourra toujours
renvoyer plus tard ;)


Et pour ce qui est des camarades de la CNT, FA, SUD, NPA, déjà on ne peut pas tous les mettre dans le même sac. Ensuite, ils ont assez peu d'écho. Et enfin, pour ce qui est des gens de Sud ou de
la FA, ça dépend plus des individus eux-mêmes et du contexte local... il n'est pas rare qu'ils aient les propositions les plus pertinentes.


Bref, en tout cas, à moins d'être masos, c'est pas en méprisant les gens qu'ils se "réveilleront"! (histoire de citer le texte)